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* ventricules, indépendance qui ne permet pas d'expliquer
la propagation de l'onde contractile et à laquelle ils opposaient la continuité du système nerveux intra-cardiaque.
C'est alors que les travaux de Stanley Kent en 1898 et surtout de Hisjunior en 1895 viennent montrer que cette
indépendance de deux systèmes musculaires n'est qu’ap-
parente ; il existe un faisceau musculaire qui unit l’oreillette droite aux ventricules, et qui, nettement différencié chez certains animaux, n'est décelable chez l’homme que par l'examen histologique. Les recherches de Retzer, Brœunig, Humblet, Keith et Flack, Aschoff, Fahr confirmèrent l'existence du faisceau de His et précisèrent sa structure.
Les expériences physiologiques de Hering, Erlanger prouvèrent enfin d’une façon évidente le rôle du faisceau auriculo-ventriculaire dans la transmission de l'onde contractile. |
Ce faisceau jouerait donc un rôle primordial, véritablement actif dans la physiologie cardiaque, le reste du myocarde n'ayant d'autre action que de se contracter passivement sous l'influence des excitations qui lui sont transmises par le faisceau primitif ou faisceau principal du cœur (Mackensie).
Ce faisceau prend naissance au voisinage de l'embouchure de la veine cave supérieure, au niveau du nodule de Keith et Flack ; il descend en arrière vers la cloison interventriculaire où il pénètre et où il présente un renflement, le nodule de Tawara; puis il se divise en deux branches qui s'épanouissent au niveau des ventricules, donnant des fibres aux muscles papillaires et au myocarde ventriculaire. Le stimulus moteur part normalement du nodule de Keith.et Flack et se transmet à tout le myo” carde par l'intermédiaire du faisceau principal.
Les lésions partielles de ce faisceau déterminent un
Res
retard de la contraction ventriculaire et, à un degré plus avancé, l'avortement d'un nombre variable de systoles ventriculaires (Herzblock incomplet). La destruction complète du faisceau a pour résultat l'indépendance de l’oreillette et du ventricule, celui-ci battant suivant un rythme Propre, beaucoup plus lent que le rythme normal qui persiste au niveau des oreillettes. (Herzblock complet, dissociation auriculo-ventriculaire).
Malgré ces résultats, la théorie neurogène à conservé des partisans. Leurs arguments ont été exposés en 1908 par Dumas. À la théorie myogène, ils opposent :
1° Les travaux d’Aschoff et de Tawara qui ont décrit, dans le faisceau de His des fibrilles nerveuses et des cellules ganglionnaires :
2 Les expériences de Chauveau, Arloing, Hunt, Harrington établissant que l'excitation du Pneumogastrique En un point quelconque produit une dissociation des contractions auriculo-ventriculaires, en ralentissant les ventricules avant les oreillettes. Ces résultats ont été contestés par Hering : l'excitation permanente du pneumogastrique ne déterminerait que des absences temporaires des systoles ventriculaires, « jamais on ne Soustrait définitivement les ventricules à l'action des oreillettes, jamais le rythme ne reste ralenti d'une façon durable ».
En France, la théorie myogène de la contraction cardiaque et le rôle des lésions du faisceau primitif dans la pathogénie du pouls lent Permanent ont été défendus avec succès par Vaquez et Esmein dont les conclusions sont les suivantes :
1° Le pouls lent Permanent est déterminé par des lésions des fibres musculaires du faisceau de His, lésions déterminant la dissociation auriculo-ventriculaire à
2° Il existe des bradycardies Par trouble du fonctionnement du Pneumogastrique ; elles sont Caractérisées par la