‹ La Bradycardie dans les Oreillons: Étude Clinique & PathogéniqueChapitre 31 sur 51 · PAUL · texte numérisé non relu

PAUL

variabilité des régions du cœur qu'elles affectent, par leur courte durée et par le passage instantané du rythme normal au rythme pathologique.

Il est possible, par conséquent, en se plaçant au point de vue pathogénique, de diviser les bradycardies en deux grandes classes, les bradycardies d'origine musculaire dues aux lésions du myocarde et plus particulièrement du faisceau de His, et les bradycardies d’origine nerveuse par trouble du fonctionnement du pneumogastrique.

Les premières sont des bradycardies ventriculaires, dans lesquelles seuls les ventricules sontralentis, les oreillettes conservant un rythme normal. Elles sont permanentes, invariables, ne se modifient pas par les changements de position, la fièvre, l'effort, et surtout l'injection de sulfate d'atropine.

Les bradycardies nerveuses sont totales, atteignant à la fois les oreillettes et les ventricules. Eiles sont transitoires, varient sous diverses influences (fièvre, efforts, etc.) et sont atténuées par l'injection d’atropine. Elles se rencontrent dans les affections du système nerveux central, surtout quand les lésions atteignent le bulbe, ou lorsqu'elles déterminent de l'hypertension artérielle; tumeurs cérébrales, hémorragies méningées, traumatismes crâniens, peuvent s'accompagner de bradycardie. La méningite tuberculeuse, dont les lésions se localisent au niveau de la région basilaire, détermine presque constamment du ralentissement du pouls à une certaine période de son évolution. La bradycardie peut également résulter de lésions bulbaires de la sclérose en plaque ou de la pachyméningite résultant d'un mal de Pott cervical.

Des observations de bradycardie liée à une lésion du pneumogastrique ou de ses origines ont été publiées par Heine, Stackler, Masoin, Neuburger et Edinger, Brissaud. Ces observations ont été résumées par Esmein, dans son

travail sur le ralentissement du pouls par lésions intracardiaques ({); ss

À côté de ces bradycardies vraies, dans lesquelles le cœur est ralenti en totalité ou en partie, il existe des cas où un ralentissement apparent du pouls coïncide avec une fréquence normale des battements cardiaques. Ces fausses bradycardies ‘ou bradysphygmies sont dues à ce que, dans certaines conditions, l’ondée sanguine systolique est insuffisante et ne détermine -Pas de pulsation radiale, Où une pulsation trop faible pour être perçue par l’exploration digitale. | Je

Cette division pathogénique des bradycardies peut être appliquée à l'étude de la brad ycardie ourlienne : il faudra rechercher successivement si l’on doit la classer :

1° Dans les bradysphygmies.

2° Dans les brad ycardies d'origine myocardique.

3° Dans les bradycardies d'origine nerveuse, par trouble de fonctionnement du pneumogastrique,

l.— Bradysphygmie. Fausse bradycardie.

La diminution du nombre des pulsations radiales coïncidant avec une fréquence normale des Systoles ventriculaires peut se produire dans deux circonstances.

Elle peut être due à l'affaiblissement du muscle cardiaque donnant naissance à des Systoles avortées.

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