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lésion inflammatoire du vague ou de ses origines bulbaires. Ces trois hypothèses ont été défendues et la bradycardie ourlienne a été attribuée :
à la pancréatite ourlienne (compression) à des troubles de la circulation basilaire (congestion) à la méningite ourlienne (inflammation)
S 1. -- Bradycardie et pancréatite ourlienne
La coexistence d’un ralentissement du pouls et d’une localisation pancréatique des oreillons avait été constatée successivement par Lemoine et Lapasset, Edgecombe, Sharp, Neurath. Ces auteurs avaient noté une bradycardie très accentuée, atteignant 52 (Lemoine et Lapasset) et 44 (Edgecombe). |
Cette question fut reprise en 1910 pour M. Raynaud qui
rapporta dix-sept observations où il avait noté l'existence
d'un syndrôme caractérisé par des douleurs épigastriques, des nausées, des vomissements, de la diarrhée ou plus souvent de la constipation, de l'hypertension artérielle et de la bradycardie.
Ce syndrôme était, dureste, souvent incomplet, les symptômes observés le plus fréquemment étant la douleur épigastrique et la bradycardie. ,
La douleur épigastrique apparaît en même temps que la fluxion parotidienne ou la précède. Elle occupe la région épigastrique et l'hypochondre gauche, s'irradiant partois à tout l'abdomen; elle peut être très intense, ou, au contraire, extrêmement légère, et n'être révélée que par l'examen. La palpation permet de la localiser au-dessus de . l’ombilie, soit sur la ligne médiane, soit sur une ligne oblique allant de l’ombilic au dixième cartilage costal. Son évolution, en général apyrétique, est assez courte ; elle ne persiste pas à l’état aigu plus de trois à quatre jours.