‹ La Bradycardie dans les Oreillons: Étude Clinique & PathogéniqueChapitre 36 sur 51 · LE NAT · texte numérisé non relu

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remment de tares nerveuses héréditaires, pourvus ou non d'antécédents personnels sans intérêt ». La ponction lombaire, pratiquée sur 45 malades, décela dans 29 cas l'existence d'une lymphocytose rachidienne.

Les auteurs, après avoir étudié les caractères de la brad ycardie, établissent un rapport probable entre cette bradycardie et l'existence d'une réaction méningée atténuée.

En résumé, à côté de la méningite ourlienne-intense, quelquefois grave, liée à l'apparition d'une orchite . ou évoluant isolément, on peut admettre l'existence d'une réaction méningée très atténuée, ne se manifestant que par un minimum de symptômes, ou même fruste, et décelée uniquement par l'existence d'une Iymphocytose rachidienne. Cette réaction méningée apparaîtrait soit au début des manifestations ourliennes, soit au cours de l'évolution de la maladie, et pourrait même précéder l'apparition des symptômes locaux.

La céphalée est le symptôme que l'on rencontre le plus fréquemment ; j'ai pu noter sa présence chez 145 malades sur 219 adultes. C’est, le plus souvent, un signe précoce qui accompagne les troubles généraux plus ou moins prononcés, hyperthermie, frissons, malaise, insomnie, qui marquent le début de la fièvre ourlienne.

La céphalée est quelquefois légère et transitoire et pourrait être assimilée à celle que l’on peut-observer au début de toute affection fébrile ; mais, le plus souvent, elle se caractérise par son extrême intensité ; c'est une . céphalalgie violente, continue, arrachant parfois des plaintes au malade.

Elle peut s'accompagner &e douleur cervicale, de vertige (obs. 4), de rachialgie (obs. 102), d'une ébauche de signe

de Kernig (obs. 112) où d'un véritable état de torpeur (obs. 112).

La céphalée est le plus souvent, de peu de durée, elle ne persiste pas, en général, au-delà de 24 à 48 heures ; cependant, elle peut se prolonger pendant les trois ou quatre premiers jours.

Chez le malade C. (obs. 33), elle a persisté pendant toute la durée de la maladie. Chez ce malade, à deux reprises, la ponction lombaire fut suivie d'une atténuation marquée de la douleur,

Les vomissements paraissent moins fréquents au début de l'affection ; on les observe soit isolés, soit, le plus Souvent associés, à la Céphalée; ils sont rarement très intenses ; le malade présente deux à trois vomissements plus ou moins ESpacés, quelquefois un vomissement unique. j

La céphalée, les vomissements accompagnés d'une élévation de température, peuvent apparaître également en pleine évolution de l'infection ourlienne.

On voit alors la température s'élever brusquement, atteignant 39, 40° et plus (40°6, obs. 57). En même temps, la céphalalgie apparaît, généralement assez vive, accompPagnée d'insomnie. Elle peut constituer le seul symptôme (obs. 33, 35, 36, 38, 39, 40, 57, 76, 77, 99, 100, 110, 119) ou : s'accompagner de vomissements (obs. 106), de torpeur (obs. 37, 109), d'une légère raideur de la nuque (obs. &).

Ces accidents ne persistent pas au-delà de deux à trois jours ; la température tombe brusquement et, en 24 heures, atteint un chiffre normal; la céphalée ne tarde pas à disparaître.

Ces symptômes méningés peuvent coïncider avec. le début d'un orchite, mais, le plus souvent, ils sont indépendants de toute localisation testiculaire de l'infection ourlienne.

Quant à la méningite ourlienne typique, intense, elle semble tout à fait exceptionnelle, et je n'ai pu en réunir que trois observations. Encore faut-il noter que, dans deux cas, la symptomatologie fut relativement atténuée et l'évolution de courte durée (obs. 1, 2, 3). Deux de ces malades ont présenté un symptôme qui n'a pas été signalé, la rétention d'urine ; elle persista quatre jours dans un cas, vingt-quatre heures seulement dans l’autre ; elle s'établit brusquement et disparut de même. L'examen local, aussi bien du côté de l’urèthre que du côté de la prostate, n'avait rien révélé d'anormal.

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