‹ La brèche aux bufflesChapitre 4 sur 22 · I.ft BHKCHE ALX BlFKi.ES · texte numérisé non relu

I.ft BHKCHE ALX BlFKi.ES

son tour, <t fait un lioml prodigieux. Puis nous dvons tué le serpent, et les médecins s'cd sont emparés pour e disséquer.

Il paruil du reste que c'est la journée aux serpenU. Fil rentrant, nous avisons François dans la cuisine dont il a pris possession. Il est vêtu de la toque et de la veste blanche classiques ; mais il a enfermé ses extrémités inférieures dans une paire de bottes ii l'écuyère, en cuir jaune, ornées de formiiîables éperons, et quand nous lui demandons les raisons de cet étrange solécisme, il nous avoue qu'ayant été se promener dans le jardin pendant notre absence, il y a vu, lové, sons une touÉTe de petits pois, un si énorme serpent, qu'il s'est empressé de revêtir les boites en question, bien décidé à ne plirs les quitter tant qu'il restera dans ce pays-ci. Le serpent a été tué uu instant après. C'est un bullanake fort inofl'ensif, mais d'une longueur imposante; quatre ou cinq pieds au moins. Le docteur G..., naturaliste féroce, s'en empare pour le dépouiller de sa belle peau brune.

Fort heureusement ce petit incident, s'il a troublé momentanément la sérénité d'âme de mon serviteur, liiialaifiscle plein exercice de toutes ses autres facultés; ce qui, de l'avis général, est surabondamment prouvé par la conception et surtout par l'exécution du dîner qu'il nous a ini]irovisé. Quel en était le menu? Je m'aperçois que j'ai négligé dcle transcrire dans mes notes. D'ailleurs, cela n'intéresserait peut-être pas le lecteur. Tout ce dont il me souvient, c'est qu'il comportait un salmis de poules de prairie et un souftlé au cufé qui, après avoir été dégustés par l'honorablL- société avec le recueillenientanqucl ils avaient droit, lui ontlaissé une impression tout à la fois exquise, profonde et duruble.

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J'allais oublier d'enchâsser une vérilable perle recueillie dans le journal de Buffalo-Gap, (|tie nous apporte le chariot des faa<jages parti une ou deux heures après nous. Le rédacteur en chef y rend compte de . notre arrivée en ces termes : 1

u Xos lecteurs seront heureux d'apprendre le retour dans les montagnes iVoîies du barou de (irancey. Il est arrivé ce matin dans notre ville, venant d'Europe, accompagné par trois ùes médecins les plus proéminents de Paris, qui se sont joints à lui pour veair se rendre compte par eus-mémes des prodigieuses ressources de notre pays, dont on commence à s'occuper beaucoup dans la capitale de la France. Quelques citoyens proéminents de notre ville leur en ont fait les hacncurs : ils les ont promenés pendant plusieurs heures dans nos avenues et dans nos rues, dont les visiteurs ont beaucoup admiré la belle ordonnance, bien qu'ils se soient égarés un instaut dans un des faubourgs... Us se sont rendu compte des fortunes qu'il y aà faire en achetant aux cours actuels les quelques terrains à bâtir qui restent encore à vendre dans nos quartii-rs commerçants, k

Thompson, le directeur propriétaire du Buffalo- Gap-News, l'oncle de la belle Laura, est, ù ses moments perdus, agent d'affaires, land agent. Quelques débiteurs récalcitrants lui ont laissé pour compte certains lois de terre que ta crise de Buffalo-Gap rend d'une défaite particulièrement difficile. 11 reste peut-être encore à Chicago ou ailleurs des financiers entreprenants prêts à spéculer sur la hausse des terrains dans le Far-Wesl. C'est eux que vise la petite réclame que l'on vient de lire.

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