‹ La Bretagne ancienne et moderneChapitre 51 sur 103 · DE BEAUMANOIR A GAGNÉE EN CE LIEU, LE XXVII MARS, L'AN MCCCL · texte numérisé non relu

DE BEAUMANOIR A GAGNÉE EN CE LIEU, LE XXVII MARS, L'AN MCCCL

La révolution de 1795, non moins brutale que la Ligue, se flatta d'anéantir le souvenir des Trente avec le signe qui le consacrait. Mais le souvenir ressuscita glorieux pendant que la révolution périssait elle-même.

En 1811, le conseil d'arrondissement de Ploërmel demanda qu'une allocation de 000 francs, prise sur les centimes additionnels, fût consacrée à l'érection d'un monument en l'honneur des combattants de Mi-Voie. Le conseil général du Morbihan applaudit à cette idée, et vola pour le même projet la somme de 2,400 francs. Le 11 juillet 1810, la première pierre fut posée par le comte de Coutard, lieutenant général, commandant la treizième division militaire, par M. de Chazelles, baron de Lunac, préfet du Morbihan , et par M. Piou, ingénieur en chef au corps royal des ponts et chaussées. M. de Bausset Roquefort, évèque de Vannes, donna la bénédiction.

Ce monument, que chacun peut voir aujourd'hui, est un obélisque haut de quinze mètres, large à sa base d'un mètre soixante centimètres, et d'un

relevé la défaite honorable deceux-ci, en flétrissant la honteuse victoire de leurs rivaux ? Au lieu de cela, que nous dit-il dan< sa chronique? » Aulcun dienl que cinq des leurs demorérenl as chevaus a I entrée de le place et li vingt cinq descendirent a plet, si comme lesEnglés estoient. •

ËnGn d'Argentré, D. Morice et Lobineau, nos trois grands historiens, ne s'accordent-ils pas a dire, comme nous avons dit nous-mêmes : 1° Que de lamaniére de combattre il ne fut rien appointé entre les Trente, qu'elle fut telle qu'Ut voulurent ; 2» Que leurs armes étaient inégaies, chacun ayant eu la liberté de choisir celles qui lui convenaient le mieux; 3° Que chacun prenait son avantage comme il l'entendait.

De si bonnes raisons n'empocheront point les érudits d'argumenter à perte de voe. laissons faire les érodiis. Ne faut-il pas que tout le monde vive?

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mètre à son sommet. Formé d'assises de granit ayant cliaeune soixante centimètres , il occupe le centre d'une étoile plantée de pins et de cyprès, dont la plus grande largeur est d'environ cent quarante mètres. Sur la face de l'est on lit ces mots :

SOUS LE RÈGNE DE LOUISXVIII, ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE LE CONSEIL GÉNÉRAL DU DÉPARTEMENT DU MORBIHAN A ÉLEVÉ CE MONUMENT

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