‹ La Bretagne ancienne et moderneChapitre 60 sur 103 · I.A H H t T A ii N K ANtlIKNXE 4o · texte numérisé non relu

I.A H H t T A ii N K ANtlIKNXE 4o

supplie que vous nous y :iidiez. — Kh! comment le pourrais-je? demanda Clissuii. — H n'y a, reprit-elle, qu'à faire mourir les enfanls du ducJean. avant l'arrivée du duc de Bourgogne. — Ah! cruelle et perverse, s'écria le père irrilé. si tu vis longuement, tu seras cause de détruire tes enfants d'honneur et de hiens!» Kt, saisissant une huche, il l'en aurait assommée, si elle n'eût pris la fuite avec tant de hàlc. qu'elle se cassa la cuisse. On la verra hicutôt justifier la prédiction de son père.

Malgré toutes ses fautes, qu'on pourrait appeler des crimes, et peut-être à cause de tous ses malheurs, Jean le Conquérant, comme guerrier sinon comme politique, a gardé dans l'histoire une place honorable. Ce n'est pas un petit honneur, en effet, que d'avoir triomphé de deux ennemis tels que Du Gucsclin et Clisson. Marié trois fois, il laissa de sa dernière femme, Jeanne de .Navarre, quatre fils, dont l'aîné, âgé de onze ans, lui succéda sous le nom de Jean V. Le second frère de Jean Vêlait le célèbre Arthur de Hichemonl, qui deviendra successivement connétable et duc1.

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