BOURGEOIS - PAYSANS. - COMMERCE. - MARINE
Kn exlerminant la vieille aristocratie, la guerre de vingt ans fortifia les jeunes communes. La bourgeoisie s'éleva de loul rabaissement de la noblesse Les ducs. |M>ur achever de dominer les châteaux, se liguèrent tacitement avec les villes en leur prodiguant les franchises et les privilèges C'était le système qu'appliqua si merveilleusement Louis M. Il ne réussil pas moins en Bretagne qu'en France. A partir de Jean IV, nous voyons le> roturiers acquérir les liefs des nobles sans argent, s'enrichir par le commerce, forcer les [tories du conseil ducal, faire parler leurs représentants aux Klals, devenir, en les relevant, propriétaires des remparts de leurs cités, recevoir la pique et l'épée pour les défendre, avec ce privilège de mourir pour le pays qui n'avait appartenu qu'aux nobles1. Kn 1 V2.~>. les bourgeois de Saiul-Malo équipèrent à leurs frais trente navires « gros et menus» et débusquèrent les Anglais du monl Saint-Michel. Aussi Char les VII les dèelara-l-il exempts de tous impôts pendant trois années pour • leurs bons moyens, secours et ayde. » I>es nus n'avaient encore parlé ainsi qu'à la noblesse. Kn 1 48(>, le «lue François II admit dans son conseil privé « ses bien-aimés et féaux, » les bourgeois de (iuingamp, «entendant se traiter et conduire par leurs bons avis. » Il est vrai que les ducs interdisaient la chasse et les sceaux et armes aux roturiers; mais ceux-ci visaient à toute aulrc chose. On trouve, du reste, au quinzième siècle des roturiers avant leur sceau et leurs armes.
1 KioiiIoms le contemporain Froissarl, exposant l'influence des grands bourgeois de Rennes sur l« gouvernement «le leur cité, dès 1 .innée 1S42, au munir»! où le comte .Iran de Monlfort y vint mellrv le siège n Ksloil lotir capitaine médire Henri île Pemieforl, qui tomba au pouvoir du comte Lequel envoya son prisonnier re<|uerre aux bowgeoï*, qu'ils se rendissent au comte on il Ternit pendre devant la porte, ieelui mossire llenrj : pourtant qu'il avoit entendu que ce chevalier élnil fort aymé »tc toute la communauté de Rennes. Çfuand ainsi fut fait, ceux de la communauté de Rennes s»- mirent en conseil, rpti dura moult long-temps, car le cnmimm avoit grand pitié de leur capitaine, que inmill avmoicnl et sy avoienl petites potirvéanres pour le siège longuement soustenir. et pour ce se vouloien» mettre à paix; mais les gratis bourgeois (qui estoieitl liien pourveus} ne s'y voulurent accorder St multiplia l.i dissension tant que les gratis bourgeois (qui estoient tous d'un lignage! se tirèrent d'une part, et dirent tout haut, que ceux qui s'étoienl de leur accord se tirjssont d'une part avec eux. Ils SC tirèrent tant d« leur accord en lignage, qu'ils furent bien deux mille, tous d un accord «Jtisn.l l«'s autres cotuimities virent ce, ils commencèrent à esmouvoir et à crier moult fort sur les 2rain bourgeois, di-anl -ur eux laides paroi» s et vilaines : et au il. rin. r ils leur ronrureitt su«. et en tuèrent tiauil foi-on b>t>. quand les gratis bourgeois s,. >irent à tel meselief, ils ciièrenl merey , fi ilir. ni i|U iU s un. iileroi.nl à la volonté du commun ■ «lu pays Admit r*n« le butin et cou ru r» ni lima d>. commun ouvrir la porta et tv.ulttval la nié :iii tt.mle di Monlfort Kroi-s.irt t:iin>uiqu.->