V .V CHARLES I.K CH U VK
KAHOI.VS en monogramme au mitai de la puce; pin-, à la place <lr- légendes, la Un de Il phrase consacrée : -J- CRATI \ RIREX. Charles, par lam'acede lue*, roi. II. f N'AMNETIS C.IVI1 AS. Cil, de Sanle*. lue croix Oi-uier d'argeat.
N"6 — Court s in: Rrsvi s ».t ok X.*>u:«. Mi .* Dr. Rmtc.sk. — El' DES — Légende barbare, uuis qu'on doit lire ainsi: VDO DE t DVAIAIX. Je demanderai aux Irrtrurs un peu d'inelulg.nrc pour leur apprendre epac cet assemblage de lettres doit être lu ainsi IIIO IIKI CIIAllA 1)1 X. Enda,par ta frire d t Met, dut.
Dans le champ, un monogramme dans lequel nous rrn»ui.s reroiinaltie le nom de- la Rreiaguc; au moins !e Besi-il tres-visible. pourvu qu'on veuille bien remarquer que les artiste de rette époque ne lenaieiil pas beaucoup a (aire adhérer euire elles le* dit, r-es partie-, d une lettre Xoos linon* donc ; f.arfr». pur la frire de Hic», die de Brefafte on de* Breton*.
II. f Légende écrite â rebours : REROXIS. CIVITAS. Ole de Ht uses. Crois. Renier d argent ine-dit. ,
Il e-l dilUcile de dérider si relie pièce dut cire attribuée a Eudes, comte de t'entuievre. liKputue du duc Ceuffroi I 1 1 ourle et tuteur de Conaii II, on au duc Eudes, d'abord vicomte de PorhoM. I.e premier de ces DeTUCrS s'empara, roinme on l'a vu clailf I ln-dHrv. du goaveriiciuenl et de la personne de son neveu qu'il tint |»cndaiil «erpl ans dansunr sorte de captivité, de toioii 1047. Eudes, tironile de Porhaël, fat reconnu duc de llrelagne a llenne-. en H 18. a l.i mort de Conan III, dont il avait épouse la lille, Rertbc, veuve d'Alain II, rotnlesse de Penthîevrr. Il n'y a qu'un Merle de différence entre ces deux Kocles; el i une croque où le travail de- pieu-, e-l »t *auvage, c elle d isiain e est véritablement |>eti impocianje, e t il e st ins-dllirile de- prendre parti. Cc|*ndaui, ucu s devons tUclarer que nous pendions plulcil pour le plus ancien de (Ci deux ptiuce*.
N" 7. CONAN IV, dit I.K l'F.TII, 1156-1175.
t CONONVS CO \we* Couaa. comte Mnmqrranmu- plus oh*, ur e ncore que le prereeknt, mais qui *iits doulr renfenne le mc'me n.ol R. t REOONIS CIVIS. die de «ru*-*. Crcx. Denier d'argent inédit.
Conan (al d'al>ord cemite de la v .Ile de Rennes, cbiM il depoui.la Eudes, c'est pour reia que nous le vroyoo* prendre tel le litre de comte.
.V 8. CHARLES DE RLOIS. f "<~>*
KARL. DEL fîRA. BRITOSV. RVX Charte*. p*r la ord,r de Oie*, due de» Breton. Sous un dais gothique, le due Charles, debout, la couronne en tète, reveiu du manteau ducal, el lenanl un sceptre a la main.
R. f XPC. VINCI I . XRC REtèXAT. XPC IMPERAT. le Ckn»lraim, le Chrni reaae, le Ckntt triomphe Dans une rosace gothique, la ligure d une croix fletironoee et canlonneY de quaire fleurs de II».
Royal d'or.
Celle monnaie est une imitation parfaite du royal nu franc a pi td du roi Jean de France. C'est la première o»i au moins une des première* monnaies d'or qui aient été Irappees au nom des ducs. Les rois de Fraurc leur conte -tuent le droit de fabriquer de la monnaie d'or, el, en MCI. Louis XI l'inicrdil au dur de llrelagne qui ne dut compte de la défense roiale et entra dans la ligue du BieapuUic. ce qui dérida le roi a lui donner. l 'an m* suivante, le droit que ces ducs avaient pris depuis plu» d'un siisrle.
La formule XPC vincit, etc ., s'est conservée sur les monnaies d'or de France, depuis saint Louis .u~!U a Louis XV|. L'abréviation XPC pour Chrimut est consacrée; ces lettres grecques, dont I une. te sigma, aflerie la forme byuntine C au lieu de v. se retrouvent disposées ainsi sur une foule de lueiiiuuieuis rhrel.ens, ' X" 9. JE\N IV DE MO\TFOItT.
t IOHAXXES. DEL GRACI A. BRfTOXV i»|i. DVX. X.Jeaa. par la ordre de Hira, duc de* firfto*i. Wr« Le dur, arme de toutes pièces, l'epee nue levée, l'erusson de llrelagne au bras gauciV, monte sur uu cheval laucc au galop, caparaçonne aux armes de Rreiagne.
R. Au commencement de la légende, pue petite rosace : f DEVS IX. ADIVTORIVM MEVM. |XTF:XDE. Se»gnevr. ioya mon tecoum. Psaume xxxvti, v. i5. Dans une rosarr raninnuee dequaire benuuies, croix fleuronecr
franc a cherat d'or imite de ceux de Fiance, ainsi que le Roval du h" B.
Il est a peu prés impossible de décider si celle picve a ele frappée par Jean IV de Mout on ou par son Bis. Cependant, comme ce Franc a. cheval est sorti de la monnaie de Nantes, el ipie nous savons qu a la mort de Jean III. dit le Rein. Monlforl s'empara de toute la Rreiagne. et qu'il se renferma a Nantes, ou Charles de Rlois l'assiégea e t le Ut prisonnier, il est possible que cette monnaie soit de ce rommenrement de règne. I.e-s >ou»crain« «Jont le p«*voir n'e-t pas bien établi sont plus presses que les autres de le constater par des acte-, solennels et par rémission d'une monnaie a leur efligce. Toutefois, nous le ft-peton», celle attribution est entièrement conjecturale.
N°I0. FRANÇOIS II. M MVHIW.
f FRAXCISCVS. DEL t.RACIA RRITON (VJ*). DVX. Fr«i»f«i* //, par la grâce de Dut. d.c de* Breton*. Le duc comme au n" U ; seulement, le casepie e-st orne de la couronne durale el I armure est différente ; ainsi, ou n ? voit plus la roue de mailk-s qui parait sur la preee-dente moonaie.
R. M/me légende qu au n" 9. Dans une rosace, croix Oeuromiee, cantonnée de deux berouucs.
Franc a cheval d'or.
Nous attribuons telle pièce à François II plut..) qua François I. parce que le stvle en est a>s,i bon el k iravai'
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LA BKETAGNE MODERNE. 589
CftUMfl qu'il est «lifïirilc d'apprécier aujourd'hui (voir ci-dessous la noie de M. Chabouillet . Au quinzième siècle, les écus valaient vingt-cinq, trente OU trente-trois sous; les royaux d'or, vingt-cinq sous tournois: le florin d'or, vingt-sept sous six deniers; le gros obole, six sous huit deniers. Ces valeurs dépendaient de celle du mare d'or ou d'argent. Le marc d'or représentait
élégant. I.rs leuips de François II sont plu* proches de l.i Renaissante, dont IVsprii fui si longtemps a |iénétrer en Bretagne. <|oe ceux de François I, qai mourut eu 1*30. Je rrois imtie Franc a cheval de la lin du règne de François II, c'»si a-dire, tns-votsiu du seizième siècle. Vit. ANNE.
Au commencement la légende, une hermine ANNA. I». C. FKAN. REÇU. ET. BRITONVM. DVCISSA. H. Aune, par la grâce de Dieu, reine de» Français ducneine île* Itteiom. .V«i»/c*. l.a reine-dnehesse, asM-e sur un troue, la couronne royale en lêir, revélue du manleau royal, el lent ni de la main droite une epee nue, et de la gauche un sceptre fleuroun.'. Sur son manleau on dislingue des fleurs de lis et des hermines.
R. Au comnienremenl de la légende, une hermine SU . NOMEN. DOMINE llKNKIIIt:TVTVM. N &c, pour *ruedictum. \ L'ne hermine entre chacun de* mois de la légende. Dans le rlump, croix fleurdelisée, cantonnée de quatre hermines couronnées. Au centre de la croix, I N de Xanles, qui parait déjà a la Ou de- légendes du droit et du revers.
OH. rloial.
I. e lloyal de la dui liesse Anne < »i plus gothique que le Franc a cheval de son père François II. A la vérité, le graveur de la pièce précédente n'avait qu'j copier, tandis que l'juteur de celle-ci devait créer; il s'est trr de sa tiche avec naïveté, mats avec plus de mideur el moins de tiuesse. Le Cabinet des médaille» possède une autre pièce de la duchesse Anne avec la dalr UOT, qui parait èlre de la même main. Cette date II»* e»l à remarquer. La rrine Anne devint veuve de Charles Mil le 7 avril (4M; elle si- remaria le 8 janvier 1199. Celle pièce a donc été frappée alors que la reine jouissait seule de la souveraineté de la Bretagne ; lapine min dater est sans doute de la même époque, ainsi que les monnaies de Mlh.ii au nom de celle princesse, que l'on rencontre dans toutes les colletiions. Après son mariage avec Louis XII. la monnaie fut (rappee au nom du roi.
VIS. . MMUS XII.
LVDOVICVS II. <;. FKASCOI». REX. IIBITOXV. DVX. I.nuh, par la grâce de Iheu, roi det Françai-, duc dei HreloKê. Ecussun aux armes de France, surmonte de la couroune royale ouverte, liant le champ, deux Imi mines couronnées; au pied de l'ecusson, un |Hirc-epic.
II. Même légende qu'au n" 9. A la Un de la légende, N. (Nanlesi. Dans le champ, croix fleurdelisée, cantonnée de 1 hermines.
Donble ecu d'or an porc-epic Frappé a Nantes. Le |iore-epic loi mail la devise de Louis XII, avec ces mois pour anie ■ Continu* et emmu* de près el de loin '. X° 15. FRANÇOIS lrr. roi de France. Ilur de Bretagne.
FRANCISCVS. 0. C FRANCO!!. HKX. BUITANIE. DVX. Fraucoil, par la grâce de Die», roi det Frauca,* duc de Hretagne. BntMM aux armes de llretagiie. sunmmle de la couronne royale ouverte. En haut, un soleil ; dans le champ, a gauche, F couronne; à droite, hermine couronnée.
R. l'n 1er de lame ou de flèche pour marque monétaire, puis la légende comme au n" 9. A la lin de la légende, N. de Nanies; croix fleurdelisée, cantonnée de deux F couronnées el de deux hermines.
Bcu d'or au soleil, frappe a Nanies avant l'an 13*1; car crue année le roi. du consentement des Fiais, réunit la Bretagne a la couronne, et l'année suivante, il donna ce duché en apanage a son hls, François, dauphin de Viennois, mort en 1334». Sur une médaille conservée au Cabinet des médailles, ce jeune prime e>i qnalilie de duc de BrrLutnc. En effet, il fut premier dur apanagisle de Bretagne. Sou perc le lil couronner a Rennes le 1 1 août tsr.S.
N° II. Médaille de Charles VIII el d'Anne de Bretagne faite à Lyon : f FELIX. FOR 1 VX A. DIV. EXPLORAI VM ACTVLIT. 1*93. La f<rtune propice non* a amené celai que nom arum attendu »i longtemps. 1195. Buste tourne a droite de Charles Mil, b couronne royale en télé, portant le collier de l'ordre de Saint-Michel. Le champ de la médaille e>l seme de fleurs de lis.
R. R. I». LVC.OVNEN. ANNV. RECXANTE. CONFLAMT. la république de Lum a fait fondre cette pièce mut le renne if Anne. Anne de Bretagne, la couronne en lèle, revèlue d'une rolie broder d'uenuines et portaul Aue croix au cou. Le cham.i est seine a droile de fleurs de lis, à gauclic d'hermines. Enlre les mot* ntftJM el rcj»a»tc un lion, armes parlâmes de la ville.
Les initiales R. I' signilirnt cerlaineiueni reipnldica. car on trouve ce mot employé tout au long tur la médaille faite .gaiement à Lyon en l'honneur de Louis XII el n'Anne de Bretagne. Il sign-.Ue ici commune, cite.
Ou attendail |N-m-eire île nous i évaluation des monnaies anciennes en monnaie cou raille; nous avouons profeswr pour ces sortes d'operalioos un sceplicisme presque absolu, parer que nous avons irtiserve que les cal. uis les plus ingénieux el les plus précis remisaient toujours sar une base arbitraire. Ainsi, par exemple, pour évaluer en monnaie courante IVeu d'or de Louis XII, dnnl il esi facile de vérifier lelilre el le |mids, que lerait-on ? On cher, lierait, au moyen des comptes de dépense du règne de Louis Xll.ce qu'on pouvait acheter |>our un ecu d'or, si.u en denrées, soit en journ<es de travail, el ou . imi;.arir.iil le résultat obtenu avec celui qu'un obtiendrait aujourd'hui eu monnaie courante, el on ferait la proportion. Mais que de circonstances inconnues aujourd'hui peuvent avoir influe sur la valeur de la journée ou de la denrée ! On connaît h en certaines grandes variations du piix des meiaux pr. ncux, connue, par exemple, leurdeprectation produite par la ilernuverte de l'Amérique. On sait aussi quelle progrès du luxe relablirent |wu a peu l'équilibre, el rendirent à l'or el à l'argent à peu près leur ancienne valeur; ma s ou iieroiinall pas les mille causes locales ou momentanées qui uni pu influer sur la valeur des denrées ou du travail de l'ouvrier, i l changer les rapport! entre le> marchandises el leurs signes représentatifs. On ne pettl donc obtenir que des résultai* approximatifs ou même problématiques, qui ne sauraient satisfaire les esprits exacts. Nous nous sommes borné à expliquer brièvement I. s pièce-, ic| rcsnitees sur nuire plam lie. el qui loulesonl ele lidelemeni copiées sur 1rs originaux conserves au Cabinet des médailles de la Rl.l.olb. que royale. . Noie de M Chahouilh I )
soixante-quatre royaux en 1457, cl ccnl en 1488; le marc d'argent, quatre livres en 1ÔG0, six livres en 1407, dix livres en 1457, el onze livres eu 1503. Les oflicicrsdes monnaies, maîtres, gardes, tailleurs et essayeurs» avaient de grands privilèges. Ils ne relevaient en justice que du prévôt des monnaies, et en ressort que du grand mailrc, sauf les cas de meurtre, de vol el de rapt. Ils étaient exempts de toutes tailles, péages, ports, impôts, fouageset autres subsides. La plus ancienne fabrique de monnaie donl nous parlent Ica Actes de Bretagne est celle de Hennés, sur laquelle nous voyons le dut- Alain 111 donner un droit à l'abbaye do Saint- Mclaine. Il y avait dès lors a Rennes l'ancienne et la nouvelle monnaie. Les pièces de celle-ci se nomment popelicaus. Avant Alain 111, il n'est question que de sous el de deniers. Jean le Houx, en 1*270. fil batlrc à Rennes des marmites, des grands el des pelils tournois, des deniers el des oboles. La monnaie de Redon fut établie par Jean V. François 11 lit battre à Rennes et à Nantes des pièces de monnaie blanches et noires. Les blanches, en argent, étaient de dix et de cinq deniers ; les noires, en alliage, étaient d'un prix très-inférieur.
Plcrtr • 4"»i ntf.