CONDUITE DE LA MARIEE A LA MAISON PATERNELLE
Le cortège reformé, on se dirige alors, mariés en tête et bras dessus bras dessous, vers la maison paternelle de Pépouse.
Mais lorsque celle-ci. arrivant à la porte, appuie sur le loquet, elle s'aperçoit bientôt de liautilité de ses efforts, et ces mots, jetés de rintérieur ; « Vous n'êtes plus d'ici, » lui rappellent un peu durement ses nouvelles obligations.
Voulant néanmoins revoir cette maison qui l'a vue naître, elle frappe de nouveau. « Chantez, et Ton vous ouvrira! » répond la voix.
La pauvre enfant s'exécute de bonne grâce, et c'est d'un petit air finement narquois qu'elle gazouille :
Je suis mariée, Vous le savez bien.
Si je suis trompée, Vous n'en saurez rien.
Ouvrez-moi la porte :
Je dînerai bien.
Ouvrez-moi la porte, Je vous aimerai bien !
D'autres, plus sentimentales, soupirent :
Les ^IsLoces de nos Grands-Parents, 21
C'est aujourd'hui que je prends un époux, C'est un grand bien, pourvu qu'il me soit doux ;
C'est un bonheur en qui j'espère ; C'est aujourd'hui le bonheur de ma vie.
Et le mari répond :
N'auriez-vous pas le regret dans le cœur. Si avec moi vous aviez des douleurs :
Triste partage
En mariage !
Malheureux, oui,
Quand il faut vivre ainsi.
Après quoi, la mariée reprend :
Adieu, cher père, que mon cœur aime tant ; Adieu, chère mère, et tout également, Adieu, chers frères, adieu, chères sœurs ; Si je vous quitte tous.
C'est pour suivre mon époux.
La porte s'ouvre, et, derrière la mariée, pénètre Tépoux, suivi de toute la noce, pour laquelle des rafraîchissements sont préparés.