‹ La Brie d'autrefoisChapitre 10 sur 33 · CONDUITE DE LA MARIEE A LA MAISON PATERNELLE · texte numérisé non relu

CONDUITE DE LA MARIEE A LA MAISON PATERNELLE

Le cortège reformé, on se dirige alors, mariés en tête et bras dessus bras dessous, vers la maison paternelle de Pépouse.

Mais lorsque celle-ci. arrivant à la porte, appuie sur le loquet, elle s'aperçoit bientôt de liautilité de ses efforts, et ces mots, jetés de rintérieur ; « Vous n'êtes plus d'ici, » lui rappellent un peu durement ses nouvelles obligations.

Voulant néanmoins revoir cette maison qui l'a vue naître, elle frappe de nouveau. « Chantez, et Ton vous ouvrira! » répond la voix.

La pauvre enfant s'exécute de bonne grâce, et c'est d'un petit air finement narquois qu'elle gazouille :

Je suis mariée, Vous le savez bien.

Si je suis trompée, Vous n'en saurez rien.

Ouvrez-moi la porte :

Je dînerai bien.

Ouvrez-moi la porte, Je vous aimerai bien !

D'autres, plus sentimentales, soupirent :

Les ^IsLoces de nos Grands-Parents, 21

C'est aujourd'hui que je prends un époux, C'est un grand bien, pourvu qu'il me soit doux ;

C'est un bonheur en qui j'espère ; C'est aujourd'hui le bonheur de ma vie.

Et le mari répond :

N'auriez-vous pas le regret dans le cœur. Si avec moi vous aviez des douleurs :

Triste partage

En mariage !

Malheureux, oui,

Quand il faut vivre ainsi.

Après quoi, la mariée reprend :

Adieu, cher père, que mon cœur aime tant ; Adieu, chère mère, et tout également, Adieu, chers frères, adieu, chères sœurs ; Si je vous quitte tous.

C'est pour suivre mon époux.

La porte s'ouvre, et, derrière la mariée, pénètre Tépoux, suivi de toute la noce, pour laquelle des rafraîchissements sont préparés.

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