FÉLICITATIONS ET BOUQUET, LE MARIÉ ÉTANT ÉTRANGER AU PAYS
Lorsque l'époux est natif d'un village voisin, les jeunes gens invités ne lui offrent pas — nous Pavons dit plus haut — de bouquet, au moment où la noce se rend chez le maire. Cet honneur appartient aux garçons du pays, qui, tous réunis pour la circonstance, viennent à rissue de la messe faire la présentation à la porte même de l'église. Lun d'eux complimente le marié et lui souhaite en ces termes la bienvenue dans le village :
« Monsieur et ami,
« C'est toujours ici par habitude que je me permets, au nom de mes collègues, de vous complimenter sur le choix heureux que vous venez de faire. C'est par l'estime et par Tamitié que nous vous avons déjà vouées, comme à
Les 'IsLoces de nos Grands-Parents. 19
votre nouvelle épouse, que nous fons des vœux à l'Eternel pour qu'il vous accorde des enfants sans nombre et des jours sans nuages.
« Veuillez donc, monsieur et ami, recevoir, en même temps que ce bouquet, les vœux sincères que no\is,fons pour votre prospérité. »
Le marié, en retour de cette politesse, les gratifie d''une pièce d'argent et les invite gracieusement du souper et du bal. Aussitôt, les coups de fusil et de pistolet, les pétards, salut obligé dans ces sortes de cérémonies, éclatent joyeusement et se font entendre aussi longtemps que les noceux sont en vue.