‹ La Brie d'autrefoisChapitre 2 sur 33 · LES NOCES DE NOS GRANDS-PARENTS · texte numérisé non relu

LES NOCES DE NOS GRANDS-PARENTS

N l'a dit fort justement, ils s'en vont, les vieux usages de nos campagnes, et si d'aucuns, dans les villages de la Brie, se plaisent encore à les regretter, c'est d'un œil presque indifférent que le plus grand nombre les voit aujourd'hui disparaître.

Dieu nous préserve de la froide apathie des derniers! Ces naïves coutumes, ces joyeusetés au gros sel donnent trop bien la mesure du caractère de nos ancêtres pour que nous ne les entourions pas d'un culte respectueux, pour que

La ^rie d'autrefois.

nous ne cherchions pas surtout à les empêcher de tomber dans l'oubli.

Parmi les coutumes joyeuses dont ils s'étaient plu à émailler le cours de leur rude existence, les plus chères à nos campagnards, les plus ardemment désirées étaient assurément celles du jour de noces, où le vieil esprit gaulois, pétri de malices et de candides naïvetés, trouvait mille et mille occasions de s'épandre librement.

Voulons-nous connaître à fond ces curieuses coutumes? Allons dans les environs de Crécy, et, remontant à quelque trente-cinq ou quarante ans, arrêtons-nous un jour de mariage dans la première paroisse venue, Villiers-sur-Morin par exemple. Nous les trouverons encore là dans toute leur originalité, et nous y étudierons à loisir tout ce qui nous semblera de nature à nous intéresser.

L'églih^e.

Les 'HjOces de nos Grands-Parents.

Page 1