ENTREE A L EGLISE. — PRESENTATION DU BATON DE LA VIERGE
Sur le seuil de l'église, la tille d'honneur, assistée de toutes les demoiselles de noce, reçoit la nouvelle mariée et lui offre le guidon ou bâton de la Vierge, qu'elle accepte et porte — suivie de ses jeunes compagnes, qui tiennent les cordons — jusqu'à l'entrée du chœur, où elle va recevoir la bénédiction nuptiale.
Cest là le dernier acte et comme une sorte d'adieu à sa vie de demoiselle, car, à peine
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a-t-elle répondu : Oui^ aux questions du prêtre, que la fille d'honneur lui enlève le guidon et l'abandonne à son mari, qui lui passe l'anneau nuptial
PASSAGE sous LE DRAP.
Le sacrifice est consommé. Les époux radieux s'avancent dans le chœur, où ils s'agenouillent côte à côte, et le chant du Veni Creator^ appelant sur leurs têtes les bénédictions d'en haut, résonne sous la voûte du temple. L'hymne achevée, le service divin commence, et bientôt deux jeunes gens, le garçon d'honneur et un autre jeune homme, quitté'nt leurs sièges et viennent se placer aux côtés des conjoints. Une sorte d'écharpe blanche et très ample est mise aux mains de ces jeunes gens, et tandis qu'ils la tiennent suspendue sur la tête du couple agenouillé, le prêtre descend de l'autel, s'approche et bénit les époux ainsi abrités.
i6 La 'Brie d'autrefois.
Consécration touchante, dont le clair symbolisme n'échappe à personne et qui Ta fait nommer : passer sous le drap, dans le langage imagé de nos rustiques campagnards.