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DRE

La plupart des pesées étaient, de ce chef, impossibles et nous n'avons pas tardé à mettre au point une technique plus générale ; c’est celle que nous avons publiée antérieurement. Depuis lors, un matériel de précision nous a permis de simplifier nos mesures et de contrôler nos premiers résultats.

1° technique. — On intercale entre les couches et les langes, un taffetas imperméable, plié en triangle,et qui enveloppe les fesses ; deux chefs sont ramenés autour de la ceinture sur la région pubienne, le 3° est glissé entre les cuisses, et remonte vers les premiers.

L'enfant est alors emmaillotté, la tête couverte d'un bonnet, on le porte sur le plateau de la balance ; nous pesons par double pesée : nous déposons sur l’autre plateau une tare plus lourde, et nous ajoutons sur le plateau du sujet les poids nécessaires pour rétablir l'équilibre.

L'enfant est reporté dans son berceau ou gardé sur les bras le temps nécessaire pour que la perte de poids atteigne plusieurs grammes, soit 30 à 60: minutes ; puis on le reporte sur le plateau et on y ajoute les poids nécessaires. Un calcul permet de reporter sur une heure le nombre mesuré.

Discussion des erreurs

Les erreurs pouvaient tenir :

à l’imperméable, aux vêtements, à la balance.

PS RSR

a. Imperméable. — Notre but est d'empêcher l’évaporation des urines et des matières. Nous courons deux risques : n'empêcher que partiellenent cette évaporation, ou, au contraire, empêcher en même temps celle d'une partie de la sueur.

Nous nous sommes livrés à une série d’expériences de contrôle, en comparant les résultats à ceux que. donnait la pesée sans iniperméable. Nous pre: nions des sujets dont la perte atteignait une vingtaine de grammes, de façon à faire cette vérification sur une demi-heure. Nous n'avons jamais eu de différences dépassant 1 où 2 grammes entre. deux pesées successives. Et ces différences se faisaient tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre, en sorte que nous n'avons trouvé aucun inconvénient pratique à l'usage de notre imperméable. Nous avons eu un contrôle bien plus précis avec la balance de précision (2° technique) et il s’est confirmé que l’imperméable ainsi disposé en triangle n’est la source d’aucune erreur.

b. Vêtements. — Les vêtements peuvent, au contraire, entraîner de grosses erreurs. Nous n’insisterons pas sur ce fait évident que les langes et couvertures doivent être secs, sans quoi leur évaporaüon augmenterait artificiellement la PH. Mais un point plus intéressant est qu’ils ne doivent pas être trop secs. En effet, les tissus retiennent une quantité d’eau en rapport avec l’état hygrométrique de l'air. Si on met une couverture sur une balance, dans

une chambre dont la tension de vapeur d'eau est constante (c'est-à-dire état hygrométrique et température constants) on constate que son poids ne varie pas. Si on porte la balance dans une chambre plus humide, par exemple un office où bout de l’eau, le poids augmente de plusieurs grammes. Dans une chambre moins humide, le poids diminue. L'équilibre se fait, en moins d’un quart d'heure. Il faut donc mesurer une PH dans une chambre où on ne met pas d’eau à chauffer et il faut que les couvertures soient sèches, mais qu'on les ait préparées depuis plus d’un quart d'heure.

De plus, les couvertures doivent être en équilibre hygrométrique avec la transpiration de l'enfant, qui les humecte plus ou moins, de façon continue et régulière. Pour réaliser ces conditions, il suffit de peser un enfant « préparé », depuis un quart d'heure, dans le même local.

Ces faits trouvent une application dans la pesée horaire combinée avec le dosage du gaz carbonique. Quand on sort l'enfant de la caisse respiratoire, son poids n’a diminué que de quelques centigr., mais les langes et couvertures ont pris plusieurs grammes.

Il haut le peser 1/4 d'heure plus lard, pour retrouver la PH réelle. Les langes sont alors de nouveau en équilibre hydrique avec l'humidité atmosphérique et avec celle que leur confère l'évaporation régulière de l'enfant, et toute trace de l’imbibition due au séjour dans la caisse a disparu.

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