MIO
2° pesée, par une température de 27° : élimination d’eau, 600. PH 18.
Perspiration basale quotidienne, 410. Rapport de perspiration, 68 %.
Br..., Débile de 4 mois, 2.600 gr. Forme suffocante.
Elimination d’eau : 500 gr. PH 14. Perspiration basale quotidienne, 310. Rapport de perspiration, 62 %.
Bout..., 4 mois. 30oogr. Broncho-pneumonie suffocante chez un coquelucheux.
Elimination d’eau : 300 gr. (?) PH ro gr. Perspiration basale quotidienne 215.
Rapport de perspiration, 60 %.
Conclusion.
Le premier point qui ressort de ces mesures est l'élévation absolue et relative de la perspiration chez la plupart des malades.
Le rapport de perspiration passe de 40 %, moyerne des sujets normaux, à 60 %. Le poids est stationnaire où en diminution.
Chez 2 de nos malades, au contraire, la perspiration est basse, 17 et 27 %, mais le poids est en progression. Chez l’un d'eux, une modification du rapport de perspiration, qui passe de 27 à 8o %, s’accompagne de chute de poids, et accuse la défaillance de la résistance de l'organisme. Chez l’autre le poids continue à s’élever et le rapport reste bas jusqu’à la mort.
Ces mesures mettent en évidence l'importance de la perspiration comime facteur des variations de poids. Il semble que l'équilibre de l’eau des tissus ne soit plus réglé par la diurèse, mais par la perspiration. Quand celle-ci est faible, il y a rétention et le poids s'élève. Quand celle-ci est élevée, il y «x déshydratation. D'ailleurs, la grandeur absolue de la perspiration quotidienne ne nous est pas donnée par nos mesures : nous obtenons la perspiration basale, fondée sur l'étude du sujet au repos. Mais l'agitation l'élève par moments au cours de la journée et diminue d'autant la part de la diurèse.
Nos recherches apportent une simple contribution à cette question des variations de poids chez les broncho-pneumoniques.
Il existe 2 réactions cliniques : De 2 malades également infectés, ayant la même fièvre, la même dyspnée, l’un perd du poids, l’autre augmente de poids, s'œdématie. On sait que la rétention d’eau ou la déshydratation est le phénomène biologique qui cause ces réactions. Nous pensons que les variations de la perspiration, mode principal de l'élimination de l’eau, sont la clef de ce problème de physiopathologie.