B) LE BILAN DES MATIÈRES SOLIDES
Nous nous contenterons de résumer quelques travaux portant sur les échanges nutritifs chez les nourrissons atteints d’une maladie infectieuse. Si-
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gnalons que les auteurs allemands dénomment « résorption », la partie des ingesta qui ne passe pas par les selles, et « rétention », la partie qui n’est éliminée ni par les selles ni par les urines.
Chez un nourrisson sain, qui prend un poids total d'aliments égal au 1/7 du poids du corps, et valant 100 calories par kilogramme
La graisse est presque entièrement assimilée (résorption de 97 %).
L’azote ne l’est que partiellement (33 %).
Pour les minéraux la résorption varie entre 20 et 70 %.
Chez les malades.
Schkarin et Lachmann, élèves de Czerny, font des dosages chez des malades divers. Meyer et Rosenstern, puis Malmberg, pratiquent une étude en quelque sorte expérimentale, de l'infection vaccinale. Ils ont obtenu les résultats suivants
Les graisses sont résorbées dans la même proportion (96 à 97 %) que par les sujets sains.
L’azote passe en plus grande partie dans les excréta.
Dans la fièvre vaccinale Malmiberg trouve que la résorption azotée baisse de 86 à 80 %, et la rétention de 38 à 25 %.
Il y a augmentation fébrile et post-fébrile de l'élimination, cette dernière correspondant à l’ép'crise des maladies à crises. Tous les auteurs sont d’accord pour trouver que l’excrétion azotée est parallèle
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à la courbe thermique. Dans les pyrexies les Lissus refusent d’'assimiler les albumines.
Minéraux. — Le bilan des minéraux est en général mauvais.
Le chlorure de sodium est éliminé en abondance, par les urines au début de la fièvre, par les selles après la période fébrile.
Dans les pneumonies toutefois, l'élimination est basse, mais il y faut ajouter l'élimination PURE naire (Monakow).
Dans l’ensemble, l'élimination est exagérée pendant toute la durée de la maladie mais surtout dans les premiers jours.
Ces données cadrent mal avec les rétentions chlorurées observées par les auteurs français. Ïl ne s’agit évidemment pas des mêmes affections.
Les sels de magnésium et de calcium sont éliminés dans les fèces, à la fin de la période fébrile.
Ces diverses données ne sont-guère à rapprocher de celles qui concernent le bilan de l’eau. Dans les broncho-pneumonies graves, la substitution de la perspiration à la diurèse comme principal facteur de l'élimination de l’eau, doit vraisemblablement influer sur l'élimination des corps qui le sont d'ordinaire par les urines.
C’est là une étude à reprendre parallèlement à celle du bilan de l’eau.
C) MÉTABOLISME CALORIQUE (1)
Nous exposerons successivement :
La technique d'étude des dépenses caloriques.
Les résultats obtenus chez le nourrisson sain.
Les résultats obtenus chez les bronchopneumoniques.
On peut employer deux méthodes : calorimétrie directe, avec une chambre calorimétrique, comme Richet, Langlois, Variot, ou indirecte, par analyse des gaz respiratoires.
Ces gaz sont l'oxygène et le gaz carbonique.
Leur rapport est déterminé par l'alimentation, et constitue le quotient respiratoire. Le rapport volumétrique CO?/O? est de 1 pour une alimentation exclusivement composée d’hydrates de carbone, 0,8 pour des albumines, 0,7 pour des graisses. Il se calcule, pour une alimentation mixte, d'après la proportion respective des divers aliments. Il est, en moyenne, de 0,85. Théoriquement, il suffit de mesurer la quantité d'oxygène ou de gaz carbonique, pour pouvoir calculer l’autre. En réalité, il n’en est pas ainsi, pour 2 raisons.
I. Le quotient ne dépend pas des aliments ingérés, mais de ceux qui sont assimilés. Or, on ne peut prévoir dans quelle mesure chaque catégorie, hydra-
(1) Nous adressons tous nos remerciements à notre ami Demerliac Sea la collaboration dévouée nous a beaucoup aidé dans nos recherches. ;
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tés de carbone, albumines et graisses le sera. Néanmoins, le quotient ne varie, par là, que de quelques centièmes, et cette erreur est minime.
2° L'élimination de l'oxygène est sensiblement en rapport avec l'intensité des combustions, mais il n'en esi vas de même de celle du gaz carbonique.
Pour retrouver un quotient respiratoire exact, il faut des mesures portant sur plusieurs heures. Atwater, de 2 en 2 heures, trouvait des différences de 20 % en plus ou en moins dans l'élimination du CO?, celle de l’oxygène étant constante.
Nous ne croyons pas que les différences soient si considérables, chez le nourrisson. Les travaux encore inédits de notre ami Fouet, montrent que le” rapport volumétrique CO2/O2 varie de 105 à 80 %. Dans les 3/4 des mesures, il trouve 85 à 90 %, ce qui se rapproche beaucoup du quotient théorique.
Pour ce qui nous concerne, nous n'avons mesuré que le gaz carbonique. Les nombres trouvés ne permettent donc pas une détermination exacte du métabolisme mais ils en donnent une valeur approchée. Dans plusieurs observations, nous avons 2 ou 3 mesures, toutes choses égales d’ailleurs. Leur moyenne fournit une valeur utilisable, mais qui reste approximative.
Pour déterminer la valeur calorique correspondante, nous avons eu recours aux tables classiques ; en moyenne, 1 litre d'oxygène, à 18° correspond à 4,6 calories, et r litre de gaz carbonique, en admet-
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tant un quotient respiratoire de 85 %, correspond à 5,4 calories.
Nous avons trouvé des quantités de gaz Éarbonique variant de 15 à 8o cc par minute, soit 80 à 420 petites calories (une petite calorie valant 1/1000 de calorie). |