‹ La Bronchio-Pneumonie Du NourrissonChapitre 34 sur 56 · I. Technique · texte numérisé non relu

I. Technique

L'analyse des gaz respiraloires peut se faire soit à l’aide d’un masque, soit en introduisant le sujet dans une chambre respiratoire.

Il est impossible de laisser le temps voulu un masque sur le visage d’un nourrisson. Notre ami Fouet a réalisé un masque parfaitement adapté aux têtes des enfants, mais ils ont toujours crié, et il n'a pu effectuer aucune mesure dans le calme nécessaire.

Nous avons fait construire une chambre respiratoire dans laquelle le nourrisson peut reposer aussi tranquillement que dans son berceau. Cette même chambre a été utilisée pour faire respirer les broncho-pneumoniques dans une atmosphère riche en oxygène.

C'est simplement un aquarium, dont les dimensions sont 70, 34 et 34 cm. ; la capacité totale de 80 litres. Gompte tenu du matelas caoutchouté, des langes et du volume d’un enfant de 4 à 6 kilos, le volume de l'air est environ de 72 litres. |

La fermeture de la caisse a été réalisée selon un dispositif particulier. Le bord libre est entouré d'une

goutlière métallique profonde de 2 cm., et que nous emplissons d'eau. Les rebords du couvercle plon: gent dans le liquide, procurant ainsi une fermeture rigoureusement hermétique.

Bien entendu, les parois sont en verre serti dans la tôle, sauf l’une toute en tôle et qui est percée d’orifices pour les conduites des divers appareils.

Le nourrisson est introduit dans la caisse, celle-ci est fermée, et, après une dizaine de minutes, on fait le prélèvement de gaz:

Ce prélèvement se fait par aspiration dans un ballon plein d'eau que l’on vide dans un autre ballon par dénivellation. |

L'aspiration crée une chute de pression dans la caisse, Pour la combler, on ouvre à ce moment, le robinet d’un ballon en caoutchouc placé à l’extérieur et qui rend le volume de gaz soustrait.

Restait à faire l'analyse des gaz.

Nous n’avons mesuré que le gaz carbonique. Nos premières mesures ont été pondérales : passage de 5 litres de gaz à travers des tubes d’acide sulfurique pour absorber l’eau, puis de ponce potassique, protégée contre l'humidité atmosphérique par un autre tube d’acide sulfurique.

Les autres ont été volumétriques. Le gaz était reçu dans un ballon de 360 cc dont le bouchon était percé de 2 tubulures ; l’une livrait passage à un tube gradué qui ne pénétrait pas dans le ballon, l’autre à un long tube pénétrant, jusqu’au fond, pour l'intro-

LS de

duction de réactifs. Les 2 tubes étant protégés par des robinets.

1* temps : Nous adaptons un entonnoir au tube B, nous-y versons une dizaine de cc. de solution concentrée de potasse, nous ouvrons son robinet. La potasse ne coule pas ; nous ouvrons le robinet de À la potasse coule. Nous fermons À avant que tout ait . coulé.

2° temps. Agitation prolongée (10 minutes). !”

Nous attendons une heure pour que le-ballon soit sûrement à la température ambiante.

3° temps. Une profonde cuve à eau a été préparée, et nous contrôlons au thermomètre que sa température est exactement celle de l'air.

Le tube À y est immergé, son robinet est ouvert ; l’eau y monte et remplace le gaz carbonique absorbé par la potasse. Il n’y a qu'à lire le volume d’eau aspiré.

Un tel appareil donne la garantie d’une mesure portant sur 360 ce, le volume de gaz carbonique mesuré dépassant fréquemment 1 cc.

La grosse cause d'erreur est le refroidissement du ballon, ou au contraire, son réchauffement par les mains de l'opérateur. De plus, il faut surveiller con tinuellement la température de la chambre.

2) Dépense calorique des nourrissons sains.

Nous rappellerons, en quelques mots, la concep-

tion actuelle du métabolisme calorique des nourrissons.

Couvercle

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