FIG
Appareil à Oxygénation, permettant également les analyses de gaz respiratoires.
Le schéma de gauche montre :
19 Le dispositif du joint hydraulique.
On remarquera que ce dispositif, tout en assurant une occlusion hermétique, constitue également un véritable dispositif de sécurité ; la pression dans la cuisse ne pouvant dépasser les 4 ou 5 centimètres d’eau qui garnissent la rigole.
2° La constitution de la nourrice, petite sphère de cuivre de 5 centimètres de diamètre garnie d’ouate pour filtrer l’oxigène et s ouvrant dans la caisse par un orifice de 0,1 millimètre de diamètre.
80 La disposition du mano détenteur, réglable à l’aide d’un bouton molleté.
Le mano-détenteur est relié, d’une part, à la bombe à l’aide d’un raccord métalique à l’épreuve des 120 atmosphères qui constituent la pression initiale dans la bombe, et, d’autre part à la nourrice à l’aide d’un fort tube de caoutchouc.
Le schéma de droite montre une vue perspective de l'ensemble de l’appareil en fonctionnement.
On remarque de part et d'autre de la nourrice les deux orifices dont l’un réservé aux prélèvements de gaz est normalement obturé, et l’autre, très réduit, permet l’égalisation des pressions dans la caisse et à l'extérieur.
EISOm
On sait, depuis longtemps, qu'un nourrisson doit recevoir chaque jour 100 cal. par kilogramme. Cette notion est en désaccord avec les idées modernes qui «endent à rapporter la dépense à la surface. Le métabolisme basal des auteurs américains, mesuré en calories par mètre carré et par heure, est un nombre sensiblement constant chez l'adulte sain, et atteint 38 calories. Il se calcule selon la formule
KV Pi (où K—11)
Cette loi de la constance du métabolisme basal comporte précisément une exception chez le nourrisson. Il-croît, en effet, légèrement de la naissance à la première année. Cet accroissement compense la diminution relative de la surface par rapport au volume, c’est-à-dire par rapport au poids, et on trouve une dépense basale parallèle au poids et qui est d'environ bo calories par kilogramme et par jour : c’est la moitié environ de l’apport alimentaire. Quand un nourrisson malade subit une variation pondérale importante, on peut se demander s'il convient encore de rapporter la dépense au poids, ou s'il n'est pas plus logique de la rapporter à la surface selon les tables américaines.
Dans notre travail nous nous sommes contenté de la notion de poids, en nous appuyant sur les études récentes de J.. Lefèvre et de Hédon.
Hédon a étudié la dépense calorique des jeunes chiens.
Elle est précisément très voisine de celle des nour-
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rissons (55 calories par kilogramme et par jour). Il a provoqué chez quelques-uns un amaigrissement considérable par l'inanition, et il a mesuré régulièrement leur métabolisme par la méthode indirecte des échanges respiratoires. La dépense calorique par kilogramme reste sensiblement constante ; celle par mètre carré baisse, au contraire, l'écart est d’autant plus grand que le jeûne se prolonge davantage.
En réalité, nous n'avons jamais mesuré le métabolisme basal. Celui-ci doit être déterminé sur un sujet au repos et à jeun ; or, nos nourrissons présentent une agitation variable, et ne sont pas à jeun. La grandeur mesurée, un peu supérieure au métabolisme basal, et que nous appellerons « dépense minimum », est d'environ 65 calories par kilogramme -et par jour.
- À côté de la dépense calorique, nous nous sommes efforcé de connaître l'apport alimentaire. Il suffit, en principe, d’après la composition des biberons, de calculer leur valeur calorique. La combustion de 1 gr. d’albumine donne 4,1 calories, celle de 1 gr. d'hydrates de carbone, 4,1 ; celle de 1 gr. de graisses, 9. Un biberon de 100 gr. de lait de nourrice ou de 100 gr. de lait de vache, coupé au 1/4 et sucré à 5 % donne environ 65 calories.
En fait, nous n'avons qu'une idée très approximative de l’alimentation réelle : régurgitations, vomissements, refus des biberons, sont autant de causes d'erreur. Nous pensons que les quantités réelles absorbées sont toujours plus ‘aibles qu'on ne Île