PS
lution du caillot,
L'expérience 3 montre qu’un excès d'HCI permet la dissolution du caillot.
L'expérience 4 montre que seul est utile l’excès d'acide, un minimum de pepsine est suffisant.
On peut donc présumer que le trouble du fonctionnement gastrique doit être à peu près constant dans les broncho-pneumonies. Mais il n’est pas seul en cause :
L'anorexie est probablement, dans les formes toxiques, un mode de défense de l'organisme contre un excès d'aliments.
C'est en effet un point étudié par Finkelstein qui attribue la dénutrition à l'intolérance tissulaire.
En résumé :
L'insuffisance de l’apport alimentaire tend à mettre en valeur l'importance de la perspiration au cours des broncho-pneumonies des nourrissons,
a) C’est elle qui règle essentiellement l'élimination de l’eau.
L’élimination d’eau se fait par cette voie dans une
rs
proportion qui de 4o à 5o % chez le nourrisson sain, monte à 60 ou 70 %.
b) La déperdition calorique se fait presqu'entièrement par ce processus (80 % au lieu de 5o %). Nous attachons une haute valeur à ce fait, qui implique une grande réduction du refroidissement par convection circulatoire, c’est-à-dire un moindre rôle de la circulation générale.
Sans oser fonder sur l'étude de la perspiration le pronostic de la broncho-pneumonie, nous estimons que son importance lui peut valoir une place d'honneur parmi les coefficients pathologiques couramment mesurés.
Hygiène préventive
Les broncho-pneumonies se rangent en 2 groupes : celles qui relèvent de la contagion, et celles qui relèvent de l’exaltation de la virulence des germes chez des porteurs sains.
1° Les porteurs de Germes ont été étudiés en 1911, par MM. Méry et Boulloche et au point de vue de la dissémination de là broncho-pneumonie, par : MM. Nobécourt, Paraf et Bonnet, en 1920, à la Maternité.
Ils ont pratiqué systématiquement la recherche des pneumocoques chez les malades, et aussi chez des adultes et des nourrissons ne présentant aucune affection de l’arbre respiratoire. Ils ont ensemencé le mucus de l'arrière pharynx sur gélose ascite coulée en boîtes de Pétri, ou sur bouillon à l’albumine à
la soude.
Ils ont également pratiqué des injections de mu-
cosités à la souris.
88 bébés avaient des pneumocoques : 2 fois type
I, 16 fois type IT, 20 fois type IV. Plusieurs parmi
eux ont contracté ultérieurement une broncho-pneu-
monie.
M LOOËES
On peut, avec vraisemblance, soupçonner un sujet d’être porteur de germes quand il contracte une broncho-pneumonie sans avoir été en contact avec aucun malade. à
2° La contagion peut être mise en évidence dans presque tous les cas.
Elle pose 2 problèmes
D'où vient la contagion ?
Quel est son mode de développement ?
A) D'où vient la contagion ?
La contagion existe autant en ville qu'en milieu hospitalier.
En ville, nous avons systématiquement interrogé les mères de tous les nourrissons amenés avec une broncho-pneumonie. Il est exceptionnel qu'ils n'aient pas été récemment en contact avec un malade. La mère, la nourrice a encore un coryza ou de la bronchite. Dans un cas la mère avait aux bases des râles sous-crépitants, et une expectoration rare; mais bourrrée de pneumocoques.
Nous signalerons une observation particulièremente nette : un grand-père, mourant de pneumonie, demandait à voir son petit-fils. Comme la pneumonie nest pas réputée maladie contagieuse, on l'avait porté quelques instants dans sa chambre. Le lendemain, dans la journée, l'enfant présentait subitement une poussée de fièvre. Il était hospitalisé le surlendemain même à la Maternité avec une broncho-pneumonie dont il mourut.
Il y a donc lieu d’insister auprès des mères et des nourrices, sur l’extrème danger de contagion des affections respiratoires, et sur la susceptibilité particulière que leur offrent les nourrissons.
A l'hôpital. — Il est inutile de rapporter des cas de contagion, MM. Nobécourt, Paraf et Bonnet, M. Lereboullet en signalent de nombreux exemples.
Le point important est que, non seulement les broncho-pneumoniques, non seulement les malades atteints de bronchite ou de simple coryza, sont contagieux, mais encore les porteurs de germes indemnes de toute affection respiratoire.
B) Mode de développement de la contagion.
Le mode de propagation des germes est encore inconnu.
On a étudié leur propagation directe et indirecte.
La propagation directe semble la plus vraisemblable. Il paraît naturel que les particules salivaires projelées par la toux inoculent les enfants voisins. Avec M. Ribadeau-Dumas, dans des recherches restées inédites, nous avons étudié la projection salivaire de 2 nourrissons qui présentaient une toux déchirante, continue, d’une extrême violence, telle qu'on a dû la calmer par de la morphine (obs. DA CX
C'étaient des broncho-pneumonies à pneurmoco: ques, dont le germe a tué la souris. Ces cas paraissäient favorables à la projection de microbes dans la salive.
HNNOPRS
Nous avons procédé à 2 sortes d'expériences.
Dans une première série d'expériences, nous avons maintenu, devant la bouche des enfants, des boîtes de Pétri chargées de gélose ascite. À 10 cm., nous avons eu quelques colonies de staphylocoques. Plus loin nous n'avons ‘pas eu de culture, mais Jamais un pneumocoque.
Or, le mucus pharyngien des enfants contenait des pneumocoques.
Dans une seconde série d'expériences, nous avons mesuré la portée de la projection salivaire. La salive a été colorée au moyen d’une goutte de bleu de méthylène, et reçue sur du buvard blanc. À 5 cm. le buvard était taché d’une gerbe de points bleus. A 30 cm., il n'y avait plus qu’une tâche et encore, seules de rares secousses de toux étaient capables d’une telle force de projection.
La propagation indirecte est difficile à mettre en évidence.
M. Netter a montré la présence du pneumocoque dans les poussières des salles d'hôpital.
MM. Ribadeau-Dumas et Fouet, dans des expériences restées inédites, ont cherché à mettre en évidence les pneumocoques dans l'air de la crèche de la Maternité. Ils ont fait passer une grande quantité d'air sur un filtre qui a été mis à baigner dans une solution de sérum artificiel. Ce sérum a été injecté à 30 souris, dont aucune n’a eu de pneumococcémie.
Il est un autre agent de contagion : les mains du personnel.
En effet, les matières fécales des nourrissons contiennent des pneumocoques. Il est vraisemblable que c'est par la souillure des mains du personnel que le germe est le plus fréquemment transmis.
La contagion de la broncho-pneumonie est donc un fait incontestable ; c’est le principal agent de sa propagation, mais on discute encore si c’est la contagion directe, par l'atmosphère, ou indirecte, par les objets de literie et par les mains du personnel, qui doit surtout être incriminée.
De toutes façons il est un fait cliniquement certäin, c'est que la contagion est rare dans les salles . grandes et aérées ; elle se développe, au contraire, en coup de foudre dans les pouponnières où les enfants sont entassés.