T13 ESS IV) MÉDICATION STIMULANTE
La médication stimulante comporte surtout des injections d'huile camphrée éthérée, à dose de 1 cm 2 fois par jour ; nous avons vu souvent des abcès se développer au niveau de l'injection. Ces abcès sont amicrobiens, sauf chez les enfants atteints simultanément de pyodermites, qui localisent en ce point une suppuration à staphylocoques. Turettini toutefois a trouvé des pneumocoques dans le pus de tels abcès. On peut se demander si les abcès amicrobiens ne sont pas des abcès par fixation, et si on n'y pourrait pas déceler des agglutinines spécifiques par le contact avec des sérums antipneumococciques, selon la méthode de Netter.
Nous n’insisterons pas sur les autres médications :
Caféine, adrénaline, en injections ou par la bouche, acétate d’ammoniaque, teinture de digitale ni sur l'alcool et sur le thé ou le café donnés en petites quantités. |
Notons seulement que M. Marfan préconise les injections d'huile éthérée camphrée gaïacolée, et que MM. Méry et Boulloche recommandent l'émétine.
Restent à étudier les injections de Sérum, chloruré, sodique, sucré, et albumineux, c’est-à-dire en pratique, antipneumococcique.
Il peut paraître étrange de ranger ces 3 médicaments parmi les toniques, mais nous verrons que le sérum spécifique associe une action tonique indubitable à son action anti-toxique.
Nous ne trailerons, toutefois, à ce chapitre, que de l'emploi des 2 premiers. te
Sérum chloruré sodique. — Nous n'avons que peu de données concernant l'usage du sérum salé isolonique dans la bronchopneumonie ; on le considère comme un tonique et un stimulant général. Quinton l’a injecté à fortes doses dans les déshydratations des cholériques ; il ne semble pas logique de s’en servir chez des oliguriques qui se déshydratent par transpiration et partant n’éliminent que peu de chlorures. Prigge, cependant, note des résultats favorables, chez l'adulte malgré la rétention ehlorurée, L'eau de mer, par contre, semble rendre d’excellents services contre l’anorexie des convalescents. +
Sérum glycosé. — C'est un sérum à 4o pour mille En l’injectant, on fournit à l'enfant de l’eau et du sucre. La quantité de sucre est négligeable, car pour 8o cn, elle n'est que de 4 gr., représentant 16 calories, mais la quantité d’eau n'est pas négligeable, d'autant plus qu’elle n’est pas fixée par un sel.
Dans l'heure qui suit une injection de 4o cm, se produit une diurèse relativement assez abondante, que les difficultés techniques nous ont toujours empêché de déterminer exactement, mais qui semble comporter à peu près toute l’eau injectée. La glycosurie est constante. Nous réservons donc ce sérum aux cas où nous voulons ranimer Ja diurèse, c’est-àdire aux broncho-pneumonies sans dénutrition, avec anorexie et perte horaire modérée. Il est peu indiqué dans les grandes dénutritions
Nouvelles Méthodes Thérapeutiques
Sérothérapie sous-cutanée, intra pulmonaire et vaccinothérapie. Oxygénation.
A) SÉRO ET VACCINOTHÉRAPIE (SOUS-CUTANÉES).
La sérothérapie anti-pneumococcique est couramment appliquée au traitement des broncho-pneumonies de l'enfant depuis 5 ou 6 ans. MM. Nobécourt et Paraf, Rocaz, OElsnitz, ont publié des résultats encourageants. La vaccinothérapie est encore à l'étude. Avec notre maître M. Ribadeau-Dumas, nous avons soigné, par cette méthode, une trentaine de broncho-pneumonies qui, presque toutes, ont fait par l’inoculation des selles à la souris, la preuve de leur origine pneumococcique. Les résultats ont été excellents de février à juin 1923, mais fort intermittents par la suite.
Dans certains cas, le traitement fut appliqué «in extremis ». L'enfant se cachectisait rapidement, fondait de jour en jour avec une baisse de poids quotidienne, de plus de 100 gr. Le traitement entraîna une résurrection tellement subite qu'elle ne pouvait