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d’une rechute, s’il persiste un état subfébrile et des râles de bronchite, il convient de ne pas laisser écouler plus de 7 jours sans faire au moins une injection de ro cc.
Une question délicate est celle des réinjections en cas d'accidents antérieurs. Il ne semble pas possible d'établir une règle ; la plupart des nourrissons supportent parfaitement la prolongation du traitement, et les accidents ne s’aggravent pas, ou ne se renouvellent pas. Chez d’autres, au contraire, ils s’accusent lors des réinjections. Dans ces cas, il est évident qu'il faut cesser le traitement.
Dans notre observation d'accidents sériques gangréneux, nous étions avertis de l’intolérance du malade par un œdème purpurique qui constituait une manifestation atypique de la maladie du sérum.
Nous nous contenterons donc de proposer l’attitude suivante. Comme on n’a guère à redouter d’accidents graves que lors d’une réinjection, ne pas hésiter à recourir à la sérothérapie et aux doses massives, mais, si on a observé des accidents sériques qui ne soient pas absolument bénins, il convient d'éviter un retour à la sérothérapie.
IT est une autre sorte de contre-indications : Nous avons injecté, à l’arrivée, certains enfants atteints de formes suraiguës, dont le faciès dénotait l’intoxication profonde, et présentant une hyperthermie ou une hypothermie de pronostic fâcheux. Il nous à paru que, sans provoquer, à proprement parler d’accidents sériques, l'injection cntraînait une aggra-
vation immédiate et notable du syndrome toxique Il y a donc lieu de ne pas traiter les enfants mou rants, dont l’état n’est pas nettement remonté par le premier bain sinapisé.
VACCINOTHÉRAPIE.
. La vaccinothérapie isolée n’a pas été étudiée en grand. Il a été pratiqué dans le service de médecine de la Maternité, en 1921, une vingtaine de vaccinations antipneumococciques (vaccin Pasteur). Parmi celles faites préventivement, 4 nourrissons ont contracté ultérieurement une bronchopneumonie, et 3 en sont morts. 4 autres ont été traités au cours de la maladie et 1 seul a guéri. D'OElsnitz et Colle ont utilisé conjointement séro et vaccinothérapie. Ils injectaient chaque jour ro ou 20 cc de sérum mixte anti pneumo et anti strepto. Le lendemain de l’injection, ils commençaient la vaccinothérapie par 1/8 de ce, d’un vaccin mixte pneumo et strepto polyvalent, dosé à un milliard de germes par cc. Ils augmentaient la dose de 1/4 de cc tous les 2 jours jusqu'à un maximum de 1 cc.