‹ La Brucellose Bovine: Son DiagnosticChapitre 24 sur 51 · IT. — RECHERCHE DES MODIFICATIONS HUMORALES · texte numérisé non relu

IT. — RECHERCHE DES MODIFICATIONS HUMORALES

14° — MODIFICATIONS HUMORALES.

Les microbes, comme les cellules et les humeurs, renferment, en proportions variables, certains constituants

protéiques de nature colloïdale, appelés antigènes par Dètre Deutsch, qui provoquent, chez les animaux auxquels ils sont injectés, la formation de substances antagonistes ou anticorps spécifiques.

Chaque espèce microbienne en possède plusieurs sortes qui, selon Mile Raphael, forment une véritable « mosaïque d’antigènes ». Chacun de ceux-ci est spécifique. L'ensemble l’est également, par coexistence constante de certains d’entre eux.

Un antigène « domine » habituellement et engendre un anticorps également dominant. Les altérations d'origine physique (chaleur, froid, etc.) affectent les propriétés antigènes accessoires et laissent intactes les propriétés dominantes. Ceci s'applique aussi aux anticorps.

Anticorps.

Inconnues dans leur nature et uniquement décélées par

les réactions qu'elles provoquent, les substances dénommées anticorps se forment dans les humeurs au cours de l'infection ou sous l'influence d’injections d’antigènes. Elles n’ont jamais pu être isolées. Quelques savants ont nié leur existence et attribué leurs manifestations à des modifications purement physiques des liquides organiques colloïdaux ; mais les phénomènes qu'elles provoquent «in vivo » et «in vitro » sont tels, leurs caractères sont si précis, qu'il convient, jusqu’à plus ample informé, de leur conserver cette appellation.

Les anticorps sont surtout abondants dans le sérum sanguin, où ils paraissent liés à la fraction globuline. Ils résistent à 55° et ne s’altèrent que très lentement, sous l’influence du vieillissement.

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Nicolle, Boquet, Cesari, Jouan, distinguent les anticorps des cellules, qui comprennent les agglutinines et les lisines ; les anticorps des humeurs qui renferment les précipitines et les sensibilisatrices ; enfin, les anticorps des toxines ou antitoxines.

Ces derniers sont liés à l’immunité et présentent un caractère défensif.

Les autres, au contraire, dépendent de l'infection et n’exercent aucune action protectrice. Ils apparaissent comme les témoins d’une réaction de défense de l'organisme.

Les procédés de diagnostic que nous allons envisager

sont basés sur la recherche des principales d’entre elles, à savoir : précipitines, sensibilisatrices, agglutinines. Après une simple numération de quelques méthodes peu employées, nous exposerons sans détails la déviation du complément. Nous terminerons par une étude plus complète de la réaction couramment utilisée pour la recherche de la Brucellose bovine : l’agglutination. Nous envisagerons successivement : son principe, sa mise en œuvre et ses applications.

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