‹ La bruyèreChapitre 16 sur 81 · Voyez tome II, p. 479» note à note · texte numérisé non relu

Voyez tome II, p. 479» note à note

SUR LA BRUYERE. lxvii

rant de ses études. Au début de février, la correspondance de la Bruyère s'était ralentie; Condé s'en plaignit, et ce fut le P. Alleaume qu'il chargea de lui transmettre ses reproches. 11 paraît que la Bruyère les avait prévenus en écrivant le g février, le jour même où le P. Alleaume devait s'acquitter de sa commission, la première lettre qui nous soit parvenue de sa correspondance ^ C'est dans cette lettre qu'il exprime son regret de n'être pas chargé de toutes les études du prince. Il voudrait « du moins pour son fait et sur les choses qui le regardent, >) avoir « six grandes heures par jour à bien employer » auprès de lui; son élève ferait a d'étranges progrès. » Il est satisfait néanmoins de ceux qu'il obtient : « Le peu de temps que j'use auprès de Monsieur le duc de Bourbon lui est fort utile;... il sait très-bien ce que je lui ai appris,... il n'est pas aisé même de le mieux savoir. « Et en deux lignes la Bruyère nous apprend quelle est la méthode de son enseignement : « Je viserai toujours à ce qu'il emporte de toutes mes études ce qu'il y a de moins épineux et qui convient davantage à un grand prince*. » Aussi bien il nous dit obéir en cela aux instructions de Condé : « .... Je.... ne rêve du matin au soir, lui écrit-il le 6 avril en lui parlant encore du duc de Bourbon, qu'aux moyens de lui être utile, et à lui rendre ses études moins amères, prévenu d'ailleurs que ce sont là vos intentions'. »

Condé suit avec une attention persévérante les études de son petit-fils. Il règle les leçons de chaque Jour de la semaine, et parfois modifie, du même coup, les programmes qu'il a luimême arrêtés et les dispositions qu'a prises la Bruyère : « L'on marche également, écrit encore ce dernier le 9 février, dans toutes ces différentes études (// vient de les énumérer)j et nulle n'est privilégiée, si ce n'est peut-être l'histoire,

1. « Comme mon unique application, écrit-il (tome II, p. 477), est d'avancer les études de Monsieur le duc de Bourbon, et que je travaille à cela à Versailles, du matin au soir, sans nul relâchement, ma plus grande joie aussi est d'en rendre compte à Votre Altesse Sérénissime. Je m'abstiens souvent de lui écrire afin de ne point tomber en des redites, et j'attends quelquefois que nous ayons passé à des choses nouvelles.... » La Bruyère a daté sa lettre du 9 janvier i685, mais elle est du 9 février.

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