‹ La bruyèreChapitre 29 sur 81 · Tome I, p. 3ai, n» 60. — 4- Mémoires, tome X, p. m · texte numérisé non relu

Tome I, p. 3ai, n» 60. — 4- Mémoires, tome X, p. m

5, Voyez tome II, p. 879.

SUR LA BRUYERE. lxxxv

Les autres gentilshommes , les Moreuil , les Monteil , les Briord, les Fesensac, les Ricour, n'étaient sans doute pas mieux: pre'parés à s'entretenir de philosophie ou de belles-lettres avec la Bruyère, qui n'a point trouvé d'amis parmi eux. Dans les dernières années de sa vie, il aura ses jours de succès à Chantilly, ou du moins il croira les avoir : en 1694, alors qu'il est devenu écrivain célèbre et de plus académicien, il y joue au lansquenet, et se montre « un des rudes joueurs qui soit au monde; » il y reçoit, je ne sais à quelle occasion, des « honneurs » tels qu'ils peuvent lui « tourner la cervelle ; 55 enfin les récits qu'il fuit de ses séjours à Chantilly sont pleins des plus plaisantes folies et même d'extravagances, si l'on en croit Phélypeaux*. Mais, en dépit de ses succès auprès des princes, la Bruyère ne savait pas plaire à ses nobles collègues. Il faut bien rappeler cette preuve, que renferme le Journal de Galand :

« M. Fougères, ofiQcier de la maison de Condé depuis plus de trente ans, disoit que M. de la Bruyère n'étoit pas un homme de conversation, et qu'il lui prenoit des saillies de danser et de chanter, mais fort désagréablement-. »

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