LIVRE SECOND
Des dents. — Etudes physiognomoniques.
Voici les observations que j'ai faites sur la signification caractéristique des dents, de leur forme, de leur disposition.
Les dents blanches, propres et bien alignées qui s'avancent aussitôt qu'on ouvre la bouche, sans pour cela déborder les lèvres, ni sans se montrer entièrement à découvert, marquent toujours chez les hommes faits et surtout chez les femmes , de la bonté , de la loyauté , de la propreté , de l'amabilité.
J'ai pourtant observé que les caractères que je viens de signaler se rencontrent souvent avec des dents malpropres, inégales et même laides.
Mais dans ce cas il faut attribuer le mauvais état des dents,
soit à une maladie, soit à quelque mélange d'imperfection morale.
Chaque jour je constate que la forme des dents, leur position, leur propreté, sont plus que nous ne le pensons analogues aux goûts de chaque personne.
Toutes les fois qu'à la première ouverture de la bouche, vous apercevrez une partie considérable de la gencive supérieure, en général , vous devez vous attendre à beaucoup de froideur et de flegme.
Des dents courtes, un peu larges et se joignant bien les unes aux autres, indiquent la force.
Des lèvres serrées et rapprochées, de manière que la lèvre inférieure soit plutôt en avant qu'en arrière, un menton large et bien proéminant, sont les indices d'une force solide et tranquille; l'Hercule de la fable avait les dents courtes, un peu larges, les lèvres serrées et rapprochées.
Une bouche ouverte, une mâchoire longue et tenant fortement à l'oreille, des gencives de couleur blanchâtre, des dents jaunâtres ou verdâtres, sont presque toujours des indices infaillibles de faiblesse physique et morale.
Préceptes de Buccomancie.
Aux personnes qui voudront se livrer à l'étude dé la buccomancie, je conseille de bien observer d'abord la bouche, de distinguer dans cet organe multiple :
La lèvre supérieure, proprement dite ;
La lèvre inférieure, proprement dite ;
La ligne qui résulte de la jonction des deux lèvres lorsqu'elles sont doucement fermées sans contrainte ;
Le centre de la lèvre supérieure ;
Celui de la lèvre inférieure ;
Les bouts sur lesquels la ligne du milieu repose des deux côtés ;
Enfin, les deux parties extrêmes qui terminent cette ligne et par lesquelles elle se dégage de chaque côté.
Sans ces distinctions, il est impossible de bien juger une bouche quelconque.
Telles sont les lèvres, tel est le caractère.
Telles sont les dents, telles sont les passions.
Les préceptes et axiomes que j'ai déjà clairement exposés et formulés dans les chapitres précédents sont autant de preuves palpables de cette vérité.
Le sentiment Phisiognomonique est inné chez l'homme.
Toutes les créatures, dit Hammer, ont des caractères propres qui en différencient non seulement les classes, les genres et les espèces, mais encore l'individualité.
Chaque individu, dit Lavater, diffère de chaque individu de son espèce.
Un principe bien connu, mais aussi le plus important et le plus décisif qu'on puisse invoquer à l'appui de la physiognomonie en général, et de la buccomancie en particulier, c'est que d'une rose à une rose , d'un œuf à un œuf, d'un poisson à un poisson, d'un éléphant à un éléphant, d'un aigle à un aigle, d'un homme à un homme, d'une femme à une femme, il n'a jamais existé de ressemblance parfaite.
Or, en ce qui regarde l'homme, le premier, le plus sûr fondement de la physiognomonie, et par conséquent de la buccomancie, sera infailliblement que, dans toute analogie, dans toute parité des innombrables physionomies, il est impossible que deux figures prises au hasard, puis rapprochées l'une de l'autre et comparées avec un soin scrupuleux, ne présentent pas des différences multiples et parfaitement appréciables à première vue.
Une autre vérité non moins incontestable et admise par tous les physiognomonistes, c'est qu'il est impossible de
rencontrer deux visages et deux caractères exactement pareils.
En partant de ce principe physiognomonique, on ne peut s'empêcher d'admettre, comme une vérité qui n'a pas besoin d'autre preuve, que cette diversité extérieure de visages et de formes doit impliquer certains rapports, et présenter une analogie naturelle avec la diversité des esprits et des cœurs.
D'ailleurs n'est-il pas incontestable que les hommes jugent de toutes les choses, sans exception, d'après leur physionomie, leur extérieur, leur surface donnée? Ne concluentils pas généralement de ces données extérieures, tous les jours et à tous les moments aux qualités intérieures? Le médecin ne juge-t-il pas souvent mieux par l'inspection de la physionomie que par toutes les informations qu'on lui donne sur l'état du malade.
La nature entière n'est-elle pas physionomie, s'écriait avec raison le père des physiognomonistes ? Surface et contenu? Corps et âme? Effet extérieur et force intérieure? Principe invisible, palpable et visible? Quelle est la connaissance humaine qui ne soit basée sur les signes extérieurs, les caractères, le rapport du visible avec l'invisible, du perceptible avec l'imperceptible ?
La physiognomonie et sa fille aînée la buccomancie, ne sont-elles pas, dans toute l'acception du mot, l'âme de tous les jugements de l'homme, de tous ses efforts, de toutes ses actions, de toutes ses sensations agréables ou désagréables, produites en lui par les objets extérieurs ?
Chaque insecte connaît son ami et son ennemi, dit Zimmermann; chaque enfant aime ou craint, sans savoir pourquoi, par les effets des physionomies. Il n'y a pas un
homme sur notrejglobe qui, plus ou moins, ne mesure, ne compare physionomiquement tout autre homme qui se présente devant lui pour la première fois, quand même il n'aurait jamais entendu prononcer le mot de physionomie ; pas un homme qui ne juge toutes les choses physionomiquement en concluant de leur valeur extérieure à leur valeur intérieure. L'art lui-même n'est basé que sur la physiognomonie. Pourquoi l'hypocrite cherche-t-il tant à imiter l'honnête homme ? C'est parce que tous les yeux reconnaissent le caractère extérieur de la probité. Quel est le juge qui, avant de rendre son jugement, ne consulte pas la physionomie de 1! accusé? Quel maître, quelle maîtresse de maison prend à son service un domestique, une servante, sans tenir compte de leur extérieur, de leur physionomie?
Oui, chaque homme, qu'il en ait conscience ou non, est physionomiste par instinct ; oui tout être vivant sur la terre conclut, du moins à sa manière, de l'extérieur à l'intérieur, il juge ce qui de sa nature est inaccessible aux sens, d'après ce dont les sens se trouvent être frappés.
Cet aveu universel qui consiste à reconnaître .que l'extérieur, le visible, la surface d'un objet en indiquent l'intérieur, la qualité; que tous les caractères extérieurs sont l'expression des qualités intérieures, m'a toujours paru d'une clarté décisive, d'une importance extrême pour la physiognomonie et surtout pour la buccomancie.
Les épigraphes que j'ai déjà citées sont autant de témoignages en faveur de la buccomancie, témoignages puisés aux sources les plus pures, les plus authentiques.
Le roi Salomon qui avait étudié toute la nature, depuis le
cèdre jusqu'au brin d'herbe, glorifia aussi dans ses divers ouvrages la physiognomonie et la buccomancie.
Dans le chapitre VI de ses Proverbes, versets 12 et 13, il s'écrie :
- « L'apostat est un homme qui n'est bon à rien; ses actions démentent sa bouche. Il fait signe des yeux, il frappe du pied, grince des dents, parle avec les doigts. »
Bans le chapitre XIII^ verset 30, Salomon ajoute :
« Celui qui pense à de noirs desseins avec un œil vif, exécute le mal en se mordant les lèvres. »
Dans le chapitre XVII, verset 24.
« La sagesse reluit sur la bouche et le visage de l'homme : l'insensé a toujours des yeux hagards. »
Dans Yecclésiaste, le même Salomon, dit, chapitre XIII, versets 31 , 32 :
« Le cœur de l'homme change la physionomie et la bouche de l'homme, et les rends bonnes ou mauvaises. »
Dans le chapitre XIX, versets 26, 27 :
« On connaît une personne à la vue, et on discerne à l'air du visage, l'homme de sens. Le vêtement du corps, le ris des dents et la démarche de l'homme font connaître ce qu'il est. »
La médecine moderne a surtout constaté l'infaillibilité de la buccomancie, c'est-à-dire la certitude des jugements physiognomoniques qui dérivent de l'examen et de l'étude des diverses parties de la bouche.
Voici ce que dit à ce sujet M. Descurets dans sa Médecine des passions :
Eloquente, même jusque dans son silence, la bouche est,
après les yeux, la plus expressive de toutes les parties du visage.
Le caractère est, en général, d'une trempe analogue aux lèvres; ferme, mou ou mobile comme elles.
Des lèvres grosses et bien proportionnées indiquent de la bonté, de la franchise ;
Charnues, elles indiquent un penchant prononcé à la sensualité et à la paresse ;
Rognées, elles inclinent à l'avarice.
Une lèvre supérieure qui déborde un peu est la marque d'une bonté affectueuse ;
L'avancement de la lèvre inférieure correspond plutôt à une froide bonhomie ;
Une lèvre inférieure qui se creuse au milieu décèle un esprit plein d'enjouement et de douce malice ;
Une bouche resserrée dont la fente court en ligne droite, et sur laquelle le bord des lignes ne paraît pas , est l'indice du sang-froid et d'un esprit appliqué, ami de l'ordre, de l'exactitude et de la propreté.
Si elle remonte en même-temps vers les commissures, elie suppose un fonds de prétention, de vanité et de frivolité malicieuse.
Une bouche doucement fermée et dont le dessin est correct, indique un esprit ferme, réfléchi et judicieux.
Une bouche toujours béante est le signe de la sottise.
Toutes les fois qu'à l'ouverture de la bouche les gencives supérieures paraissent en plein comme chez les Anglais, on peut diagnostiquer beaucoup de flegme et de froideur dans le caractère.
Contrairement à l'opinion des anciens, les dents petites et courtes sont dans l'âge adulte l'attribut d'une force extraordinaire, et souvent d'une grande pénétration d'esprit.
Petites et rentrantes , elles dénotent de la finesse sans méchanceté, mais pourtant un caractère difficile et vindicatif.
De longues dents sont un indice certain de faiblesse et de timidité.
Celles qui, très-saillantes, semblent reposer sur la lèvre inférieure annoncent peu d'énergie, peu d'esprit, mais un caractère caustique et toujours disposé à mordre.
Méfiez-vous des gens qui ont constamment le sourire sur les lèvres, aussi bien que de ceux qui ont la bouche de travers, et dont le rire a quelque chose de forcé.
La Buccomancie considérée comme Science.
Je ne dissimule pas que plusieurs de mes lecteurs s'écrieront, dans un mouvement de scepticisme exclusif :
« La buccomancie, y eut-il effectivement de nombreuses vérités dans ses doctrines, ne passera jamais à l'état de science. »
Voici ma réponse à cette objection :
« La buccomancie , comme la physiognomonie dont elle dérive, peut devenir une science, aussi bien que toutes les sciences qui ne sont pas purement mathématiques. »
Aussi bien que la physique, car elle est une partie importante de la physique ,
Aussi bien que la médecine, car elle fait partie du grand art de guérir ;
Aussi bien que la chimie qui lui prête son puissant concours dans plusieurs circonstances.
Gomme toutes les autres sciences , la buccomancie peut
se réduire, jusqu'à un certain degré, à des règles fixes, invariables ;
Elle a des caractères positifs qu'on peut saisir, étudier, observer et enseigner ;
Comme la médecine et la physiognomonie , elle devra beaucoup abandonner à l'intuition, au sentiment; toutes les fois qu'elle n'offrira pas de règles bien précises , de caractères bien déterminés ou déterminables , dans toute l'acception du mot.
Mais si mes lecteurs et surtout mes lectrices, veulent bien ne pas perdre de vue ce que toutes les sciences non mathématiques ont de commun entre elles , elles ne feront plus la moindre objection contre le caractère essentiellement scientifique de la buccomancie.
Dès qu'une connaissance quelconque offre certains signes démonstratifs, elle est scientifique, et nous verrons bientôt de combien de découvertes morales , intellectuelles et physiques, la buccomancie enrichira le domaine déjà si fécond de la physiognomonie,
De l'utilité de la Buccomancie,
Est-il utile de connaître l'homme d'une manière claire , précise, juste, générale et particulière?
La connaissance des qualités intérieures par la conformation et les traits de la bouche sera-t-elle par conséquent utile?
A ces deux questions mes lectrices surtout, s'empresseront de répondre affirmativement.
En effet, il faudrait être bien aveugle pour ne pas voir que l'usage proportionnel de chaque faculté, la satisfaction proportionnelle de chaque désir, sont bons, utiles, indispensables pour le bien être de l'homme.
D'ailleurs, parmi toutes les connaissances, celle de l'homme lui-même n'est-elle pas la plus importante, la plus utile? Qu'est-ce qui touche à l'homme de plus près que l'homme? Quelle connaissance peut avoir plus d'influence sur son bien être que la connaissance de lui-même et surtout de ses semblables?
La buccomancie qui, jusqu'à ce jour, n'avait été que trèslégèrement , très superficiellement indiquée par les auteurs qui ont écrit sur la physiognomonie, peut donc, incontes-
tablement, s'approprier un mérite spécial parmi les connaissances humaines. J'ajouterai même que les signes caractéristiques dont les sens sont frappés , c'est-à-dire les connaissances naturelles sont généralement les plus sûres et par conséquent les plus utiles : c'est donc, comme étude générale, et non seulement comme connaissance particulière de l'homme, que la buccomancie aura une double utilité.
Que rencontrons-nous en entrant dans la vie? La société de nos semblables. Par sa nature, l'homme est appelé à vivre avec l'homme. La connaissance de l'homme est donc indispensable à chacun; mais dans des milliers de cas nous ne pouvons pas juger les hommes d'après leurs actions, leurs antécédents, leurs bonnes ou mauvaises inclinations que nous ne connaissons pas ; quel moyen plus prompt, plus facile, plus infaillible, plus loyal, de sonder les individus, que la science des physionomies, et par conséquent la buccomancie qui résume ou du moins contient les principaux éléments de la physiognomonie ?
La buccomancie nous donne un sens nouveau : c'est un troisième œil qui nous sert à découvrir des secrets enfouis dans le Cœur de nos semblables. Là où un spectateur inattentif et qui n'a jamais observé les physionomies ne verra rien, l'œil exercé du connaisseur en buccomancie découvrira la vertu à travers les voiles qui la couvrent : la perfidie , la trahison sont leurs triples replis ; l'amour, la haine, l'indifférence, l'avarice, la bonté; le crime et la grandeur d'âme, ne peuvent échapper à ses investigations.
En ce qui me concerne particulièrement, je dois avouer que l'étude de la buccomancie et l'extension de mon sentiment physiognomonique , m'ont beaucoup servi dans la
carrière que j'ai déjà parcourue ; j'ajouterai même que dans plusieurs circonstances , la buccomancie a été pour moi un auxiliaire indispensable : j'aurai occasion de le démontrer par plusieurs faits qui me sont particuliers.
Axiomes et Principes généraux sur la Physionomie humaine.
Que n'ai-je, disait le savant Huart, des dessinateurs assez habiles pour épier et pour rendre exactement les contours de la bouche au moment où elle rit ! un traité complet du rire serait un manuel des plus intéressants pour la connaissance de l'homme.
Qui rit bien est bon.
L'expérience nous démontre que la délicatesse ou la rudesse des contours en général, et de ceux de la bouche en particulier , correspondent avec la douceur ou la vivacité caractère.
Les parties de tout corps ont une signification tellement prononcée qu'il suffit d'en voir l'ensemble dans un objet donné, pour juger aussitôt de ce dernier, avec autant de promptitude que de justesse. Ainsi , dit l'auteur d'un manuscrit cité par Lavater, pour ne parler que des extrémités les plus frappantes , tout le monde regardera à première vue l'éléphant comme le plus intelligent, et le poisson comme le plus borné des animaux .
Le haut du visage jusqu'à la racine du nez, est le siège du travail intérieur qui s'opère en nous : le bas du visage et surtout la bouche servent à la manifestation extérieure de nos pensées et de nos résolutions.
Un nez fort en saillie et une bouche avancée annoncent l'éloquence, l'assurance, l'indiscrétion, l'insolence, la friponnerie, et en général tous les défauts qui supposent de la hardiesse dans l'exécution.
Le nez est le siège du dédain : un léger mouvement du nez exprime l'ironie.
La lèvre supérieure renversée indique l'effronterie, l'insolence, quelquefois la menace.
Une lèvre inférieure avancée dénote un homme fanfaron, bravache, stupide.
Ce qui rend ces signes encore plus expressifs , c'est le port de la tête, soit qu'elle se lève peu à peu , soit qu'elle se retourne lentement. Le premier de ces gestes est le signe du dédain où le nez joue un grand rôle : l'autre est l'expression de la plus audacieuse témérité , expression à laquelle la lèvre inférieure concourt principalement.
Un menton pointu indique plus souvent la ruse qu'un menton reculant.
La forme droite du nez indique de la gravité, sa courbure et ses inflexions sont la marque d'un esprit généreux.
Une lèvre supérieure aplatie sur les dents, et qui ne ferme pas trop bien, dénote un caractère timide , une lèvre inférieure de la même forme indique un homme circonspect dans ses paroles , une femme sur la discrétion de laquelle on peut compter.
Le visage étudié sous le rapport de la largeur , est de deux espèces principales :
La première est celle où les joues forment des surfaces presque égales, où le nez est en proéminence à l'instar d'une colline, où la bouche s' allongeant en ligne droite, fait l'effet d'une coupure de sabre, et où les mâchoires ne forment qu'une ligne légèrement courbée. Une pareille forme de ligure indique l'inflexibilité, l'entêtement.
La seconde est celle où le nez a un dos .fortement prononcé, et où toutes les parties des deux côtés forment entre elles des angles aigus. Les os de la joue sont alors imperceptibles; les lèvres reculent de côté et d'autre : la bouche aussi recule ou bien elle se concentre en une ouverture ovale; les mâchoires se terminent en pointe aiguë vers le menton. A ces signes vous reconnaîtrez l'activité, la finesse, la hardiesse dans les affaires.
Chaque bouche a ses mouvements , ses contractions favoris qui donneraient l'idée complète du caractère de chaque individu, si on voulait , ou plutôt si on pouvait saisir ses divers mouvements avec le crayon ou le pinceau.
Ce qu'il y a d'irrégulier et de dérangé dans la conformation de la bouche peut aussi bien provenir de causes intérieures que de causes extérieures. Mais la régularité nait exclusivement de l'accord qui règne entre des causes de double nature. D'où il suit que la buccomancie telle que je l'ai étudiée, telle que je l'enseigne, découvre plutôt le bon que le mauvais côté du caractère. Je n'ai pas besoin de dire qu'il faut excepter les moments où les individus dont on étudie le caractère d'après la buccomancie, sont agités par de mauvaises passions. Le buccomancien ne doit juger qu'à l'état calme : Les passions bouleversent momentanément la bouche la plus pure, la plus parfaite.
Le but de la buccomancie n'est pas seulement de deviner
les caractères individuels, mais plutôt de connaître et d'apprécier le caractère humain en général.