‹ La Bulgarie chrétienne, ètude historiqueChapitre 12 sur 50 · Histoire de Photius, pages 144 et suivantes · texte numérisé non relu

Histoire de Photius, pages 144 et suivantes

tt Nicolas I*', qui crut devoir recourir dans celte circonstance aux lumières des prélats les plus éclairés de rOccident. 11 écrivit, le 23 octobre 867, au célèbre Hincmar, archevêque de Reims, pour lui demander son avis sur les griefs du patriarche grec, et notamment sur la question de la juridiction de la Bulgarie*. « Quand vous aurez lu cette lettre, lui « disait-il en terminant, envoyez-la promptement « aux autres archevêques du royaume de Charles, a afin que chacun, dans sa province, examine ces a questions avec ses suifragants et nous écrive leur «avis que vous aurez soin de nous envoyer'.» Le pape écrivit en même temps à Charles le Chauve pour qu'il pennît aux évêques de son royaume de s'assembler à ce sujet. Telle était la considération dont jouissait déjà l'Église de France dans toute la chrétienté.

Hincmar lut la lettre de Nicolas I®"" au roi de France, en présence de plusieurs évêques, dans une résidence royale du diocèse de Laon, et il y fut résolu que Ton demanderait Tavis des évêques et des docteurs les plus renommés. L'on a conservé les réponses d*Énée, évêque de Paris, et de Ratram, moine de Corbie '. Les traités de ces docteurs sont fort ex-

i. Assemani, tome II, page 175.

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