‹ La Bulgarie chrétienne, ètude historiqueChapitre 13 sur 50 · Fleury, livre LI, chap. vi · texte numérisé non relu

Fleury, livre LI, chap. vi

3« Rohrbacher, tome XII, page 255.

2i LA BULGARIE CHRÉTIENNE.

plicites pour donner raison au pape, aussi bien sur les questions de dogme et de discipline qu'en ce qui concerne la juridiction sur la Bulgarie. Ainsi, au ix« siècle, la France avait été vivement préoccupée du conflit qui était alors la Question d'Orient, et elle venait en aide à la papauté non-seulement par des. dons pécuniaires, mais par le concours plus précieux des lumières de ses docteurs. Les évêques de la Germanie avaient été aussi consultés et s'étaient réunis en concile à Worms ; mais ils furent dispensés d'envoyer leurs réponses parce que, dans l'intervalle, Photius avait été renversé du siège de Constantinople sur lequel Ignace était remonté*.

Cette restauration et le concile qui fut tenu à cette occasion à Constantinople donnèrent pleine satisfaction au pape sur tout ce qui concernait le dogme et la discipline; mais ils laissèrent subsister la question irritante de la juridiction sur la Bulgarie, qui était véritablement la pierre d'achoppement pour une union durable.

On a vu que la cour de Rome n'avait pas mis à constituer définitivement l'Église bulgare tout l'empressement que les circonstances commandaient. Fatigué de ce retard, et sachant que les légats du pape présidaient un concile à Constantinople, Michel Bogoris y envoya des ambassadeurs qui demandè-

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