Ulyricvm sacrum, tome Vin, pages 197 à
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îesseurs de saint Méthode, fuyaient les persécutions les Hongrois idolâtres et les tentatives de latinisation, poursuivies avec brutalité par le clergé allemand, malheureusement infidèle à la tradition de Jean VHP. Ce clergé slave vint en partie se réfugier à Oehrida, sous la protection des princes bulgares déjà slavisés. C'est là que fut achevée la liturgie gréco-slave, fondée par les deux frères saint Cyrille et saint Méthode. La Bulgarie, en conservant le rite oriental, cessa de célébrer en langue grecque ou latine. La religion revêtit ainsi, comme la nation, le caractère slave dans ses manifestations extérieures. Cette circonstance a complètement changé les conditions du conflit de juridiction dont il a été parlé plus haut. Dès lors, le patriarchat des grecs n'eut plus même aucune raison de convenance à faire valoir pour demander que la Bulgarie fût rattachée au siège de Constantinople. Ce changement, qui a persisté à travers bien des vicissitudes , est encore le nœud de la situation actuelle.
Cependant les luttes n'avaient pas discontinué
i. Sur la conduite des Allemands envers les Slaves, consultez Krasinski , Sketch of the religions history of the Slavonic nations. Edimbourg, 1851. — Cyprien Robert, le Monde slave, Paris, 1852. — Maciejowski, Essai historique sur l'Église chrétienne des deux. rites chez les Slaves. Berlin, 1846. — Mickiewicz, Cours de littérature slave professé au Collège de France. Paris, 1849, passlm.
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entre les Grecs et les Bulgares. En 1019 , le premier empire bulgare, déjà démembré par les victoires de Zimiscès, fut complètement détruit par Tempereur de Constantinople, Basile, surnommé le Bulgaroctone* ou tueur de Bulgares, qui respecta ^ dit-on , après sa victoire les mœurs des vaincus *et leur langue nationale.
Le patriarchat d'Ochrida continua à exercer sa juridiction sur les provinces reconquises par les Byzantins *, mais les rapports directs avec Rome durent cesser sous la domination grecque. Nous reprendrons plus loin la suite de l'histoire du siège d'Ocbrida. Seulement, pour ne pas revenir à plusieurs reprises sur ce sujet, et anticipant un peu sur les événements, on doit mentionner ce qui est arrivé en 1222. Théodore-Ange Gommène se fit sacrer par Tarchevêque d'Ochrida, lequel, d'après le témoignage deLequien, dans Oriens Christianus, se disait être indépendant [suijuris), n'être tenu de rendre compte à personne de ses actes, et avoir le pouvoir de sacrer des rois en tout lieu, en tout temps, et de conférer cette dignité à qui il voudrait ^, ce qui établit bien la persistance du siège d'Ochrida dans ses prétentions après la conquête grecque.
Je ferai aussi remarquer ici une fois pour toutes
i. Âssemani, tome m, 2® partie, chap. vu.