Les Bulgares et le haut clergé grec, Constantinoplé
SITUATION ACTUELLE. 7r
« 2** ... Pour de l'argent, ils donnent le sacerdoce « aux indignes; pour de l'argent, ils annulent les « mariages Iéf>aux et confirment les mariages illé- « gaux; pour de Targent, ils condamnent et punisce sent les prêtres innocents et absolvent les cou- « pables ; pour de l'argent , ils multiplient sans « nécessité les prêtres et ne se soucient point de « savoir où et comment pourront être entreteni^s « les ordonnés; pour de l'argent, ils violent enfin « toutes les lois de l'Église. Aussi tout office ej; jtpute « dispense épiscopale sont-ils précédés d'un aboroi- « nable marché et suivis d'oppression et de persécua tions.
u i® Les évêques grecs non -seulement n'ensei- « gnent pas au peuple la piété, ni ne l'édifient par (( leurs offices, mais ils ne sont pas même capables ,« de remplir ces saints devoirs, d'abord parce qu'ils « sont grossiers et ignorants , et ensuite parce qu'ils <( ne connaissent pas notre langue. Et ne* connaisse sant pas notre langue, non-seulement ils ne peuce vent pas donner, par eux-mêmes, à notre peuple <( la consolation et l'édification chrétiennes, mais ils « tachent d'en empêcher même ceux qui en seraient « capables, en usant de tous les moyens en leur « pouvoir pour bannir notre langue de nos églises, « et y introduire la langue grecque , qui , pour « notre-population, est complètement inintelligible.-
a 5« Mais ce n'était pas assez pour les évéques « grecs. Ne se contentant pas de tenir une conduite « évidemment contraire à la chrétienté, évidera- (( ment en désaccord avec l'humanité, ils s'adonnent
« au plus scandaleux dérèglement
« Tel est le clergé grec, telle est sa conduite, tel est « son service I »
Telle est, du moins, l'opinion que s'en est faite le troupeau confié à ses soins. Dans la brochure déjà citée, l'on a répondu tant bien que mal à une partie de ces accusations que nous ne voulons ici ni affirmer ni contredire... Encore une fois, nous ne faisons pas plus de la polémique que de la politique, mais de l'histoire. D'ailleurs, il nous en coûterait d'avoir à relever nous-mêmes les fautes ou les erreurs d'une Église qui, sous d'autres rapports, a bien mérité de ia chrétienté. Nous ne voulons témoigner à nos frères orientaux que les sentiments de charité dont l'Église catholique romaine est animée à leur égard. Nous voulons leur tendre la main, et non pas chercher à les accabler en leur reprochant les conséquences d'une situation fausse, dont les générations actuelles ne sont pas responsables. Nous nous contenterons donc d'exposer la situation qui résulte, pour les uns et pour les autres, du débat engagé actuellement entre les Grecs et les Bulgares.
On a vu comment les Bulgares traitent le haut