Chapitre xiv
LETTRE ETiCYCLIQUE DE SA SAINTETÉ PIE IX AUTL ORIENTAUX, «m SDPREMA PETRI, » DU JOUR DE L*ÉPIPHANIE 1848
(Extrait.)
... Nous conserverons entièrement intactes vos
I liturgies catholiques particulières, que nous ho-
I Qprops véritablement, quoiqu'elles diffèrent en
^-•fiasîeurs choses de celles des Églises latines. Car
■ W^ liturgies ont été honorées également par nos
prédécesseurs, comme étant recommandables par
la vénérable antiquité de leur origine et écrites dans
des langues parlées par les Apôtres ou par les
Pères, et comme comprenant des cérémonies d'un
édat et d'une magnificence imposante, propres à
eiiciter la piété et la vénération des fidèles pour
ies.saints mystères.
Cette sollicitude du Siège apostolique pour les litargies catholiques des Orientaux est démontrée par plusieurs décrets et constitutions que les Pontifes romains ont rendus pour que ces liturgies «oient conservées. Parmi ces documents, il suffira
de rappeler les lettres de notre prédécesseur Benoît XIV, et particulièrement celle qui a été écrite le 26 juillet 1755, et qui comiiiepce par ces mots: (( Allatœ sunt. » Cette sollicitude est prouvée, en outre, par la liberté laissée aux prêtres orientaux venus en Occident, non-seulement de célébrer dans les églises des Latins d'après le propre rite de leurs nations*, mais encore d'avoir en plusieurs lieux, et surtout à Rome, des églises bâties pour leur usage spécial.
Il ne manque pas non plus en Occident de monastères de rite oriental, ni d'autres établissements destinés à recevoir les Orientaux, ni de collèges fondés spécialement pour que les fils des Orientaux,ji soit seuls, soit mêlés à d'autres jeunes gens, étudient les lettres et les sciences sacrées, se forment à l'instruction cléricale et deviennent ainsi aptes à remplir les fonctions ecclésiastiques chacun dans son pays.
1. VOEuvre des écoles d'Orient fait célébrer avec solennité des messes diaprés les rites orientaux dans les principales églises de Paris au milieu d*un concours immense et sympathique de fidèles. Beaucoup de catholiques latins y ont reçu la sainte communion par le ministère d*un prêtre arménien ou d'un prêtre syrien.