‹ La Bulgarie d'hier et de demainChapitre 111 sur 198 · LES CHARBONS DE PERNIK · texte numérisé non relu

LES CHARBONS DE PERNIK

connue. Un bassin tertiaire, qui s'étend de Pernik vers Bresnik (au N. O.), contient, en divers points, des couches importantes de lignite, la principale ressource en combustibles de tout le pays bulgare. Les plus importantes exploitations appartiennent à TÉtat ; elles produisent annuellement 120 000 tonnes de charbon et, d'après les reconnaissances déjà faites, pourront maintenir ce chiffre d'extraction pendant de nombreuses années. Ces lignites ne valent évidemment pas du Cardiff ou du Charleroi, leur pouvoir calorifique ne dépasse pas 5 400 calories ; mais on peut les vendre à bas prix : 12 francs la première qualité sur la mine et 9 francs le tout venant, en sorte que, pour tous les usages courants, pour les locomotives, pour le chauffage de Sophia, c'est le charbon généralement usitée

Quand on continue suivant cette direction, on atteint bientôt la frontière et, d'un coup, en pénétrant sur le territoire turc, on recule de quelques centaines d'années, bien que la majorité de la population reste de même race slave, bulgare ou serbe. La sécurité, qui est si parfaite dans toute la Bulgarie, devient aussitôt problématique et la seule chose que l'on puisse dire pour la justification des Turcs est que, si leur régime en est la cause première, les efforts faits par les bandes bulgares pour délivrer le pays et leurs rivalités sanglantes avec les bandes grecques ou serbes y contribuent pour beaucoup.

Cependant 70 kilomètres à peine d'un chemin fréquenté séparent la frontière bulgare de la station de Koumanovo sur la ligne internationale de Belgrade à Salonique et, quand un pays est parcouru par des locomotives, il a beau être encore turc, sa transformation se fait vite. Le centre à'Uskub (Soupi des

Page 1