‹ La Bulgarie d'hier et de demainChapitre 119 sur 198 · LA BATAILLE DE PHILIPPES · texte numérisé non relu

LA BATAILLE DE PHILIPPES

La plaine de Philippes, avec son petit mamelon jauni du Madjar Tépé, où, dit-on, se tenait Brutus pendant le combat, et ses ruines éparses, voilà le lieu où il faut nous imaginer les scènes finales du drame de Shakespeare.

Entre Philippes et Kavala vers la côte, la plaine de moissons s'étend nue et terne sans un arbre, ni une haie.

Au bout de ce pays, le petit port de JCavaZa, qui a 20 000 habitants, est le centre bien grec du commerce des tabacs en Turquie. Sur un haut rocher de gneiss qui s'avance dans la mer, un bout de ville orientale est coquettement planté, avec des maisons entourées de platanes et de cyprès et une ceinture de murailles crénelées. Au nord, un aqueduc à trois étages, probablement génois, conduit vers la montagne.

Kavala est l'échelle de Thasos, la très pittoresque petite île aux montagnes de marbre, aux platanes et châtaigniers centenaires, aux horizons lointains, aux beaux costumes, aux restes partout visibles d'antiquité.

Puis la côte se poursuit très plate, très nue, souvent malsaine, vers PortLagosetDédéagatch, avec de grands étangs pestilentiels au milieu de landes jaunâtres et l'on atteint la région de la Thrace située au sud d'Andrinople, qui, jusqu'à nouvel ordre, dépasse les limites de la Bulgarie, — même très agrandie conformément à ses ambitions, — que nous avons essayé de parcourir.

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