‹ La Bulgarie d'hier et de demainChapitre 121 sur 198 · COSTUMES BULGARES · texte numérisé non relu

COSTUMES BULGARES

célèbres les femmes de Cadix, de Florence ou de Mégare?

En dehors des races spéciales dont je parlerai à l'occasion, (comme les Schopes de Sophia, par exemple,

LES SOURCES VAUCLUSIKNNKS DE KOTËL (page 262).

chez lesquels un costume très original s'est maintenu jusqu'ici), et de quelques régions privilégiées, la tenue des hommes n'est guère particularisée, que par leur bonnet et parfois par la forme du gilet ou de la veste.

Le bonnet est très caractéristique et fait aussitôt reconnaître un Bulgare, comme le fez un Ottoman. On dirait même qu'habitués de longue date à '^jjotX.et \^ ^.^-i.^

les Bulgares, le jour où ils n*y ont plus été contraints, ont adopté une coiffure qui s'en rapproche un peu ; c'est un court cylindre, ayant à peu près la moitié delà hauteur de la tète, en laine brune ou noire. Quand le reste du costume n'est pas entièrement européen, le gilet en peau de mouton retournée est celui que Ton retrouve dans tout l'Orient, plus ou moins brodé, soutaché, agrémenté d'arabesques; il faut ajouter la large ceinture rouge et parfois les souliers en babouches, avec les cordons enlacés autour du mollet.

Le costume des femmes est beaucoup plus remarquable et nous en avons rencontré des types divers en parcourant le pays. Ce qui frappe le plus à première vue, ce sont les énormes fleurs aux couleurs éclatantes que ces femmes se piquent volontiers dans les cheveux : tournesols au jaune ardent, pavots rouges, pivoines, grappes de lilas, etc.. J'ai décrit, en outre, à l'occasion, les costumes du plateau de Plevna, des Balkans, des environs de Sophia et du Rhodope.

Le caractère bulgare, en restant toujours dans ces notes générales qui ne s'appliquent exactement à aucun individu particulier, peut être résumé d'un mot, par rapprochement avec celui de nos campagnards français. Le Bulgare est, avant tout, un « paysan », un cultivateur, un enfant de la terre, attaché au sol, vivant de lui et vivant pour lui. Ses qualités et ses défauts sont à peu près ceux que nous sommes habitués à trouver chez nos paysans : solide, économe, travailleur, sobre, dur à lui-même et aux autres, mais poussant parfois la solidité jusqu'à la rudesse, l'économie jusqu'à l'avarice.

La vieille réputation légendaire du Bulgare en Occident, qui remonte au moyen âge, était, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, aussi mauvaise, sinon plus, que celle des Hongrois. 11 suffirait, pour s'en rendre compte, de relire Candide; mais nous en avons, dans

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