‹ La Bulgarie d'hier et de demainChapitre 125 sur 198 · LA RICHESSE EN BULGARIE · texte numérisé non relu

LA RICHESSE EN BULGARIE

travail d'autrui, qui donnent aisément à leurs possesseurs des airs de parvenus. La richesse en Bulgarie est d'habitude une richesse territoriale; l'une après Tautre, des générations de paysans ont arrondi leur domaine, ajouté à force de travail un morceau, puis

FEMMES DÉVIDANT DK LA LAINE, A KOTEL (page 261).

un autre ; les héritiers actuels sont riches ; mais ils conservent leur caractère de paysan, jusqu'au jour où leur fils ou petit-fils, ayant fait la sottise d'aller étudier dans les villes et de s'y mêler aux beaux messieurs qui se sont moqués de lui, apprendra, en faisant rouler d'abord les écus de ses aïeux, à les faire sonner au besoin. J'ai ; cherché à me rendre compte de ee o^e pouvaient être les fortunes bulgares*, en ^oxatîie, otl

a vite fait de compter les millionnaires, non pas ceux qui ont à l'anglaise un million de livres sterlings, ou môme, à Taméricaine, un million de dollars, mais un simple million de francs. Tel qui le dépasse de peu m'était cité avec admiration. Quelques fortunes très rares arrivent à cinq ou dix millions et, parmi elles, plusieurs ont été faites en Roumanie, où le Bulgare, (qui est, je le répète, l'Auvergnat des Balkans), trouve aisément l'emploi de ses qualités d'endurance et de travail, par exemple dans les entreprises, au milieu d'une population moins travailleuse ou moins économe. Il est vrai que le fort intérêt de l'argent compense un peu rinsuffîsance du capital. Un rendement de 7 à 8 pour 100, presque double de celui que l'on peut obtenir en France dans des conditions analogues, ne parait pas extraordinaire.

Enfin la classe ouvrière est assez peu représentée en Bulgarie, où il y a, jusqu'ici, fort peu d'industrie et pas de grosse industrie accumulant sur un même point, dans une fermentation dangereuse, des milliers d'hommes.

Si nous revenons, pour le mieux définir, au paysan bulgare, il faut ajouter ce que je dirai ailleurs plus en détail à propos de l'instruction publique, c'est qu'en général ce paysan sait lire et a même, en outre, quelques connaissances générales. La proportion des illettrés est infinie et cela se sent aussitôt dans la façon dont ce paysan aborde son député ou son ministre et lui parle de ses cultures, en employant même à l'occasion des noms savants de graines ou d'insectes destructeurs, qu'il est évidemment très flatté de connaître, mais dont on ne pourrait jurer qu'il les comprend.

Ce n'est pas — car il ne s'agit pas ici de tracer un portrait idyllique et, par conséquent menteur — que Jepayaan bulgare soit, plus ciV3Le\o\3A.^M\.Tfe,^QM^le aux

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