‹ La Bulgarie d'hier et de demainChapitre 131 sur 198 · Page · texte numérisé non relu

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pays, le catholicisme^. Ceux qui n*aiment pas les Arméniens ajoutent qu'on les reconnut encore, à une ingratitude toute particulière, comme originaires d^Ârménie. A cette théorie du manichéisme qui, par sa lutte spécialement \ive contre le diable et contre la chair, entraîne une sorte de nihilisme, on peut comparer la secte russe des skoptchi, aujourd'hui si développée en Roumanie : secte d'insurgés contre la paternité ou la maternité poussée au delà d'un enfant, qui comprend notamment, parait-il, presque tous les cochers de Bukarest.

Dans l'histoire religieuse de la Bulgarie, le manichéisme, avec les persécutions qu'il provoqua, fut seulement un épisode et bientôt les Bulgares cherchèrent à se distinguer des Grecs détestés sous une autre forme, tantôt en se ralliant ou offrant de se rallier au catholicisme, tantôt en fondant spécialement une Église bulgare. Le ralliement possible des Bulgares au catholicisme est une question qui s'est posée à diverses époques et qui, plus habilement traitée, eut peut-être pu aboutir; hier encore elle était en suspens; aujourd'hui elle semble bien définitivement tranchée contre la prépondérance de l'Église romaine.

Un premier épisode intéressant dans cette histoire fut l'aventure de ce tzar bulgare Joanice ou Calojan, qui, aussitôt après la prise de Gonstantinople par les Croisés, se trouva en lutte avec eux.

Joanice, qui s'était rallié au pape Innocent III pour tenir de lui sa couronne et qui avait obtenu l'envoi d'un légat pour le sacrer roi de la Macédoine, de la Thessalie, des Bulgares et des Valaques, était chéri à Home comme un enfant prodigue rentré au bercail. En

1. On a prétendu également que c'étaient les descendants de 2000 catholiques venus de Sophia vers 1795. (Ddmont, Revue des Deux-Mondes y 1871, p. 567.)

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