COMMERCE INTÉRIEUR
portance : TAngleterre avec 18,1 pour 100 (cotonnades), la Turquie avec 15,1 pour 100 et l'Allemagne avec 13,3 pour 100.
La France n'intervient que pour 4,1 pour 100 avec des cuirs, des peaux, des huiles, des draperies, des tissus de cotons, mais seulement achetés par la clientèle riche.
Dans le commerce intérieur, il s'est produit, avec le développement des voies de communication, une transformation analogue à celle qui, en pareil cas, à toujours lieu : c'est-à-dire qu'il y a eu déplacement des centres commerciaux, émiettement de certains marchés locaux, qui avaient dû leur fortune à une cause locale aujourd'hui disparue et, d'autre part, pour toutes les catégories de marchandises susceptibles d'être achetées par quantités un peu fortes, sans urgence, centralisation dans quelques grandes villes, parfois même recours à l'étranger. Le tout est naturellement pour l'avantage du consommateur, mais a pu occasionner un malaise passager à certains intermédiaires. Je citerai, par exemple, la décadence des grandes foires précédemment décrites i, de ces immenses marchés à la russe, analogues à ceux si célèbres de Nijni-Novgorod, où jadis, de tous les coins du pays, parfois même de l'étranger, on se rendait pour acheter, échanger ou vendre.
De même pour telle petite ville autrefois privilégiée par l'existence d'une église chrétienne et d'une école, où les habitants de toute la région venaient acheter à cette occasion ; ou encore pour telle des nombreuses sous-préfectures qui, ayant été déclassées, ont perdu leur importance administrative.
L'étranger a conquis une partie de ce marché local, avec la facilité plus grande de se fournir par corres-