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LE SECOND EMPIRE BULGARE

Les Bulgares n'acceptèrent pas volontiers la domination grecque, et pendant toute la période de dépendance ils firent de nombreuses tentatives pour recouvrer leur liberté. Les insurections qui éclatèrent simultanément en 1040 à Nich, sous la conduite de Pierre Delian, descendant des anciens tsars, et à Durazzo, sous celle d*un boyar nommé Tikhomir, ainsi que le mouvement qui, en 1073, tenta de rétablir l'empire bulgare au profit du prince serbe Constantin Bodin eurent un succès momentané. Mais ce n'est qu'en 1186 que commença la grande insurrection qui, sous la conduite de Jean et de Pierre Asên, devait rendre définitivement l'indépendance aux Bulgares.

Les frères Asên, originaires de Tirnovo, étaient de la race des anciens tsars (1) et jouissaient d'une grande

(1) \\ n'est donc pas exact, comme on lo dit qnelqucrois, que les Asôn

popularité dans leur pays. L'établissement de nouveaux impôts et la dureté des collecteurs grecs fut Toccasion de la révolte. Dans une assemblée des nobles et du peuple, tenue à Toccasion de la consécration d'une église fondée par les deux frères, sous Içi dédicace de saint Démétrius (Dimitrii), l'archevêque de Tirnovo, Basile, excita les assistants h secouer le joug byzantin et proclama Jean Asèn empereur des Btilgares et des Grecs.

Grâce à l'alliance des Kumans, peuple de race touranienne, qui habitait alors la rive gauche du Danube et jx)ussaitcle fréquentes incursions en Mœsie et en Thrace, Jean Asên arriva assez promptement h se rendre maître du pays compris entre le Danube et les Balkans. Il s'allia aussi avec le prince de Serbie, Nemmiia et môme un moment avec Frédéric Barberousse, en marche pour la Terre-Sainte, mais le fer d'un assassin vint terminer ce règne glorieux.

Pierre, qui gouvernait alors le territoire de Prêslav, put, h la nouvelle du crime commis sur son frère, arriver à temps pour saisir le pouvoir, mais il ne le conserva que deux ans et mourut comme son prédécesseur, laissant le trône à un troisième frère plus jeune, Kaloïan. Homme cruel, mais brave et intelligent, ce dernier sut rendre à l'empire bulgare nouvellement restauré une puissance presque égale à celle de ses plus glorieuses époques passées.

Kaloïîin eut la satisfaction de voir l'empire grec succomber sous les coups d'ennemis inattendus, les Croisés

fussent (le race roumaine. Celle erreur lii.slorique provient sans doute (le ce qu'à celte époque, le nom de Vainques était donne aux habitants de la Mœsie.

conduits par Baudoin do Flandre. Il eût volontiers contracté alliance avec l'empereur latin, mais l'accueil hautain et malveillant fait par ce dernier à ses avances, le décida h le traiter en ennemi et îi favoriser au contraire les tentatives des Grecs.

Allié aux Kumans, comme ses prédécesseurs (il avait môme épousé une femme de cette race), il s'empara d'abord d'Andrinople et peu de temps après battit complètement l'armée de Baudouin, accourue pour secourir la place. L'empereur latin fut fait prisonnier et emmené à Tirnovo, puis un peu plus tard mis h mort dans des circonstances racontées de façons très diverses par les historiens.

Kaloïan se disposait îi mettre le siège devant Thessalonique, capitale d'un royaume vassal de l'empire latin lorsqu'il fut assassiné h l'instigation de sa femme.

L'avènement au trône des Asên avait fixé îi Tirnovo, lieu d'origine de cette famille, la capitale de l'empire qui pendant les périodes antérieures avait été établie d'abord h Préslav, puis pour quelque temps h Prespa et î\ Okhrida, Cet emplacement fut définitif et aujour- / d'hui encore, bien que des circonstances politiques et géographiques aient amené îi placer îi Sofia le siège du gouvernement de la Bulgarie émancipée, Tirnovo, la cité des Tsars est considérée comme la capitale histo riquc et en quelque sorte comme la ville sacrée de la Bulgarie. Aussi est-ce là que siégea l'assemblée nationale qui, après la délivrance du pays, lui donna sa première constitution et son premier prince.

A l'exemple de plusieurs de ses prédécesseurs, Kaloïan avait renoué des relations avec Rome, et après d'assez longues négociations, il reçut du pape Innocent VIII la couronne royale pour lui et le titre de primat pour l'archevêque de Tirnovo, ce qui n'empôcha

pas d'ailleurs le souverain de se qualifier d'empereur, et le prélat de patriarche.

Après l'assassinat de Kaloïan, Uoril, Fun des complices de ce crime, s'empara du trône, mais bien qu'il eût fait alliance avec Tempire latin, il ne put se maintenir longtemps au pouvoir, et un fils de Jean Asên, revenant de Russie où il s'était réfugié h la mort de son oncle, put chasser l'usurpateur et monter sur le trône sous le nom de Jean Asên II (1218). Ce prince fut l'un des plus grands souverains du nouvel empire bulgare. Il se distingua surtout de ses prédécesseurs par son caractère doux et humain, ce qui ne rempêcha pas de faire plusieurs fois la guerre avec succès. Par son habile politique et sa sage administration, autant que par ses victoires, il porta la puissance de Tempirc bulgare, ainsi que sa prospérité intérieure, au plus haut degré qu'elles aient jamais atteint. Il fit roileurir le commerce, les arts, la littérature, construisit ou dota des églises et des monastères, tout en respectant la liberté de conscience de ses sujets, et fit reconnaître par les autres patriarches l'autonomie de celui de Tiriiovo. Il contribua aussi largement à rexlension et à l'embel lissemcnt de sa capitale.

Ce règne glorieux commença par une expédition heureuse contre un roi d'Épirc, Théodore, qui, violant un traité d'amitié, avait envahi le territoire bulgare. Jean Asôn, victorieux à Klokotnitsa, près de la iMaritsa, fit prisonnier Théodore, mais le garda seul, tandis qu'il renvoya chez eux les autres captifs, qui devinrent autant de défenseurs de sa cause. Il conquit ainsi par sa conduite habile autant qu'humaine, plutôt que par ses armes, la plus grande partie des États de Théodore^ dont la population était du reste en majorité slave, et

il étendit les limites de sa domination jusqu'à la mer Adriatique. La Macédoine tout entière se trouva en son pouvoir. Plus tard, allié h Tempercur grec Jean II Vatatsès contre les Latins, il vint mettre le siège devant Constantinople. Il ne put prendre cette ville, secourue par les Hottes des Génois, des Pisans et des Vénitiens, mais il s'empara du reste de la Tlirace.

Jean Asên mourut en 1241. Il n'eut que trois successeurs de sa race, et ceux-ci se laissèrent enlever la plus grande partie de ses conquêtes. En 1257 s'éteignit la dynastie des Asênides (Asênovtsi).

Le trône se trouvant vacant, les nobles assemblés élurent un petit-fils d'Etienne Nemania, roi de Serbie, Constantin^ dont la famille possédait des biens aux environs de Sofia.

Le nouveau tsar prit le nom de Constantin Asên, Il ne fut pas très heureux dans ses guerres avec les Hongrois ni avec les Grecs qui venaient de reprendre possession dé Constantinople. Après vingt ans de règne, une grave maladie, qui le mit dans Timpossibilité de gouverner par lui-môme, livra la Bulgarie à l'anarchie pendant que trois compétiteurs se disputaient le trône. Au bout de plusieurs années de guerre civile . pendant lesquelles le pays eut à subir l'invasion des Tatars appelés par l'un ou l'autre des prétendants, un noble, d'origine kumane. Gorges Terter, put, en 1280, se rendre définitivement maître du pouvoir et fonda une nouvelle dynastie, celle des Terlerides (Terterovtsi).

La Bulgarie ne fut pas plus heureuse sous son règne que sous le précédent ; elle eut à subir pendant plusieurs années les ravages des Tatars qui finirent par détrôner

Tcrter, bien que celui-ci eût donné une de ses lllies en mariage h Tclioki, fils de leur khan Noga'L

Un boyar nommé Smilels lui alors placé sur le Irùne par les Tatars qui, quelque temps après, se tournèrent contre lui. Tliéodore Svelosl(ti\ fils de Terter, après s'être servi pour renverser Smilels de l'aide des envahisseurs, réussit, après avoir tué leur chef Tchoki, à en délivrer le pays. S'appliquant surtout îi rétablir en Bulgarie la tranquillité intérieure, il réussit à améliorer la situation de TEmpire. Ayant dil faire la guerre à Tempereur grec Andronic II, qui lui suscitait des compétiteurs, il obtint contre lui d'importants succès et profita des difficultés quV;j)rouvaicnt déjà les Grecs avec les Turcs en Asie Mineure pour reconquérir une partie de la Thrace, entre la mer Noire et la ïoundja. La seconde moitié de son règne, qui prit fin en 13122, fut absolument pacifique.

Son fils, Georges Terter II, après un an de règne, mourut sans héritier. Avec lui se terminait la dynastie des Ter ter ides.

Quelques années auparavant (1290), un noble nommé Chichman, d'origine kumane comme Terter, s'était constitué une principauté indépemlanle dans la l^ulgaric occidentale avec Bdyn (Yidin) pour capitale. Son fils Midiel y régnait au moment de la mort de Georges Terter II. Tandis que les villes d'au delà des Balkans se donnaient aux Grecs, les boyars de la Bulgarie du Nord prirent pour tsar Michel, qui devint ainsi le fondateur d'une nouvelle dynaslie, celle des Chichmanides (l) (Chichmanovtsi), qui devait être la dernière.

(I) Ou désigne les membres de celte dynaslie sous le nom de CAiWi-

Etienne Cliicliman, conlinuanl les tradilions des dynasties précédentes, inaugura son règne par une guerre contre les Grecs. Allié aux Talars et aux Roumains, il reprit la Thrace septentrionale, et plus lard, ît la faveur de la guerre civile occasionnée par la rivalité d'Andronic TAncien et de son petit-lils Andronic le Jeune, il s'avança jusque sous les murs de Constantinople. Il avait cependant dans l'intervalle épousé la fille d'Andronic leeJeune, la veuve de Svetoslav, en répudiant la fille de Miloutin, ancien roi de Serbie. Ce divorce fut Torigine d'une inimitié qui ne fit que s'accroître et finit par mettre aux prises les deux États slaves. Malgré l'alliance de Jean Basarab, princô des Roumains, et l'aide des ïatars, les Bulgares furent complètement défaits par les Serbes à la bataille de Velboujd (auj. Kustendil), pendant laquelle Michel fut tué.

Cette victoire décidait en faveur de la Serbie la lutte pour la prééminence dans la péninsule, commencée depuis qu'Etienne Nemania avait réussi à réunir en un seul État plusieurs des principautés serbes. Arrivée h son apogée dans le deuxième tiers du XIV® siècle avec Douchan qui. maître de la Macédoine, de l'Albanie, de la Thessalie et de la plus grande partie de laïlirace, se fit couronner « Empereur (tsar) des Serbes et des Grecs », la puissance de la Serbie ne fut pas de longue durée et commença à péricliter dès la mort de ce grand souverain. Ainsi, vers le milieu du XIV^ siècle, une même décadence atteignait les États chrétiens de la pé-

tnanidei de Viditi, pour les dislingucr dos souverains de la Bulgarie occidcnlalc au XI« siècle, que, d'aprcs leur lieu d'origine, ou appelle Chiehmanides de Tirnovo,

ninsulc et ouvrait le cliemin aux cuvahisseurs oKomans qui, en 1365, par la prise d'Andriuople , afiirmaicnt leur établisscHient en Europe.

Après leur victoire de Velboudj, les Serbes avaient imposé comme souverain à la lîulgarie un fils de Timpératricc répudiée. Mais il fut renversé au bout d'un an et remplacé par un neveu du tsar Michel, Jean Alexandre, qui prit le nom d'Asm, Gendre de Jean Basarab, prince des Roumains, le nouveau tsar bulgare devint bientôt aussi beau-frcre de Douclian. Ces alliances de famille donnèrent lieu à une union des trois États qui, dirigée principalement contre Tcmpire grec, eut malheureusement pour résultat de diminuer la force que celui-ci pouvait opposer à rcnnemi commun, le Turc.

Le danger extérieur n'empêchait même pas hîs divisions à l'intérieur des dilïérenles nalions chrétiennes. Déjà sous le règne de Jean Alexandre, les cotes de la mer Noire étaient devenues le domaine d'un « despote » indépendant nommé Dobrotiich ou Dobritch (il a laissé son nom à la région appelée Dobroudja, et à une petite ville [au sud-est de Silistrie), qui, sous la domination turque, portait le nom de lladji-Oglou Bazardjik). Le Isar eut encore la malheureuse inspiration de partager son héritage entre les deux lils qui lui restaient : Jean Chichman III qui, bien que le |)lus jeune, reçut la couronne impériale, régna sur la Bulgarie orientale, avec Tirnovo pour capitale, tandis que Jean Slratsimir ou Slrachimir eut pour résidence Vidin et pour domaine la partie occidentale de Tempire.

La rivalité des deux frères, lils de mères différentes, ne contribua pas peu à accélérer la perte de la Bulgarie, dont ils devaient ôtre les derniers souverains. En 1370,

cinq ans après la uiort de Jean Alexandre, les Turcs étaient déjà raaitres de tout le pays au sud des Balkans, et, peu de temps après, Chichnian dut se reconnaître leur vassal.

Une tentative de résistance h la tête de laquelle se trouvait le roi de Serbie Voukachin n'aboutit qu'à la malheureuse bataille de la Mariisa, dans laquelle 4,000 Turcs surprirent et défirent complètement Farraée chrétienne, forte de 00,000 hommes (1371).

Les Turcs envahirent ensuite la Macédoine, puis l'Albanie, et, en 1382, s'emparèrent de Sofia par surprise.

De nouveau, en 1380, les Serbes tentèrent d'arrêter les envahisseurs; le Ban de Bosnie, Tverdko, qui avait réussi à s'emparer de la Dalmatie et à s'attacher la Croatie, s'allia à Lazare, roi de Serbie et à quelques autres princes de même race et recommencja la guerre, profitant de ce que le sultan Mourad se trouvait occupé à guerroyer en Asie. Les commencements ne furent pas heureux, car le sultan, revenant subitement en Europe, envahit le sud-est de la Serbie et força Lazare à lui payer un tribut. Mais l'année suivante, les chrétiens obtinrent plus de succès. Les deux princes ayant réuni une armée de 30,000 hommes attaquèrent à Plotclmik, sur la Toplitsa, l'armée ottomane inférieure en nombre, et la détruisirent presque entièrement.

Ce succès décida Chichman, qui, bien que gendre de Lazare, n'avait pas osé rompre avec les Turcs, à secouer complètement leur domination. Mais Mourad envoya bientôt une nouvelle armée qui s'empara en peu de temps de la plupart des villes bulgares et vint mettre le siège devant Nicopolis, où s'était réfugié Chichman. L'énergique défense du tsar obligea le grand vizir qui commandait l'armée à appeler à son aide le sultan. A l'ap-

proche de celui-ci, Chichman demanda la paix et î'oblint; mais ayant ensuite refusé d'en oxôcutor les conditions, il dut subir un nouveau sioge et fut, en délinilive, forcé de se rendre h discrétion. Amené devant le Sultan, il implora sa grAce. Le vainqueur, rompant pour cette fois avec les traditions de sa race, fut généreux, et, non content de laisser la vie sauve au tsar et à sa famille, il le replaça sur le trône de Bulgarie. Dans ces conditions, tout en conservant une existence nominale, l'empire de Tirnovo était de fait une province turque.

Le tsar de Vidin, Strachimir, qui, au commencement de son règne, avait vu ses l'itats pendant cinq ans au pouvoir des Hongrois, dut celle fois accepter, comme son frère, la suzeraineté ottomane (1388).

L'année suivante, fut livrée la célèbre bataille de Kossovo poliéy de laquelle date rasscrvissement de tous les Slaves de la péninsule. L'armée chrétienne, formée par les Serbes, les Croates et les Bosniaques, auxquels s'étaient joints beaucoup de Bulgares et de Roumains, avaitVi sa tôte le roi de Serbie Lazare. Le sultan Monrad commandait en personne les troupes ottomanes, dans les rangs desquelles combattaient plusieurs vassaux chrétiens. Mourad fut tué dans sa tente au commencement de la bataille, par un So.rhc, M iloscliObililch ; mais son fils Bajazet prit aussitôt le commandement et remporta une victoire complète. Lazare, fait prisonnier, fut immolé avec un grand nombre de nobles sur le corps de Mourad. A la suite de cotle malheureuse bataille,, dont le souvenir est encore vivant chez tous les Slaves du Sud, la Serbie devint vassale chîs Turcs.

Peu de temps après, la Bulgarie vit disparaître les derniers restes de son autonomie.

Chichman ayant paru disposé h s'allier aux Hongrois, le Sultan envoya son fils TcluHébi pour prendre de nouveau possession de la rive droite du Danube. La capitale des tsars, ïirnovo, fut emportée d'assaut le 17 juillet 1390 et livrée au pillage. Le dernier patriarche jEm^%mius , après avoir, comme par miracle, échappé h la mort, fut exilé en Macédoine. Chichman fut, suivant les uns, fait prisonnier îi Nikopolis et mourut en captivité ; suivant les autres, il trouva la mort dans une dernière bataille livrée près de Samokov.

Les rapides progrès des Turcs avaient fini par émouvoir les États voisins de la péninsule. Le roi de Hongrie, Sigismond, après avoir réclamé le secours des pays occidentaux, s'avança à la tête d'une armée dans laquelle se trouvaient un grand nombre de chevaliers, surtout des Français. D'abord victorieux, il s'empara des places du Danube et de toute la Bulgarie occidentale; mais ayant rencontré l'armée du Sultan près de Nikopolis (1), il subit une défaite complète (1396). Cette nouvelle victoire des Ottomans établissait d'une manière définitive leur domination dans cette région.

Strachimir, le dernier souverain bulgare, disparut et avec lui tout vestige d'existence politique, et le nom même de la nation bulgare s'évanouit pour plus de quatre siècles.

Les campagnes de Vladislav, roi de Pologne et de Hongrie et de Jean Hunyad, prince de Transylvanie qui, en 1443 et 1444, s'avancèrent une fois jusqu'aux Bal-

(1) Daprcs Jirclscliok, le lieu de ccUu bntnilic n'csl pas Nikopolis sur le Danube, mais une aulrc ville du même nom, Nieopolit ad Ilœmum, dont les ruines se voient encore auprès du village d'Eski-Nikoup, non loin du confluent de la Rousitsa et de la Tantra.

kans et raulre fois jusqu'à la mor Noire, ne changèrent rien îi la situation de la Bulgarie.

Le 29 mai 1453, Constanlinople lonibail aux mains des Turcs et, dans les dix anntes suivantes, la Serbie et la Bosnie voyaient disparaître les dernières traces de leur indépendance.

En Albanie seulement, la résistance se prolongeait encore quelques années, gr;\ce aux exploits d'un héros d'origine slave, Georges KastriotUy plus connu sous le nom turc de Skanderbcg, qui pendant 24 ans, de 1444 h 1468, tint en échec les envahisseurs. Les habitants bulgares du pays de Dibra prirent une part active h cette lutte suprême.

CUAITIUH V

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