LA BULGARIE SOUS LA DOMINATION OTTOMANE
Ainsi, dès le commencement du XV® siècle, la Bul- \ garie tout entière depuis la mer Noire jusqu'au Timok \ était soumise aux Turcs. Un grand nombre d'habitants, \ chassés de leurs demeures dévastées, cherchèrent un refuge dans les hautes vallée du Balkan oii ils construisirent de nouveaux villages dont la population demeura toujours pure de tout mélange avec les conquérants.
Une partie du clergé et des nobles s'enfuit en Yalachie et en Hongrie. Les défenseurs les plus dévoués de la cause chrétienne et de l'iiidépendancc bulgare avaient été déportés en Asie ou dis[)ersés dans les provinces entièrement soumises aux Turcs ; en revanche, quelques nobles qui voulaient, de cette façon, conserver
leurs biens cl leurs privilèges embrassèrent la l'eligion (les vainqueurs et furent imités par une faible portion du peuple.
Ce sont les descendants de ces Bulgares maliométans, dont le plus grand nombre habite dans le voisinage du Rliodope, que Ton nomme aujourd'hui les Poniaks (1) (pluriel : Pomalsi). Tout en pratiquant l'islamisme, ils ont toujours conservé la langue et une grande partie des mœurs de Ictirs ancêtres. Il est juste de constater que les conversions intéressées furent beaucoup moins nombreuses chez les Bulgares que chez les Serbes de Bosnie ou les Albanais.
Les habitants des pays conquis furent réduits à la plus Irisle condition. La jouissance d'une partie des terres seulement leur fut laissée, encore élait-elle considérée comme la propriété du trésor impérial. Le reste fut aflccté aux mosquées sous le nom de vaqoiif (pi. evqaf) ou partagé entre les vainqueurs.
Une sorte de régime féodal fut organisé au profit dés chefs turcs, qui reçurent des fiefs (spahiliks) dont les plus importants étaient appelés ziamet, les autres timar. Quelques-uns de ces fiefs furent aussi conférés aux boyars qui embrassèrent l'islamisme.
Comme les seigneurs féodaux de TEurope occidentale, ces spahis étaient astreints à fournir au sultan une troupe armée, d'importance proportionnée î\ leurs revenus.
Les habitants indigènes, privés de tous droits et considérés par les Musulmans comme un troupeau (raïahj, étaient soumis h de lourds impôts, soit au profit du
(1) On fait dériver en nom du verbe pomagam, j'aide.
trésor impérial comme le haralch ou capitfUion^ la dîme sur les produits de la terre ou dos troupeaux, soit au bénéfice du seigneur local. Jl est vrai qu'ils étaient exempts du service militaire, mais ils étaient exposés h subir une mesure d^aulant plus odieuse qu'elle était tout à fait arbitraire, renlèvement des jeunes garçons de 10 h 12 ans pour le recrutement du corps des janissaires dans lequel les Bulgares se trouvèrent bientôt 1res nombreux. Plusieurs môme s'élevèrent par ce moyen h de hautes dignités.
Quelques villes cependant, qui, dès les premiers temps de l'invasion s'étaient soumises aux Turcs, en avaient obtenu la reconnaissance de privilèges importants qui furent respectés jusqu'au XV1II« siècle. Ces localités, situées pour la plupart h proximité des Balkans et ciu nombre desquelles se trouvaient Panaghiourichté, Slivno, Travna, Yamboli, s'étaient engagées h fournir aux sultans un certain nombre de soldats armés et entretenus à leurs frais. De là le nom de voinitchki sela (villages militaires), qui leur fut donné. En compensation elles étaient exemptes de la plupart des impôts et s'administraient librement sous l'autorité de leurs chefs ou voiévodes.
Tous les territoires bulgares furent compris dans le gouvernement général du Beglrr-heg de Ronm-ili qui résidait à Sofia et étendait son autorité sur toute la péninsule, sauf la Bosnie et quelques points du littoral. Ce gouvernement se divisait en sandjaks, dont les suivants se trouvaient en pays bulgare :
En Thrace : Visa, Kirkilissa, Tchirmen.
En Macédoine : Uskup, Salonique, Okhrida.
Dans la Bulgarie proprement dite : Silistric, Nicopoli, Vidin, Sofia, Kuslondil.
Cette organisation subsista jusque dans les premières années de notre siècle.
Malgré le caractère tyrannique de leur domination, les Turcs en raison de la nature purement militaire de leur état social h Tépoque de la conquête, et aussi h cause de leur profond mépris pour les infidèles, ne cherchèrent jamais à s'assimiler les races vaincues, ce que d'ailleurs la supériorité numérique et la culture plus élevée de ces dernières eût rendu impossible. Ils restèrent toujours h Técart, ne voyant dans les habitants indigènes que des sujets ou des serviteurs, mais non des concitoyens. Si cette conduite eut pour résultat de rendre éternellement précaire leur établissement en Europe, c'est peut-ôtre à elle, en revanche, qu'ils ont dû de ne pas être absorbés h leur tour par les vaincus plus nombreux et plus civilisés, comme l'ont été par exemple les Mandchoux dans l'empire chinois.
Par suite de ce système, les Turcs ne songèrent jamais à enlever à leurs sujets, ni leur religion, ni leurs langues nationales. Ils leur abandonnèrent même une partie de l'administration locale et du pouvoir judiciaire, par exemple ce qui concernait les affaires de famille, héritages, mariages, etc.
Les autorités ecclésiastiques, restées seules debout après la disparition des souverainetés chrétiennes, étaient naturellement désignées pour servir d'intermédiaires entre le gouvernement turc iet les populations indigènes, et pour exercer la part de pouvoir civil abandonnée h celles-ci. La constitution théocratique
de la société musulniano disposait les Turcs ii accueillir favorablement une semblable conjhiuaison.
Aussi Mahomet II conféra t-il an palriarclie de Constantinople Taulorité spirituelle et en partie lemporella sur tous les chrétiens orthodoxes de l'empire, qui con-'^ stituèrent ce que les Turcs appelaient la nation des Romains (Roum-mileti),
Dès l'origine, les Bulgares se trouvèrent directement soumis au patriarche de Constantinople, par suite de la disparition du patriarcat de Tirnovo, et de l'hellénisation de celui d'Okhrida. Nous n'entrerons pas ici dans les détails de leur histoire religieuse, réservant pour un chapitre spécial Tétudc de colle question, très importante au point de vue du développement de la nationalité bulgare dans la période moderne.
Le fonctionnement assez irrégulier de l'administration turque et la configuration d'une partie du pays avaient permis dans toute la péninsule, h des hommes résolus, d'échapper complètement à la domination ottomane, et de soutenir la résistance d'une façon presque continue. Ces partisans nommés en Grèce KlrplUes, en Serbie llaïdouks, s'appelaient en Bulgarie Haïdouts, et, organisés en petites troupes, avaient pour résidence habituelle les défilés du Balkan, du llhodopc, du Slrandja-lJag ou du Tchar. Il faut, pour être impartial, reconnaître que la renommée a accusé les Haïdouts de mêler h leurs luttes patriotiques bien des actes de pur et simple brigandage. Ils ont, du reste, laissé dans les traditions populaires des souv.enirs moins glorieux que leurs confrères serbes ou grecs, ce qui tient peut-élrc aussi au caractère du Bulgare, plus pacifique et par suite moins porté à célébrer les faits d'armes.
Aussi la plus grande partie de la population supporta-t-elle avec patience la domination des Turcs, qui, d'ailleurs, à l'époque de la puissance de ceux-ci, était beaucoup moins dure qu'elle ne le devint plus tard lorsque Taffaiblissement de Tautorité des sultans eut livré Tempire ottoman à l'anarchie.
Jusqu'à la fin du XVIII^ siècle, M. Jirelscliek ne signale qu'une seule tentative de révolte, qui eut lieu sans résultat, dans ^plusieurs villes, notamment à Tirnovo, vers 1595, au moment où Sigismond Batory, prince de Transylvanie, était en guerre avec la Turquie.
A la fin du XVII® siècle, la puissance ottomane parvenue à son apogée, commença h décroître après l'échec du siège de Vienne (1083). Les Turcs furent bientôt refoulés à l'intérieur de la péninsule des Balkans, et à plusieurs reprises les armées impériales franchissant le Danube, vinrent jusqu'à Nich, Vidin et même Sofia, porter l'espoir de la délivrance aux populations chrétiennes.
Cependant les espérances ainsi conçues furent vaines. La paix de Passarowilz (en serbe Pojarevats) (1718), avait donné à l'Autriche, avec la Petile-Valachie, une partie de la Serbie; mais en 1737, à la suite d'une campagne commencée pourtant par des succès, les Autrichiens perdirent tous ces avantages. Celle expédition fut la dernière entreprise de l'Autriche dans les provinces turques, et dès lors les peuples de ces régions cessèrent de comptçi' sur elle et tournèrent toutes leurs espérances vers la Russie, qui, de son côté était naturellement portée à s'intéresser à ces nations, slaves et orthodoxes comme elle.
En 1701, Pierre le Grand, uvait envoyé h Constanlinople le premier anibassadeur russe. Le gouvernement turc en éprouva une telle défiance qu'une garde de janissaires fut placée à la porlc de l'envoyé du tsar, pour empêcher les chrétiens d'entrer en relations avec lui. Un peu plus tard l'impératrice Catherine obtint par le traité de Kainardji, non seulement le protectorat des principautés danubiennes et des concessions territoriales qui fixaient au Uoug les limites de son empire, mais encore un droit formel de protection sur tous les chrétiens orthodoxes de l'empire ottoman.
A la fin du XVIII^' siècle la Turquie était en pleine décadence. Les tentatives de réformes d'un sultan éclairé, Selim III, avaient échoué devant les préjugés et la mauvaise volonté de son entourage. Le pouvoir central était à la merci des janissaires et, de tous les côtés, des pachas se rendaient indépendants.
Les chrétiens, bien entendu, ne gagnèrent rien à cei. état de choses, au contraire ; pris entre deux feux, soumis aux exactions et aux mauvais traitements des deux partis, ils n'en éprouvèrent qu'un redoublement de misère.
L'évoque bulgare de Vratsa, Sofroni, nous a laissé dans ses mémoires un tableau frappant, dans sa naïveté, de l'état de la Bulgarie dans les années pendant lesquelles des troupes de malfaiteurs appelés kirdjalis, gens de toutes races, en grande partie soldats licenciés ou déserteurs, pillaient des villages entiers qu'ils livraient ensuite aux flammes. A la môme époque, un Bosniaque musulman Pdsian-Oylou ou Pasvandji, s'emparait du gouvernement de Yidin, et y résistait victorieusement il des armées bien supérieures en nombre
envoyées h trois reprises contre lui par le sultan, qui dut, en définitive, lui laisser la possession de son pachalyk. Il faut reconnaître que cet aventurier n'était pas sans posséder de réelles qualités, en dehors môme de ses talents militaires. C'est ainsi qu'il employa son pouvoir îi rembellissement de Vidin, dotée par lui d'utiles institutions, entre autres d'une école et d'une bibliothèque. Ardent adversaire de toute réforme, sa mémoire est encore an grande vénération chez les musulmans intransigeants.
On comprend quelle devait être l'affreuse situation des habitants des possessions de Pasvîin-Oglou et des régions voisines, constamment traversées par ses troupes ou par celles du sultan et pillées aussi bien par les unes que par les autres.
Pendant les premières années du XIX» siècle, les guerres qui mirent plusieurs fois la Russie aux prises avec la France empêchèrent la première d'agir en Orient selon ses aspirations. Mais l'attention de l'empereur Alexandre I**"^ ne fut pas pour cela détournée du but indiqué, dit-on, par Pierre le Grand à ses successeurs. Un projet de partage de Tempire ottoman fut même étudié entre Alexandre et Napoléon au moment du traité de Tilsitt.
Aussi la Russie se hi\ta-t-elle de profiter des quelques années de paix qui suivirent pour porter secours aux Serbes qui venaient de se révolter sous la conduite de Kara-Georges. Les principautés danubiennes, ainsi qu'une grande partie de la Bulgarie, furent occupées par les troupes russes, mais les armements de la France décidèrent l'empereur h conclure la paix de Bucarest (1812), avantageuse d'ailleurs, qui lui don-
nait la Bessarabie et portait jusqu'aux bouches du Danube les limites de l'empire russe.
Quelques années après éclatait la révolution hellénique qui, grâce à Tinfluence dont jouissaient alors les Grecs dans tout Tempire et ses dépendances, étendit son action bien au delà des provinces de nationalité grecque, particulièrement en Roumanie et en Bulgarie. L'esprit d'indépendance qui soufflait ainsi du nord au sud de la péninsule ne fut pas sans toucher les Bulgares, aussi bien que les Serbes et les Grecs ; mais les situations respectives de ces pays étaient absolument différentes. La Bulgarie se trouvait alors au centre des provinces ou États dépendants du Sultan. Ravagée, appauvrie et presque dépeuplée, elle n'avait pas la force de lutler seule contre les Turcs, et, isolée des puissances chrétiennes, presque inconnue môme, en Europe, elle ne pouvait compter sur aucun secours étranger. Aussi beaucoup de palriotes bulgares, voyant l'impossibilité de combattre utilement dans leur propre patrie, allèrent-ils mettre leurs bras au service de leurs frères de Serbie, ou de leurs coreligionnaires grecs, tandis que de nombreuses familles, fuyant la domina-, tion turque ou chassées par la misère, allaient chercher un asile dans les provinces récemment incorporées h la Russie. En 1821, il y avait déjà 18,000 Bulgares en Bessarabie.
Cette population, qui s'augmenta encore considé^ rablement dans les années suivantes, a jusqu'aujourd'hui conservé sa langue et le sentiment de sa nationalité.
Les événements de Grèce avaient mis de nouveau la Turquie aux prises non seulement avec la Russie, mais
encore nvec la France et rAnglctcrre. Grâce aux souvenirs glorieux de leur histoire ancienne, les Grecs avaient vu TEurope entière s'intéresser h leur sort, et la bataille de Navarin (1827), dans laquelle la flotte turque fut détruite par celle des puissances alliées, rendit une place dans l'Europe moderne h la plus illustre des nations antiques.
La Russie avait aussi retiré de cette campagne quelques avantages personnels, mais la convention A'Akerman, qui, entre autres, consacrait son protectorat sur les principautés danubiennes, ne fut qu'une simple trêve rompue dès la fin de l'année 1827.
Les Russes n'entrèrent cependant en campagne que l'année suivante, en mai, et ils arrivaient un mois plus tard sur le Danube.
La ville maritime de Varna avait été prise pour premier objectif de la campagne, choix très judicieux, puisque la possession de ce port par les Russes, maîtres de la mer Noire depuis le désastre subi par la flotte turque, leur permettait d'établir sur la côte leur base d'opérations pour pousser la guerre vers l'intérieur de l'empire.
L'armée russe se dirigea en effet vers cette ville, après s'être emparée, non sans quelque résistance, de plusieurs places sur les deux rives du Danube et en Dobrodja. Mais, au mois de juillet, les premiers ordres furent modifiés et l'armée, se détournant vers Touest, s'avança sur Chounila qui, entourée de retranchements improvisés, résista vigoureusement. On se décida alors h revenir au projet primitif et à entreprendre le siège de Varna, mais sans renoncer toutefois à celui de Choumla. Aussi les opérations poursuivies de part et d'autre avec des moyens insuffisants traînèrent-elles en longueur.
Mtilgrc le concours de la floUc, ce n'est qu'au mois d'octobre, et à l'aide d'intcllij:;ences gagnées îi prix d'argent, que la place de Varna capitula.
Ce résultat obtenu, le corps de Touesl leva le siège de Clioumla et battit en retraite jusqu'au Danube.
Cette campagne avait coûté aux Russes 40,000 hommes sur les 100,000 qui avaient passé le Prut.
Dès le mois de février de Tannée suivante, un coup de main aussi heureux que hardi fit tomber au pouvoir des Russes le port de Sizopol, au sud de la baie de Bourgas, leur procurant ainsi une base d'opération au deli^ des Balkans.
L'armée russe, forte seulement de 70,000 hommes, avait à sa tête un nouveau chef, Diebiisch, qui, avec une audace imitée depuis par Gourko, se décida à porter immédiatement la guerre en Roumélie. La campagne s'ouvrit au mois de mai et, après s'être emparés de Silistrie à la suite d'un siège de près de deux mois, les Russes marchèrent droit sur les Balkans, qu'ils franchirent à la fin de juillet par le col de Tchaliknvak, sur le chemin de Choumla à Karnobad. Ils arrivaient le 49 août devant Andrinople sans avoir rencontré de résistance sérieuse. Cette marche audacieuse, qui valut au général Diebitsch le surnom do ZabaJkanskii (ïransbalkanien), intimida le gouvernement ottoman, qui fil des propositions de paix. L'ordre de marcher sur Constantinople, donné à propos par le général en chef, stimula V la lenteur orientale, et le traité fut signé à Andrinople le 14 septembre 1829.
11 maintenait tous les avantages acquis antérieurement par la Russie et lui accordait, en outre, la totalité des bouches du Danube, certains territoires en Asie, le
droit de passage par les Dardanelles et la libre navigation de la mer Noire.
Les Russes évacuèrent quelque temps après le sol bulgare, sur lequel ils ne devaient plus se montrer que bien des années plus tard.
Ces expéditions les avaient mis en contact avec les habitants que les soldats étaient surpris d'entendre parler une langue presque semblable ;i la leur et de voir pratiquer la* religion orthodoxe. L'arrivée des Russes au sud du Danube fut naturellement accueillie avec joie par les Bulgares qui, voyant en eux presque des compatriotes, crurent venu l'instant de leur délivrance. Un grand nombre d'entre eux prirent part à la guerre, et les haïdouks contribuèrent h faciliter à l'armée de Diebitsch le passage des Balkans. Mais ni la conquête ni la libération de la Bulgarie n'entraient alors dans les vues du gouvernement russe, et les tentatives d'insurrection générale ne furent pas favorisées ; un des principaux chefs de partisans bulgares, Georges Stoïkov Mamartchov^ fut môme arrêté par les Russes. Aux doléances que lui exprimait une députation de Bulgares, Diebitsch répondait que dans les négociations on s'était occupé des Serbes et des Roumains et qu'une autre fois on s'occuperait de leur nationalité. Cette autre fois s'est fait attendre cinquante ans.
Bien qu'une clause d'amnistie eût été contenue dans le traité d'Andrinople, beaucoup de Bulgares quittèrent leur pays en même temps que l'armée russe pour rruer s'établir soit en Bessarabie, soit dans les principales villes de Roumanie.
Ce mouvement se continua pendant les années suivantes et augmenta encore en intensité, lorsqu'en 1861 le gouvernement turc commença h établir en Bulgarie
— Allés Circassiens ou Tcherkessex fiivant le Caucase devant la conquôte russe.
CnAPITRE VI