II. — Police
Connue nous Tavons déjà mentionné, le maintien de Tordre est confié, en Bulgarie, à un corps civil appelé garde de police (polilscïska straja), qui dépend exclusivement du ministère de Tintérieur. Ce corps remplit à la fois, dans les campagnes, les fonctions de nos gendarmes, et dans les villes celles de nos agents de police. Les gardes de police (polilseïski slrajari) sont répartis en brigades commandées par un garde de 1^0 classe (starchi strajar).
D'après une loi de 1883, portant organisation de la garde de police, il doit y avoir une brigade pour 8,000 habitants, et chaque garde doit correspondre, dans la campagne, à une population de 600 h 1200 âmes. Dans les villes, on compte en principe un garde pour 000 II 800 habitants ; mais ce nombre peut être modifié suivant les nécessités locales.
Tous les gardes résidant dans des communes rurales sont h cheval ; dans les villes, ils sont h pied, sauf dans
— salles plus importantes comme Sofia, Roustchouk, Varna, Philippopoli, oii les deux catégories existent simultanément.
Les gardes de police ont pour chefs supérieurs les préfets et les sous-préfets (et, s'il y a lieu, les souspréfets urbains).
Dans les principales villes, il existe, en outre, un ou plusieurs commissaires de police (politseïski pristavi), placés sous les ordres du sous-préfet urbain ou du souspréfet d'arrondissement. Le tableau des circonscriptions administratives indiquera la résidence et le nombre de ces commissaires.
Le budget pour 1891 prévoit 300 gardes de l'^ classe et 3,000 de 2« classe, dont la moitié h cheval, plus 68 gardes de i'^ classe et 550 de 2'- classe h pied ou à cheval pour le service sur les fronlii'^res.