‹ La cachette, opéra-comique en trois actesChapitre 6 sur 63 · O LA CACHETTE · texte numérisé non relu

O LA CACHETTE

M. HÉRIOT.

Et que Dieu le préserve d'en approcher!... (Baissant la voix.) Savez-vous qu'il était avec ce reste de cavaliers qu'on a taillés en pièces il y a deux jours !... hélène, vivement.

Si près d'ici, bon Dieu !

M. HÉRIOT.

Sa sentence de mort a été proclamée! Les pays étrangers, voilà son seul refuge. Mais vous, pauvre femme , quand il faudra sortir d'ici, où comptez-vous trouver un abri?

HÉLÈNE

Au bout du parc , chez mon oncle , dans la petite ferme qu'il doit aux bontés de nos maîtres. Il nous recevra, j'en suis sûre.

M. HÉRIOT.

Voire oncle?... Ah! c'est juste... j'ai l'esprit tout bouleversé. Ces soldats, tout ce tintamare... Il a un fils, votre oncle?

HÉLÈNE

Mais oui.

M. HÉRIOT.

C'est ça ! C'est bien ça. J'oubliais un jeune homme arrêté ce soir parles sentinelles, et que j'ai fait relâcher quand il s'est dit votre cousin.

HÉLÈNE

Qui? Robin?

M. HÉRIOT.

Oui ; il m'a dit ce nom : un garçon timide et blondin.

HÉLÈNE

Eh! qu'il vienne ! Où est-il?

Il se cache, sans doute, tant il a peur de messieurs les tètes rondes; je lui ai dit : courage!... mais il a prétendu que ma physionomie lui disait le contraire. Eh ! tenez, tenez , voilà son visage qui passe à travers les battans de la porte. Entrez, entrez, mon garçon, entrez ! n'ayez pas peur... (.4 Hélène.) Je fous laisse avec lui. (// sort.)

ACTB I, SCÈNE III.

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