‹ La Cachexie Bronzée Dans Le DiabèteChapitre 12 sur 23 · DRE · texte numérisé non relu

DRE

En aucun point on n'aperçoit de vaisseaux artériels ou capillaires farcis de masses pigmentaires. De toute facon, la quantité de pigment hépatique accumulée dans le tissu splénique est beaucoup trop considérable pour être regardée comme normale. Si la rate détruit, comme on le croit, les globules rouges pour assurer sa réserve de fer nécessaire à l'élaboration de globules jeunes, ici la destruction était énorme et l'hémoglobine dégénérée se réduisait en pigments impropres à la rénovation du sang.

Le poumon, dans les régions atteintes de carnisation, est congestionné, la plupart des branches artérielles sont gorgées de globules rouges. Il n’y a cependant pas de thrombose proprement dite. Le tissu conjonctif périvasculaire semble épaissi, légèrement sclérosé; de même pour les couches celluleuses péribronchiques.

Les parois alvéolaires sont gorgées de globules rouges, et sur de nombreux points la cavité alvéolaire montre des éléments cellulaires déformés, granuleux, ou chargés de particules noires bien différentes des poussières de pigment hématique que nous allons rencontrer dans le voisinage.

L’anthracose interstitielle péribronchique et périvasculaire est très étendue.

Déjà dans quelques points, au milieu des parois des vaisseaux sanguins, nous trouvons quelques amas pigmentaires absolument identiques aux blocs pigmentaires du foie et de la rate.

Ces petits blocs jaune brunâtre, amorphes ici comme dans tous les autres organes, ont gagné en quelques points l'épaisseur des mailles du tissu conjonctif sous-pleural ou péribronchique.

En outre, nous avons pu, à maintes reprises, retrouver jusque dans les parois alvéolaires elles-mêmes des blocs pigmentaires de volume variable, pouvant atteindre 3 à 6 et8 y de diamètre.

(M. Letulle rapporte le dessin d'un alvéole presque complet dans l'épaisseur duquel on peut suivre, pour ainsi dire à la trace, le processus embolique des amas pigmentaires dans les capillaires sanguins du poumon. Dans ce dessin, on voit un capillaire, dont la paroi est facilement reconnaissable, totalement obstrué par un amas de pigment. Le capillaire est petit; revenu sur lui-même, il est plus petit que les capillaires voisins. On voit en un point de ce bloc pigmentaire un calcul plus volumineux que les poussières voisines, plus brillant et irrégulièrement arrondi.)

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