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__ les cornéens, le pharyngien, les épigastriques, les abdominaux et les plantaires sont normaux,
—— pupilles de grandeur égale, moyenne, réagissant à la lumière et à l’accommodation,
— sensibilités supeéficielle et profonde normales,
— vision normale, champ visuel normal pour le blanc et les couleurs; fond d’œil normal,
— ouïe normale, Rynn et Weber physiologiques.
P. L. — Liquide limpide et incolore sortant goutte par goutte, B. W., négatif. Pas de modifications chimique et
cytologique.
B. W. — Négatif dans le sang.
Radio. — La radiographie latérale du crâne ne met rien
de particulier en évidence. Mais voici ce que l’on constate par contre dans la région de la selle turcique : disparition complète des processus clinoïdes antérieurs, disparition presque complète des processus postérieurs; lame quadrilatère fortement inclinée en avant. Le plan sellaire n’est pas approfondi, pas usé, et bien distinct de la cavité sellaire sous-jacente. L’hiatus est élargi aux dépens de l’espace laissé libre par la disparition des processus clinoïdes antérieurs. Dans la région sellaire (endo et supra sellaire) on ne trouve pas de calcification anormale.
Pendant la durée de cette hospitalisation, la malade est lucide, ses perceptions sont promptes; elle se souvient fort bien du passé et du présent, localise très bien dans le temps. Elle est seulement agitée, bruyante, logorrhéique.
Elle entend une voix qui lui dit tout ce qu’elle fait et doit faire et a l’impression que cette voix vient du rein droit. La malade affirme que c’est « son rein qui parle ». Elle se rend compte de l’étrangeté du phénomène et dit que « c’est vraiment quelque chose de très drôle ».
L’'humeur est variable, parfois anxieuse. L’appétit est mauvais.. Le sommeil laisse à désirer.
De décembre 28 à mai 29, les conditions physiques et mentales ne changent pas.
Au début de mai, on note une amélioration sensible de Pétat mental. La malade est plus calme, parle moins, ne crie plus, dort bien.
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Cependant l’état physique est inchangé et le poids est toujours de 31 kgs.
Vers le mi-juin, on commence un traitement d’endo-hypophysine. L'amélioration est rapide et remarquable; en moins de 15 jours, le poids s'élève de 31 à 35 kg. 600.
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Trois mois après, guérison complète (poids 50 kgs), persistant malgré cessation du traitement.
Voici comment l'auteur interprète les troubles mentaux dans son observation :
« Il y a deux périodes dans cette évolution psychique :
La 1° au début de la maladie est contemporaine des troubles somatiques caractéristiques. Elle dure environ 3 ans.
La deuxième, à 8 ans de distance de la première,
dure plus longtemps qu’elle.
La première avait un caractère anxieux-dépressif.
La deuxième réalisait un état maniaque accompagné d’hallucinations.
On ignore le rapport pathogénique qu’il peut y avoir entre ces troubles menntaux et l’affection hypophysaire.
(L'auteur montre que les troubles psychiques ont été très souvent décrits dans diverses affections hypophysaires).
Rappelons également que quelques auteurs comme DE Cyon, BLais, LEVI, et RoTTscHiLp ont vu s’améliorer
the
avec le traitement opothérapique des troubles mentaux apparus au cours d'affection hypophysaire, ce qui démontrerait que ces troubles dépendent directement du fonctionnement de l’hypophyse.
Chez notre malade il est vrai, les désordres mentaux s'étaient déjà amélioré avant l'institution du traitement; c’est pourquoi il n’est pas possible d’établir sûrement une corrélation entre les deux faits. On peut seulement supposer l'influence de l'affection hypophysaire puisque les troubles psychiques ont apparus au début même de l'affection ».
2°) Syndrôme digestif.
Ce terme de syndrôme digestif s'applique mal aux troubles gastro-intestinaux de la maladie de Sim- MONDS; il évoque en effet un ensemble cohérent de symptomes orientés vers l’hypothèse d’une lésion organique du tube digestif; or, les troubles ressentis sont très disparates et fort peu suggestifs.
L’anorexie les domine tous par sa fréquence et son intensité. Elle est en effet tellement accentuée que le malade éprouve un dégoût profond pour les aliments. Les vomissements s'expliquent par cette répulsion; ce sont en effet des régurgitations immédiates que l’on observe seulement dans les cas où fut exercée une alimentation par contrainte.
Des douleurs abdominales ont été fréquemment signalées par les malades. Elles on tantôt un type vésiculaire à irradiations ascendantes dans l'épaule
droite, tantôt un siège épigastrique, tantôt une pré-
es
dominance lombaire. Elles seraient dues, pour Zon- DEK, à des spasmes intestinaux d’origine vagotonique.
Effectivement, les examens radiologiques ont révélé un état spasmodique du tube digestif et un passage rapide du repas opaque.
Nous citons entre autres exemples, le compte-rendu radiologique d’une malade de KERL HERMAN (16), femme de 48 ans souffrant depuis de longues années d’inappétence, de pesanteurs gastriques, de vomisse-
ments.
« Estomac en forme de J.
Péristaltisme profond, évacuation rapide, bulbe normal sans troubles de remplisage. Cependant quelques irrégularités du pylore.
Au bout de 3 h. l’estomac est vide, le grêle rempli.
Au bout de 7 h. le repas occupe le cæcum et le colon ascendant.
Un lavement bismuthé rempli le gros intestin et pénètre un peu dans le grêle (Valvule de Bauhin insuffisante).
Un 2° examen infirme formellement les irrégularités du pylore et conclut à l’absence de lésions organiques ».
L'évolution ultérieure de cette observation se fit vers une cachexie profonde dont la nature hypophysaire fut prouvée par l’action entièrement favorable du traitement opothérapique.
Le chimisme gastrique n’a pas été souvent recherché. Dans un cas de REICHE (17) ,cependant, on lit ces résultats :
« déficit en H CL libre de 1,3 gr.
Acidité totale, 2,2 gr. ».
Ces résultats s’accordent avec les allusions beau-
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coup moins précises qui sont faites dans quelques observations sur l’hypochlorhydrie dans la Maladie de 274 SIMMONDS.
#2 C’est pourtant là une notion importante qui méri- 58 terait d’être connue dans l’avenir.
Re Après cet exposé théorique des signes digestifs de É A la maladie de SIMMoNps, nous voulons en donner une nu
fé illustration sous la forme d’une observation publiée - par MErz (18) en 1930.
’ Elle nous paraît doublement intéressante. Tout ar d’abord par l’importance primordiale des troubles De — digestifs qui ont forcé la main du chirurgien. Ensuite parce que nous y verrons l’intrication de ces troubles L'2 digestifs avec un fond mental d’anxiété et les obseser sions dont ils font l’objet. Cette notion importante a été mise en valeur par le Professeur BICKEL de Ge- > nève.
À y « Antécédents héréditaires :
RL Grand-père, mort de cancer du foie.
Grand’mère du côté paternel, morte de tumeur osseuse. re Oncle, mort de cancer gastrique.
5 Père atteint d’hypernéphrome.
— Antécédents personnels :
Enfance normale.
Croissance rapide à partir de 13 ans.
Fort et intelligent à l’âge de 16 ans.
Depuis 1912, à la suite d’une angine :
Anorexie sans vomissement, Diarrhée et amaigrissement.
En 1918, fait une grippe et depuis s’alimente de moins en >. moins.
En 1920, consulte le P' Jacquer « Malade amaigri, supportant de petites quantités de nourriture à intervalles espacés. Hypochondriaque, hypoacidité gastrique. Poids 62 kgs ».