HET
vent l’action de l’hypophyse. Retenons encore ces faits qui donneront à nos déductions un plus grand développement. |
L’extrait hypophysaire fotal a été préconisé. Certains auteurs cependant (REYE lui-même) préfèrent un extrait pur de lobe antérieur.
Les préparations sont nombreuses, très difficiles à préparer, et presque toutes imparfaites.
Une grave question se pose : l’opothérapie doitelle être poursuivie indéfiniment (dans le rôle substitution); peut-elle être momentanément utilisée (dans le rôle de stimulation) ?
La stabilité de la guérison répond pratiquement a cette question.
Et c’est d’après l’évolution ultérieure qu’on est en droit de conclure, dans certains cas, à une atteinte grave, organique de l’hypophyse; dans dautres cas à une atteinte légère, peut-être simple perturbation fonctionnelle.
Anatomie pathologique.
Nous boïnerons cette étude à l’exposé de notions essentielles.
La plus importante réside sans aucun doute dans l'électivité de la lésion hypophysaire. Les nombreuses autopsies pratiquées dans les premières années de l’histoire de la malade ont toutes révélé la présence
ES
de cette lésion. Seule sa nature variait. Par contre, les autres viscères offraient une intégrité surprenante.
La nature de la lésion hypophysaire est indifférente; ce qui importe c’est qu’elle soit assez profonde pour détruire fonctionnellement la glande. La maladie de SIMMoNDps a donc une spécificité physiologique, mais pas de spécificité anatomique. La plus belle preuve en est donnée par l’observation de « de Gennes » (29) ou manquait toute lésion anatomique.
Pourtant, parmi les diverses lésions qui ont été décrites, l’une d’elles est particulièrement fréquente. C’est l’atrophie simple de la glande. Extérieurement, cette lésion se traduit par la dureté la diminution de poids de l’organe (10 à 40 centigrammes au lieu de 60). Microscopiquement, son aspect est tellement typique qu'il a inspiré à tous les auteurs à peu près les mêmes termes descriptifs. Nous les empruntons à l’observation de GRAUBNER (4).
« L’examen microscopique montre l'absence de modification de l’infundibulum et du lobe postérieur; par contre, la portion intermédiaire est intéressée par le processus qui a touché le lobe antérieur.
La capsule de lhypophyse est fortement épaissie; elle est faite d’un tissu conjonctif pauvre en noyaux. De cette capsule se détache vers l’intérieur du lobe antérieur un système de travées de tissu conjonctif. Ces travées murent de nombreux îlots de cellules glandulaires. L’épaisseur des travées correspond environ au diamètre des îlots cellulaires. A certains en-
droits les travées deviennent progressivement plus minces et ne se différencient plus que très peu de l’interstice normal.
Les cellules parenchymateuses elles-mêmes sont pelites et atrophiques. Dans la préparation de VAN GisON on ne trouve que deux genres de cellules : 1° les cellules avec noyaux petits, arrondis, riches en chromatine et avec protoplasma jaunâtre; 2° des cellules avec un noyau plus grand, assez pâle, pauvres en chromatine.
Les colorations à l’éosine indiquent un protoplasma éosinophile. On reconnaît également des cellules basophiles bien qu'il y en ait beaucoup moins, semble-t-il ».
A ce dernier point de vue, des prédominances cellulaires, les descriptions varient. Nous avons relevé dans nos 78 observations :
un cas d'atteinte isolée des cellules éosinophines (REICHE) (1927) (17). |
trois cas d’atteinte très prédominante des cellules éosinophiles;
trois cas dans lesquels la destruction des cellules basophiles est prédominante.
Ces données fragmentaires ne permettent pas de conclusion.
En dehors de l’atrophie hypophysaire qui donne l'aspect de beaucoup le plus fréquent, on peut encore découvrir à l’autopsie des cancers primitifs ou secondaires, des kystes, des gommes tuberculeuses
ou syphilitiques.
( FL Le tableau suivant classera ces lésions suivant leur QE fréquence. < Re. . Sur les 78 cas publiés, 40 ont comporté un examen À anatomique et ces 40 cas se répartissaient ainsi qu’il 424 suit :
DE 25 cas d’atrophie du lobe antérieur;
2 5 cas d’adénome;
30 2 cas de cancer;
*4 2 cas de kyste; ME - 1 gomme syphilitique; 59 3 scléroses inflammatoires, dont l’une de nature 1 tuberculeuse ;
De 2 cas d’accidents avec traumatismes crâniens. 11 Les autres glandes endocrines sont souvent ink. lactes; cependant dans quelques cas elles sont atro- 72 phiées ou présentent des images histologiques d’ina volution fonctionnelle. Dans ces cas, les glandes les Ye plus souvent touchées sont par ordre :
: les glandes génitales; +. la thyroïde;
8 les surrénales (surtout la portion corticale). A: Enfin les différents viscères sont souvent atrophiés ar au delà des proportions de la cachexie.
NE
ii Pathogénie de la Cachexie Hypophysaire.
ne
+ Les deux derniers chapitres ont sans doute donné s, au lecteur une conviction très ferme concernant 220 *
l’origine hypophysaire de la maladie de Srmmoxps.
At Ress
Ils ont apporté l’un et l’autre un argument fondamental dont l’association suffit à l’endocrinologue pour incriminer une lésion glandulaire.
L'étude anatomique a montré que l’unique lésion était localisée à l’hypophyse.
Le traitement a montré que l’opothérapie était à la fois nécessaire et suffisante pour conjurer la marche fatale de l’affection.
L'origine glandulaire hypophysaire est donc généralement admise.
On pourrait se demander tout au plus si la lésion de lhypophyse n’agit pas indirectement par l’intermédiaire des centres nerveux infundibulaires. Cette hypothèse n’est pas invraisemblable mais elle n’atteint pas la prépondérance de l’hypophyse aux diverses sécrétions de laquelle est peut-être en effet soumis le fonctionnement des multiples centres diencéphaliques.
Cette question concerne la physio-pathologie de la maladie.
Le fait est admis : l’hypophyse est primitivement en cause.
Les hypothèses naissent à partir du moment où il faut expliquer la nature de cette atteinte hypophysaire.
Elle s'explique d’elle-même dans les cancers, kystes, adénomes, infections, bien que dans beaucoup de cas l'isolement de cette lésion laisse une grande perplexité sur le déterminisme hypophysaire.
Mais là où le cas est réellement embarrassant c’est
Se