‹ La cagnotte, et autres comédiesChapitre 210 sur 333 · ACTE II — SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II — SCÈNE V

MIZABRAN.

Monsieur, je vous apporte vos bottes.

BLANDINET.

Chut ! si ma femme vous entendait...

JOSEPH, qui vient d'entrer.

Il y a plus d'une heure que madame est sortie... elle est au bain...

MIZABRAN.

Regardez-moi cela.

Il lui donne une botte, puis repose l'autre à droite. BLANDINET, prenant la botte.

C'est bien, Mizabran. ; et c'est bon ?

MIZABRAN.

Oh ! monsieur... examinez cela... tout ce qu'il y a de meilleur en qualité...

BLANDINET, à part.

Il a une bonne figure... ça fait plaisir à regarder.

MIZABRAN.

C'est du veau, et du veau de Bordeaux.

BLANDINET.

Oui, ça me paraît bon. (Apercevant le deuxième bottier qui entre.) Encore un bottier ! C'est donc la journée aux bottiers ?

JOSEPH, au deuxième bottier, qui se dirige à gauche. M. Léonce ne tardera pas à rentrer... si vous voulez l'attendre.

Le deuxième bottier pose les bottines sur la chaise.

BLANDINET.

Ah ! celui de mon fils !... il a aussi une bonne ligure... (Prenant les bottines.) Ah ! voilà de jolies chaussures...

LE DEUXIÈME BOITIER, accent allemand.

Je prie monsieur d'examiner la qualité... c'est

du Veau... de Bordeaux... (Montrant la botte que tient

Biandinet.) Et voilà de la vache.

BLANDINET, étonné.

Comment ! mes bottes...?

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