‹ La Caisse d'épargne de Neuchâtel, 1812-1912 [microform]Chapitre 12 sur 105 · CHAT EL · texte numérisé non relu

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car il me paraît que l'on .-: aitéressants (1829).

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... Jai la satibl-.. .,1. Je vous annoncer qu^ .^., .. j^.u ;^c.s .j^*.. , àvais conçues il y a un an se sont réalisées, ayant pu engager quelques ouvriers de la fabrique à mettre à la Glisse d'Épargne. Ces nouveaux créanciers travaillent tous dans notre établissement. Je continuerai à faire tous,mes efforts pour que l'année prochaine présente un résultat encore plus .satisfaisant. C'est une tâcht" assez difficile; car, outre le peu de penchant que nos ouvriers ont mie. il faut encore lutter contre leurs préjugés, ces gens st I sse de la Caisse d'Epargne.

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LES CORRESPONDANTS

... Nous sommes toujours en arrière pour l'importance des versements, quoique l'établissement prenne en général une extension considérable ; mais il n'est pas facile de rendre économes les industriels. Je ne me lasserai pas et redoublerai même d'efforts pour faire participer nos ouvriers aux bienfaits de cette institution (1829).

Il fallait faire, en effet, l'éducation du peuple et stimuler en lui le goût de l'épargne, qui est le fruit du travail régulier et de la bonne conduite. C'est à cette œuvre de haute moralité nationale que les correspondants de la Caisse d'Epargne ont collaboré dans tout notre pays avec une inlassable persévérance, non point, au début, comme des agents salariés, mais comme des citoyens au cœur généreux, accomplissant un devoir de solidarité sociale.

Aussi les plus humbles se sentaient-ils à l'aise avec la Caisse d'Epargne, et la plus pauvre des bonnes femmes ne craignait-elle point d'écrire au receveur de Neuchâtel ces lignes d'une orthographe adorable :

Samedi 5' désambré 1829.

Monsieur La Chaud Je me trouve toujour bien povre a la fain de lannée, je vous prierai davoir la bonté de remettre à Marie Anne Carel deux louis sur ce que jai a la Caice, je ne peux pas y aller moi maime à cose de mon romaticeme qui menpaiche de marché, voilà un année que je ne gagne rien, il faut également vivre, la location et le bois vons toujour, vois la pour coi je me trouve sairée. Je reste, Monsieur^, avec considération

Votre tre humble servante

Janette Jeanneret.

Avec les années, il fallut multiplier les agences, et par conséquent trouver de nouveaux correspondants. Nous voyons, par

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exemple, le maire des Brenets, M. C.-A. Jeanneret, demander instamment la désignation d'un représentant de la Caisse dans ce village. Il explique que les déposants « sont obligés de venir au Locle, ce qui détourne plusieurs versements, tant à cause de l'éloignement que parce que l'argent reçoit une autre destination, du moment où il est touché à celui où on projette de le porter à la Caisse » (28 février 1844).

Peu à peu, cependant, l'office des correspondants commença de leur imposer des frais qu'ils ne pouvaient supporter. Quelquesuns, parmi les plus occupés, font de timides représentations au Directeur. Tel le justicier Quinche, de Valangin, qui, le 17 juin 1844, expose, en une lettre d'une archaïque solennité, qu'il est depuis onze ans correspondant, « avec plaisir » sans doute, mais « en y mettant du sien, — uniquement pour se rendre utile, et par l'intérêt bien réel qu'il a toujours porté à l'une des plus belles et des plus heureuses institutions que puisse compter notre pays ». Or, son travail et sa responsabilité deviennent toujours plus considérables, « par suite de la confiance illimitée dont jouit à si juste titre l'établissement ». N a-t-il pas 99 comptes ouverts, une masse d'écritures à faire, des courses, des démarches ! En onze ans, il a reçu 424 dépôts et envoyé à Neuchâtel une somme totale de L. 40,027,19 ! Son poste est certainement un des plus chargés du pays ; il croit être fondé à réclamer une légère indemnité. La Direction n'eut garde de faire la sourde oreille, et alloua à M. Georges Quinche un subside de L. 33,12 pour frais de bureau. La plupart des agents furent mis peu à peu au bénéfice de mesures analogues.

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A PIERRABOT, 183I

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