‹ La Caisse d'épargne de Neuchâtel, 1812-1912 [microform]Chapitre 23 sur 105 · LA CAIS.^ TAR · texte numérisé non relu

LA CAIS.^ TAR

Et à M. Farine il écrit :

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seconder dans une tâche qui desenait tov/ours plus lourde :

Je dus songer, dit-il dans ses Mémoires, à prendre un aide, mes fonctions devenant toujours plus pénibles et mes occupations plus nombreuses, par suite du développement énorme que prenaient de ]< ur en jour les affaires de la Caisse. J'en parlai à mon oncle Coulon, qui m'ap ;rouva fort. Je jetai les yeuï sur Alphonse de Pury-Murak, à qui ••;* ^' -^'^ uvertures. V l-^iti

(i) Mmi^il du Cmmî d'État f 4 déce ^55.

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FRANÇOIS DE MONTMOLLIN

avant de me donner une réponse affirmative. Enfin, et sur mes instances, il consentit à faire un essai de six mois... Au bout de six mois, il se décida à accepter définitivement les fonctions de Directeur-adjoint, ce qui me mit l'esprit complètement en repos. Dès lors, je n'ai eu qu'à me féliciter de mon choix, et tous les jours encore [il écrit ceci en 1861] je rends grâce à Dieu de travailler avec un homme si actif, si dévoué, et prenant le plus grand intérêt à l'établissement que nous dirigeons ensemble.

C'est le i^"" septembre 1854 que M. de Pury-Muralt fut élu à ce poste, où il se prépara à reprendre un jour la Direction.

Quelques mois plus tard, la Caisse d'Épargne perdait l'homme excellent qui en avait été l'âme depuis plus de quarante ans. « Le 22 mars 1855, écrit Montmollin, survint la mort de mon oncle Coulon, qui expira à 5 heures et demie du soir, après une agonie très angoissante. »

Le jour même de l'enterrement, qui eut lieu le dimanche 25 mars, la Direction était réunie à l'extraordinaire, sous la présidence du plus ancien de ses membres, M. Frédéric de Chambrier, pour procéder au remplacement de son Président. Il fut décidé avant le vote que, pour se conformer à l'esprit des articles 14 et 15 du Règlement, le Président de la Direction ne devait pas faire partie du Comité, lequel est présidé par le Directeur. Puis M. Frédéric de Chambrier fut élu à l'unanimité — moins sa propre voix. En prenant possession de la présidence, il prononça « des paroles de regret bien senties pour M. Coulon, à qui l'établissement doit essentiellement son état prospère ».

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Il fut décidé dans cette même séance d'appeler M. Auguste Coulon-DuPasquier à faire partie de la Direction. Puis M. de Montmollin demanda qu'outre la famille Coulon, deux autres éléments fussent représentés : le nom (soit la position sociale) et la finance. Il proposa donc MM. de Pourtalés-Sandoz, Louis de Pury et Alphonse de Sandoz-Morel, ces deux derniers banquiers à Neuchâtel.

Ainsi se renouvelle peu à peu le personnel directeur de l'établissement : les bons ouvriers de la première heure disparaissent l'un après l'autre. Mais ceux qui les remplacent s'inspireront de leur esprit de dévouement, et la Caisse d'Epargne, durant les années qui suivront, va jouer dans la vie économique de notre pays un rôle de la plus haute importance. Elle sera pendant bien des années la Banque de l'État, et conquerra des titres à l'éternelle reconnaissance des Neuchâtelois.

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