CHAPITRE XIV L'Académie sauvée
Projet de construction, — Nouveau Directeur. — Participation à diverses entreprises d'intérêt général : le Devens. — La Caisse d'Épargne sauve l'Académie de Neuchâtel.
LA vie de l'établissement, au sortir de cette période d'alarme, reprit son cours ordinaire. Cependant l'importance croissante de ses affaires semblait rendre insuffisants les locaux qu'il occupait. Dés le 6 mars 1876, le Comité discute un projet de nouvelle construction.
On ignore à Neuchâtel que la Caisse d'Épargne songea fort sérieusement à acquérir la partie Est du massif de maisons compris
entre les rues de la Place d'Armes et des Épancheurs, c'est-à-dire les Hôtels du Vaisseau et de la Fleur de Lys, ainsi que les trois immeubles situés au midi. Elle aurait payé le tout à raison de Fr. 30 le mètre, soit une somme de Fr. 23 5.000. La construction aurait coûté assez cher, un demi-million, car elle devait devenir un « embellissement» pour le quartier. Mais quelques-uns des administrateurs exprimèrent la crainte que cette grosse dépense au profit du cheflieu fût blâmée par le « public campagnard ». Sur ces entrefaites, on proposa l'acquisition de divers immeubles dans le faubourg de l'Hôpital, en particulier 1 hôtel de Pourtalès-Castellane (n^ 21). Mais les employés furent unanimes à déclarer que ce quartier n'était pas « assez central », et proposèrent divers aménagements des locaux de la rue du Môle, grâce à quoi on put différer pour quelques années encore la solution d'un problème qui ne devait être entièrement résolu qu'en 1894 par l'acquisition de l'Hôtel du Mont-Blanc.
Au commencement de 1877, M. de Pury-Muralt ayant pris sa retraite, M. Albert de Coulon fut appelé à la Direction. D'autre part MM. Philippin etTripet furent désignés par le Conseil d'État comme ses représentants.
Peu après, l'établissement accorde à l'État un prêt de Fr. 450.000 à 4 V2 % destiné aux allocations pour constructions de collèges et aux frais de défense contre le phylloxéra, qui avait fait son apparition dans notre vignoble deux ans auparavant.
Un des premiers soins du nouveau Directeur fut d'étudier la valeur des garanties hypothécaires que la Caisse possédait dans le pays : son rapport les déclare « suffisantes pour écarter toute chance de perte », malgré la crise industrielle et le phylloxéra.
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A partir de 1881, la Caisse d'Épargne fut sollicitée maintes fois de prêter son concours à des entreprises d'intérêt public. On peut dire que son histoire se confond avec celle du pays, auquel jamais elle ne refuse les services que sa situation prospère lui permet de rendre.
En janvier 1881, l'État sollicite en faveur de la maison de correction du Devens un emprunt de Fr. 170.000, dans lequel serait compris l'emprunt antérieur de Fr. 100.000, mais au taux réduit de 2 %, avec remboursement en 30 ans. Plusieurs membres du Comité estimaient que l'administration ne devait pas prêter au-dessous du taux payé aux déposants, et ne craignirent pas d'ajouter que le prêt en faveur du Pénitencier était un trop fait. D'autres invoquaient le libre arbitre dont jouit l'administration, sitôt qu'il s'agit d'un objet d'utilité générale. Dans la séance suivante, le Comité décide de proposer à la Direction, qui fut unanime à y consentir, un prêt de Fr. 185.000, remboursable par annuités de 5 %, dont 3 % pour les intérêts et 2 % pour l'amortissement.
Mentionnons dans le cours de cette même année 1881, la demande de l'État d'une avance de Fr. 200.000 à un taux modéré, qui fut consentie au 4 % ; puis une participation de Fr. 200.000 à l'emprunt 4 % d'un million émis par la Municipalité de Neuchatel; et venons-en à l'important service que la Caisse d'Épargne rendit au pays en 1882. Nous voulons parler de la combinaison à laquelle généreusement elle se prêta pour assurer l'existence, sérieusement menacée, de l'Académie.
Il importe de constater d'emblée que l'initiative de cette grande opération est partie de la Caisse d'Épargne elle-même ; et il vaut la peine de retracer cet épisode avec quelque détail.
M. le D"" Roulet, directeur de l'instruction publique, Ta résumé en peu de mots dans le discours qu il adressa aux étudiants, à l'ouverture du semestre d'hiver 1882-188 3 :
L'Académie, dit-il, allait se voir sans locaux pour s'abriter : c'est alors que des hommes de bonne volonté, et parmi eux un de vos professeurs, ( i ) se dirent : Si nous faisions intervenir la Direction de la Caisse d'Épargne, cet établissement toujours disposé à prêter son concours aux œuvres d'utilité publique ! La Caisse d'Épargne a aidé à la construction du Pénitencier : ne fera-t-elle pas autant et même plus pour nos enfants, que ce qu'elle a fait pour aider au relèvement des misérables égarés du crime ?
Les choses, ainsi présentées, sont vues un peu en raccourci. M. Alfred de Chambrier, dans le discours qu'il prononça comme recteur, en i88é, à l'inauguration du bâtiment académique, (2) les a présentées d'une façon plus complète.
Le véritable promoteur de la combinaison qui devait si bien réussir fut M. Georges de MontmoUin, conseiller municipal et membre de la Direction de la Caisse d'Épargne, fils de François de MontmoUin, l'actif directeur de cet établissement. Le 12 février 1882, il écrivait à M. Alfred de Chambrier une lettre inspirée par la situation précaire de l'Académie. Inaugurée en 1866, elle était logée à l'étroit dans quelques salles du Collège latin, appartenant à la Ville. Celle-ci était en droit, aux termes des conventions passées avec l'État, de rentrer en possession de ces locaux, lorsqu'ils lui devien-
(i) Allusion à M. Alfred de Chambrier.
(2) V Académie et la Caisse d'Épargne (publié dans la Suisse libérale du 30 mars 1886). Discours déjà cité plus haut.
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(1) Allusion à M. Adfred de Chambrier.
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(iraient nécessaires pour ses propres écoles, ce qui était précisément le cas. D'autre part, l'Académie ne pouvait vivre et se développer que si on lui fournissait une installation moins insuffisante. L'État se voyait donc dans la nécessité de construire. Mais le Grand Conseil ne paraissait point d'humeur à accorder les crédits nécessaires. Quant à la ville, qui avait été contrainte de céder à l'État son gymnase supérieur, elle n'était pas davantage disposée à faire cette dépense.
Préoccupé de cet état de choses, écrivait à Chambrier G. de Montmollin, et cherchant une solution, je me suis demandé si la Caisse d'Épargne, suivant ses nobles traditions, ne pourrait pas avancer à l'État la somme dont il aurait besoin, dans des conditions telles que le principal obstacle opposé par lui aux propositions de la Municipalité n'ait plus de raison d'être. La Caisse d'Épargne rendrait ainsi un grand service aux hautes études, au pays, et indirectement à la ville de Neuchâtel, et contribuerait à assurer sans froissement pour personne l'existence de l'Académie.
Alfred de Chambrier jugea l'idée tout à fait heureuse. Deux jours après, soit le 14 février, cinq membres de la Direction habitant la ville, MM. G. de Montmollin, Frédéric de Perregaux, Ferdinand Richard, Maurice de Pourtalés et Jeanjéquier, adressaient au Comité de la Caisse d'Épargne une lettre exposant la difficulté qu'éprouvaient l'État et la Ville à se mettre d'accord au sujet de l'Académie et demandant « si la Caisse d'Épargne, toujours disposée à favoriser l'intérêt général, ne pourrait pas intervenir en fournissant tout ou partie des fonds nécessaires à la construction d'un bâtiment académique, dans des conditions de nature à faire tomber toutes les oppositions ».
L'accueil fait à ces ouvertures par le Comité, dans sa séance du 20 février, nous paraît significatif: «Après une longue discussion,
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dans laquelle l'unanimité des membres du Comité se sont inontrés favorables à la proposition, mais où tous ont aussi reconnu la difficulté de s'ingérer dans des tractations auxquelles la Caisse d'Épargne n'est pas intéressée, l'offre de M. Philippin a été acceptée avec reconnaissance. »
M. Philippin, représentant du Conseil d'État dans la Direction, avait offert, en effet, d'informer le gouvernement des généreuses dispositions de la Caisse d'Épargne. L'État s'empressa de proposer une conférence, qui eut lieu le 20 mars et où la Caisse d'Épargne était représentée par MM. Louis de Pury, Albert de Coulon et Alfred de Chambrier. On n'eut pas de peine à s'entendre. La prêteuse était en situation de se montrer large ; elle consentait à fournir à l'État une somme de Fr. éoo.ooo, remboursable par une annuité fixe de 2 0/0, dont I % d'intérêt et i % d'amortissement.
L'État accepta cette aubaine, le 21 mars, par une lettre dont nous citerons les lignes suivantes :
Nous ne nous dissimulons pas que ces conditions constituent pour la Caisse d'Épargne un vrai sacrifice. Mais comme vous avez manifesté votre désir de contribuer largement à la consolidation définitive de l'Académie, et que nous croyons que les conditions que nous vous proposons sont les seules qui nous permettent de proposer au Grand Conseil la construction d'un édifice pour l'Académie, nous espérons que vous les accepterez. Vous contribuerez ainsi patriotiquement à une œuvre d'utilité publique et dans l'esprit de l'article 12 de vos statuts. Le pays vous sera certainement reconnaissant du sacrifice que vous vous serez imposé à cette occasion, comme nous-mêmes vous remercions d'avoir bien voulu nous prêter votre concours efficace dans cette affaire, (i)
(i) M. R. Comtesse a signé cette leitre comme secrétaire du Conseil d'Etat.
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La Direction ratifia cet accord à l'unanimité le 23 mars. A la notification qu'il en reçut, le Conseil d'État répondit le 27 mars:
Nous avons été mis au courant par nos délégués de cette décision, que nous avons immédiatement enregistrée, en décidant de vous en témoigner toute notre reconnaissance. C'est de ce devoir, que nous sommes heureux d'avoir à remplir, que nous venons nous acquitter aujourd'hui.
Grâce à votre généreuse intervention, nous avons le ferme espoir d'arriver à conclure avec la Municipalité de Neuchatel une convention également favorable aux deux parties, et assurant d'une façon définitive le maintien de l'Académie de Neuchatel.
Sans la patriotique décision que vous avez prise, et en présence des difficultés que nous éprouvions à mettre d'accord, dans cette question, les intérêts généraux du pays, dont nous sommes chargés, avec les intérêts de la Municipalité de Neuchatel, nous aurions pu voir l'existence de notre établissement supérieur d'instruction sérieusement compromise.
Cette nouvelle preuve de l'intérêt que vous portez à la prospérité de notre canton et de ses institutions d'utilité publique vous attirera, nous en sommes certains, la reconnaissance unanime de tous les citoyens. Aussi pouvons-nous sans arrière-pensée nous faire auprès de vous les interprètes de ces sentiments de sincère et profonde gratitude.
Il fut question un instant, au Conseil d'État, d'acquérir l'Hôtel du Mont-Blanc pour y installer l'Académie, (i) Mais on préféra avec raison construire un édifice spécialement aménagé pour l'enseignement supérieur. La Municipalité de Neuchatel céda gratuitement le massif G du quartier de l'Est, soit environ 6000 métrés carrés de terrain, pour y édifier le bâtiment ; de plus, elle prit à sa charge l'intérêt et l'amortissement du prêt de la Caisse d'Épargne.
(i) Manuels du Conseil d'État, 24 mars 1882.
Lorsque, en février 1883, le Grand Conseil s'apprêtait à ratifier la convention, surgit une petite difficulté, d'ailleurs vite résolue. Qu'adviendrait-il au cas où des circonstances imprévues obligeraient l'État à donner au bâtiment académique une autre destination ? Le Conseil d'État estimait qu'il devait pouvoir être affecté a toute destination quelconque d'utilité publique et générale. Mais la Caisse d'Épargne ne l'entendit pas ainsi. Elle déclara que les conditions du prêt seraient maintenues tant et aussi longtemps que le bâtiment serait affecté à un service d'instruction publique, et exigea que cette condition fût spécialement insérée dans l'acte de prêt. La commission du Grand Conseil saisie du projet de convention revint à la charge, insistant pour que cette formule restrictive fût complétée par ces mots : ou à un but d'utilité publique ou de charité générale pour le canton tout entier. Cette adjonction (qui ne se recommandait pas par l'élégance de sa rédaction) fut vivement combattue au sein du Comité : la Caisse d'Épargne n'avait consenti des conditions aussi favorables qu'au profit de l'enseignement supérieur ; elle faisait déjà une notable concession en acceptant ces termes un peu vagues: un service d'instruction publique.
La Caisse d'Épargne, déclara M. Alfred de Chambrier, ne peut et ne doit pas aller plus loin. Il ne lui paraît pas convenable de discuter dores et déjà dans la patrie des Agassiz, des Guyot et d'autres qui ont jeté un si grand éclat sur Neuchatel et la première Académie - la disparition non seulement de 1 Académie, mais de l'instruction supérieure. Le remplacement de instruction supérieure par instruction publique est tout ce qu'on a pu accorder.
M. Comtesse insista cependant pour recommander une « concession de pure forme », destinée à rendre la convention plus
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sympathique dans les Montagnes et le Val-de-Travers : l'instruction supérieure y était vue d'un œil moins favorable que les écoles secondaires et professionnelles, — de telle sorte, assurait M. Comtesse, que « si le décret du Grand Conseil devait subir l'épreuve référendaire, il est probable qu'il serait rejeté ».
M. Petitpierre-Steiger, conseiller d'État, confirma cette déclaration. Mais M. Alph.-H. Clerc déclara que céder, ce serait, de la part de la Direction, abdiquer son droit entre les mains du Grand Conseil. Tous les membres de la Direction exprimèrent tour à tour le même sentiment, et l'adjonction réclamée par la commission du Grand Conseil fut refusée à la presque unanimité (9 mars 1883).
Le 22 mars 1883, la Convention était votée par le Grand Conseil. La seule note discordante fut donnée par M. Henri Morel. Selon lui, la Caisse d'Épargne exerçait une pression sur l'État, et celui-ci avait le devoir de se libérer de cette ingérence d'un tiers. L'Académie, disait-il, est une institution dispendieuse ; il ne peut
convenir à l'Etat de s'engager à la maintenir à perpétuité. M. Morel c( ne voudrait d'ailleurs en aucune façon diminuer l'acte de générosité de la Caisse d'Épargne ; mais il constate que cet établissement force la main au Grand Conseil ». Il propose donc de dire, dans l'article i^"", que les conditions de l'emprunt ne pourront être modifiées, « tant que le bâtiment sera affecté à des services publics ». Cet amendement fut écarté par 50 voix contre 13, après avoir été combattu par M. le D'" Roulet, directeur de l'instruction pubHque, qui déclara « regretter qu'un débat semblable eût été soulevé dans le Grand Conseil ».
Trois ans après, le 27 mars 1886, on inaugurait l'édifice académique. M. Alfred de Chambrier, alors recteur, retraça dans son discours l'histoire de la Caisse d'Épargne, dont la généreuse intervention venait de résoudre un problème si angoissant.
Qu'est-ce donc, s'écriait-il, que cette institution dont le nom se rattache à tout ce qui se fait de bon et d'utile dans notre pays, et qui, simple détenteur des épargnes du peuple, intervient par des millions dans les opérations financières de l'État et des Municipalités, donne le 4 % à ses déposants et trouve le moyen d'avancer Fr. 400.000 à 2 Vo d'intérêt pour la construction du Pénitencier, Fr. éoo.ooo à i % pour élever une Académie ?
Après avoir esquissé rapidement les origines de l'institution, que nous avons racontées avec détail, il montrait par l'éloquence des chiffres les rapides progrés qu'elle avait réalisés : les dépôts, qui s'élevaient pour le premier exercice à Fr. 44.000, étaient en 1885 de prés de vingt-trois millions ! Et l'orateur poursuivait :
Mais ces sommes considérables, où sont-elles placées ? Ici encore se manifeste l'action bienfaisante de la Caisse d'Épargne, qui, semblable à un grand réservoir, fait refluer sur la propriété immobilière les bienfaits de l'économie nationale : c'est l'argent du pays qui retourne au pays ; ce sont les propriétaires qui utilisent les produits du travail persévérant de ceux qui visent à le devenir à leur tour. Il y a là comme une grande œuvre de solidarité nationale ; et la preuve la meilleure se trouve encore dans les chiffres, qui constatent que, sur 25 millions, plus de 17 'A sont placés dans le canton, en majeure partie sur hypothèques ou dans les emprunts de l'État, des Communes et des Municipalités; et si 7 millions sont placés en Suisse et à l'étranger sur des valeurs de premier ordre et facilement réalisables, c'est une garantie de plus qu'en cas de crise, les forces financières de notre pays ne seraient pas mises à une trop rude épreuve.
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Puis, faisant un retour sur le modeste programme exposé au Conseil d'État de 18 12 par les fondateurs de l'établissement, M. de Chambrier ajoutait :
Eût-il été doué de l'imagination la plus exubérante, le rédacteur du Mémoire (i) ne serait certes jamais arrivé à l'étonnante conception que ces quelques batz déposés chaque semaine serviraient un jour, non pas seulement « à jeter les fondements de la prospérité de quelques particuliers », mais à élever aux lettres et aux sciences un monument qui demeurera comme la plus éclatante manifestation des bienfaits de l'épargne, et plus encore du patriotisme de ceux qui ont consacré leur vie à la faire fructifier.
... Grâce à leur intelligence, mise, il est vrai, au service de leur intérêt bien entendu, les classes ouvrières de notre pays ont grandement contribué à ces magnifiques résultats, et elles se trouvent tout naturellement associées à ce que peut faire de bien et d'utile l'établissement qu'elles alimentent des produits de leur travail. Mais c'est cependant à l'infatigable persévérance de ses fondateurs, à leur esprit d'abnégation, au souffle vraiment patriotique dont ils l'ont animé, qu'il faut toujours en revenir quand on veut comprendre cette institution, se rendre compte de ses résultats et constater son action bienfaisante. La confiance a engendré l'économie, le désintéressement l'a fait fructifier, et le fonds d'amortissement, sous l'influence de ces deux puissants facteurs, est devenu l'agent essentiel de ces belles œuvres d'utilité publique, qui sans lui ne se comprendraient pas.
(i) Voir pages 29-32.
LE LANDEROX EN 1862