PROLOGUE
ous sere$ aujourd'hui spectateurs d'une comédie nouvelle intitulée Calandra, en prose, et non en vers, moderne, et non antique, en langue vulgaire, et non en Latin.
Elle est appelée Calandra, de Calandro, personnage que vous trouverez si niais, que peutêtre vous sera-t-il malaisé de croire la Nature capable d'avoir jamais créé homme si niais. Mais, si vous avec déjà vu ou entendu choses à peu près semblables, par exemple l'histoire de Martino d'Amalia, qui croit que sa femme est l'étoile de Diane, que lui-même est Amen et qu'il devient ensuite femme, dieu, poisson, arbre, ce ne sera pas pour vous une merveille que Calandro croie et fasse les sottises que vous verreç. Cette Comédie devant représenter ainsi des choses faites et dites familièrement, l'Au-