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ACTE IV, SCÈNE IV l$l

lidio (femme)

Il dit : Et puis ! Mais ne vois-tu pas, imbécile, que si je me montre de nouveau, je trahis ce que je suis, je me fais tort à moi-même, Rufo perd tout son crédit et elle demeure outrageusement bernée. Comment veux-tu que nous fassions ?

Comment, hein ?

lidio (femme) Oui, comment?

FANNIO

Où il y a des hommes, il y a de la ressource.

lidio (femme)

Mais où il n'y en a pas, où il n'y a que des femmes, comme nous sommes toutes deux, elle et moi, il n'y aura aucune ressource.

FANNIO

Tu veux plaisanter, dis?

lidio (femme)

C'est toi qui te moques ; moi, je parle pour de bon.

FANNIO

Quand j'ai promis que tu y retournerai?, j'avais pensé à tout.

LIDIO (femme) Parle donc, alors.

FANNIO

Ne m'as-tu pas dit que c'était dans une chambre obscure que tu t'étais trouvée avec elle?

lidio (femme) Oui.

Et qu'elle ne t'avait parlé qu'avec les mains?

lidio (femme) C'est vrai.

FANNIO

Eh bien, j'irai avec toi, comme tout à l'heure.

lidio (femme) Oh ! oh ! oh ! et quoi faire ?

FANNIO

Ecoute-donc : comme servante.

lidio (femme) Je le sais bien.

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