‹ La CalandraChapitre 3 sur 135 · AVERTISSEMENT IX · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT IX

ché, et surtout le Calandro (i), qui a été honoré de la pompe la plus magnifique. Je ne prendrai pas la peine de tout vous décrire, Votre Seigneurie devant en avoir entendu le récit de ceux qui y assistaient, mais je vous en dirai quelques mots. La scène représentait les dernières maisons d'un quartier situé entre la ville et ses fortifications; du plancher jusqu'au sol, on avait figuré au naturel les murailles de la ville, avec deux grosses tours. A l'une des extrémités se tenaient les fifres, à l'autre les trompettes, et au milieu était un bastion de belle apparence : la salle, qui figurait les fossés de la ville, se trouvait divisée par deux murs, comme ces digues qui arrêtent un cours d'eau. Du côté où se trouvaient les gradins pour s'asseoir, elle était décorée de tapisseries, au-dessus desquelles s'avançait une corniche d'un relief considérable portant sur fond bleu de grandes lettres blanches, qui garnissaient tout ce côté et formaient ces deux vers :

Bella foris ludosqce domi exercebat et

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